Le permis, ce foutage de gueule
Bon alors, c’est officiel, je n’ai pas mon permis. C’est la 2e fois que je le passe et c’est dégueulasse.
Ok la première fois je n’avais toutes les cartes en main. J’étais trop anxieuse lorsque je suis passée lentement à côté d’une classe de primaire en tournant à droite que je n’ai pas marqué l’arrêt au stop. Je n’ai même pas compris mon erreur (éliminatoire) sur l’instant.
Mais la deuxième fois, et ça date d’un mois, mais il m’a fallu tout ce temps pour prendre mon courage à deux mains et affronter mes résultats (et puis j’avais aussi un mois chargé, entre mon mémoire à finir et mon stage). Je me lève à 6h30 du matin, pour attendre à 7h devant l’auto-école. On est 4. Je passe la dernière sur le centre d’examen (Clamart) réputé le plus dur dans le coin. Je passe en dernier, à 9h30, après avoir attendu dans le froid et presque sous la pluie. La voiture n’est pas exactement la même (noire au lieu de blanc, c’est déconcertant, et avec des options à l’intérieur), le volant est difficile. Je sors du parking, je tourne à gauche, alors qu’en général on va à droite. Au premier rond-point, je dois tourner à gauche. Je mets mon clignotant, reste sur la file de gauche. Il y a un léger embouteillage, je m’arrête. ça avance un peu, j’avance un peu. ça avance encore un peu, j’avance, la monitrice met la main sur le volant. Elle ne bouge rien, elle ne fait que le toucher. C’est éliminatoire.
Lorsque je regarde mes résultats, je constate que j’ai 22 points, et cette note éliminatoire : ‘”ne respecte pas les consignes de sécurité”. C’est à peine si je roulais. 200€ dépensés pour que je me présente à cet examen et passe l’après-midi avec la crève, sans compter toutes ces heures de conduites, à 120€ les deux heures de leçon.
Et il me faut revenir en prendre en septembre, et repasser ce foutage de gueule qu’on appelle le passage de permis.