La plupart du temps, je n’apprécie pas la toile et pense qu’on lui accorde trop de mots. C’est bien ce qui me freine à participer à la saturation. À quoi bon ? Puisque nous sommes si nombreux, même des non-personnes, des non-corps, à laisser des flots de mots. Est-ce utile ? Il y a peu de chances. Je crains que ce Nous là ne vienne jamais. Est-ce que c’est moins morbide qu’un voyage dans le dédale ? Pour moi, ça l’est moins.
Je ne sais pas où j’irai ni si les apparitions morbides sont à prévoir dans cet avenir incertain. J’y pense. Pas beaucoup, mais tout de même un peu. Pour m’assurer que je ne suis pas perdue entre des murs à jamais, là où personne ne viendra plus me chercher.
Bonjour ou bonsoir. Je suis une vieille conne sans talent parmi des milliards d’êtres humains. Qui a deux jambes. Et quitte à ne servir à rien, je rajoute un poids inutile à la toile saturée que je n’aime plus.