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Jan Dyntera: Lost PostCoitum
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Jan Dyntera: Lost PostCoitum
C’est davantage un réseau de circonstances qu’une conviction profonde qui m’ont amené à l’Olympic ce dernier samedi de Mars. Parmi les motivations, on comptera notamment la proximité géographique, une proximité relationnelle avec Post Coïtum plus distendue mais néanmoins pas totalement inexistante, et enfin une confiance solide dans les programmations EVTEVL.
Le temps de commander un breuvage et de descendre pour voir enfin la salle de l’Olympic, et Travolta s’approche déjà dangereusement de la fin de son court set. Bon, il faut reconnaître que le quatuor instrumental est assez carré mais les parisiens ne violentent pas trop le conduit auditif. On est entre la (pénible) happy noise dans l’esprit et toute la vague post-rock / math-rock en son clair du début de ce siècle pour le style. Pas fondamentalement désagréable mais un peu trop propre pour être honnête.
Ensuite, Post Coïtum que je vois pour au moins la seconde fois. Le batteur officie également dans Hoax Hoax, mais je ne me rappelle plus si j’ai assisté à un de leurs concerts, ce qui de toute façon n’a rien à voir avec le sujet. J’avais déjà probablement fait ici le parallèle avec Zombi, j’y ajouterais désormais également un soupçon de Fuck Buttons, la part machine me semblant cette fois-ci, plus subtile, plus travaillée. En tout cas, la progression des morceaux, construits patiemment et méthodiquement, est souvent prenante, absorbante même, tenant en haleine un auditoire plutôt réceptif.
La grosse surprise, pour ne pas dire la baffe magistrale, est venue des finlandais de Nyos, précédemment inconnus au bataillon. Pourtant c’est encore un duo instrumental batterie-guitare, et ce n’est pas la concurrence qui manque dans ce format taillé pour la route. Le compositions sont généralement assemblées de manière assez classique avec la mise en boucle du petit riff entêtant pendant que les fûts entament leur calvaire, sans répit. Puis vient le gros son. Le gros son en bas médium, façon tornade à la 5ive, façon soufflage de brushing à la Sunn o))), façon tout ce que tu veux qui tabasse. Contrairement à leurs prédécesseurs sur scène, je n’ai pas la certitude que je pourrais pleinement goûter ce carnage dans mon salon, mais en terme de performance, ils montent à l’aise sur le podium de leur catégorie, pas très loin de Térébenthine.
Post coitum
- Hello! Kleo! You are still here? I love you! Come with me. We'll run away together. We'll be happy together. Away from people, from the rest of the world! I still believe in true love!
- Stop bugging me! Go home!
- Listen!
- Love is what we need to live!
- Get rid of him!
- I want to marry you!
- Closing time, wacko!
- But I haven't finished. I love her! I'm going to love her... Sure, and I'll be your bridesmaid. So many loving couples everywhere. But is there really so much love? Schopenhauer may be right when he says ove is just an illusion. Just nature preserving the line.
- Get going now. Shall I call you a cab?
- No, I came by car.
- Bye!
Taedium Vitae, 2011
Tom Spianti