Je te trouve même dans la musique que j'écoute, tu es là et tu résonnes, tu résonnes dans ma tête.
Et la musique s'en va, mais tu ne pars pas.
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Je te trouve même dans la musique que j'écoute, tu es là et tu résonnes, tu résonnes dans ma tête.
Et la musique s'en va, mais tu ne pars pas.
Acceptes mes folies ; je réaliserai les tiennes.
Je n'arrive plus à écrire tout ce que je ressens et pourtant les mots sont là coincés dans la gorge, les maux coincés dans mon coeur. J'ai envie d'écrire mais c'est bloqué. ça reste comme une porte infranchissable. Je reste là, sans avancer, après avoir fait tant de progrès mais je stagne et mes sentiments sont en train de me tuer à petit feu. Parce qu'ils ne veulent pas sortir, ils m'étouffent.
Laissez-moi vivre pour celle que je suis : terriblement émotive à ne pas pouvoir retenir mes larmes. Humble à me soumettre sans cesse à la discussion. Cohérente même dans l'incompréhension quand je reviens sur mes pas et que je me remets en question. Laissez-moi vivre pour celle que je suis, terriblement fragile mais pas faible.
Avec une grande peur d'affronter les choses qui ne m'ont jamais empêché d'agir. Consciente que la manie d'aller de l'avant me laisse plus souvent sans force.
Laissez-moi vivre pour celle que je suis... Follement amoureuse de la vie. Capable de me perdre dans un coucher de soleil, dans le vol caressant d'un papillon, entre les notes d'une chanson.
Laissez-moi vivre pour celle que je suis... Perdue parmis mes souvenirs les plus beaux et poignants, avec mes sauts dans le passé, les balades dans le présent avec tout les obstacles qu'on porte dernière nous, mais avec les yeux tournés vers l'horizon... Toujours.
Tu as raison je suis arrivé à un âge où on peut parler de la situation dans laquelle nous avons toujours été. Mais je n'y arrive pas car je suis, encore aujourd'hui, remplis de haine et de larmes à ton égard.
En tant qu'enfant ce que je voulais c'était un père présent. Un père qui m'appelle (régulièrement), qui offre des présents à ça petite ''puce'', qui passe outre son amertume envers ma maman, etc. Malgré la distance pleins d'outils étaient mis à notre disposition pour que tu puisse être présent. Et pourtant il n'y a jamais rien eux. Tu n'as jamais pris de mes nouvelles. Tu ne connais alors rien de toutes les épreuves de vie que j'ai du affronter. Par la vie, mais aussi par le fait que je ne comprenais pas pourquoi ''mon papa à moi'' n'était pas présent dans ma vie.
Je croyais que j'étais responsable de ton absence, que je méritais d’être abandonnée, que j'avais un problème.
Est-ce que tu peux avoir idée du mal que que j'ai pu vivre ? Le mal dans mon coeur de petite fille, celui qui m’affecte encore aujourd’hui.
Est-ce que tu sais ce qui passe par la tête d'une enfant qui éprouve du dégoût pour soi-même ? Qui ne se crois jamais à la hauteur des autres ? Tout simplement l'envie de quitter ce monde.
En tant qu’adulte maintenant, j’ai toujours l’horrible crainte qui part et qui revient d’être abandonnée, d’être seule. De ne pas être aimée. De ne pas pouvoir garder les gens que j’aime près de moi et ce, par ma faute. Des blessures intérieures qui ne partiront jamais. J’apprends à vivre avec ce mal. Il revient parfois intensément, tout comme je peux me laisser croire qu’il a disparu.
Chaque messages pour mon anniversaire c'était un coup dans le coeur de plus. C'était une nouvelle année passé sans père.
Alors oui, tu as toujours voulu que je vienne mais c'était à moi de me déplacer. Et au jour d'aujourd'hui c'est encore le cas.
Si tu me connaissais un minimum, tu saurais que je dois gagner ma vie. Qu'un billet de train ce n'est pas gratuit, et qu'une semaine de vacance c'est une semaine de paye en moins dont j'ai besoin pour vivre. Pour ma santé.
Mes espérances d'enfant sont partis en grandissant. Aujourd'hui je n'attend plus rien de ta part. Parce que espérer une année de plus est devenu trop éprouvant. Je n'ai pas besoin de ce poids sur mes épaules. Mais j'ai quand même réussi à grandir sans toi.
Et ce que je veux maintenant c'est arriver à être heureuse, être en bonne santé et vaincre mes peurs.
J'ai également réalisé que j'avais une maman formidable, la meilleure pour moi car elle a tout fait toute seule, sans demander d'aide. Elle m'a aidé à devenir une femme forte et indépendante. Et j'en suis fière.
Fabre Émilie
Qu'arrive t'il à un escargot quand on lui touche l'oeil ?
Et bien il se renferme dans sa coquille.
L'amour c'est pareil. Quand on vous blesse directement le cœur, on se referme dans notre coquille.
Plus la douleur est intense, plus il sera dur de nous réouvrir aux autres.
Fabre Émilie
Tu peux avaler n'importe quel cachet, tu te sentiras jamais mieux.
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Mon psy à dit que j'avais une âme d'enfant dans un corps d'adolescente avec un mental d'adulte. En gros je suis le plus gros paradoxe de ce monde. J'pense que cela vient du faîtes que pendant mon enfance j'étais trop rêveuse et la réalité m'a frappée trop tôt.
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