Cher·es amateur·ices d’architecture, ici, on ne sait plus si c'est un hôpital public ou une œuvre d'art contemporaine, mais une chose est sûre, y’a un mélange osé de brutalisme et de post-modernisme. Faut pas avoir peur des mots, c’est du béton qui parle — qui hurle même — et qui dit : « J’emmerde les petites fenêtres et les façades bien propres ». Ici, on a des cercles qui font les malins au-dessus de rectangles, parce que les carrés, c’est pour les frileux. Pourquoi ? Bah, sûrement une envie subite de casser la routine. Et ces barres en métal bleu, on en parle ? On dirait que l'architecte avait un stock en rab et s’est dit : « Allez, on va donner un petit côté chantier permanent, ça mettra de l’ambiance ! » Vous me direz, c’est pas complètement con d’essayer de mettre un peu de vie dans un hôpital. Bon ok, c’est pas du goût de tout le monde, mais enfin, si on n’aime pas l’audace, on reste chez soi avec ses rideaux en dentelle. Si un jour vous avez l’occasion de passer devant ce bâtiment au béton nerveux, pensez à ce que disait l’architecte : « Le brutalisme, ça forge le caractère et le post-modernisme, ça fait causer ! »


















