C'est l'histoire de deux personnes qui se parlent pas. Mon conscient et mon inconscient.
Moi (Et un peu Fof)

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C'est l'histoire de deux personnes qui se parlent pas. Mon conscient et mon inconscient.
Moi (Et un peu Fof)
Radio Paris N°30-5: Concept; S’en vouloir...
Un concept qui fait ruminer...
“S’en vouloir” est un concept très moral. Les êtres humains étant responsables de leurs actes, ils apprennent dès le plus jeune âge à assumer leurs pensées et leurs mises en actes. Cette capacité n’est pas partagée par tout les êtres humains, nous dirons plutôt que la mise en oeuvre de cette capacité n’est pas la même pour tout le monde. Selon les actes et leurs degrés de divergence avec ce qui est attendu par la société, des réprimandes comme des sanctions peuvent être prises par la société elle même. Dès lors, l’humain coupable de faute envers un autre humain ou envers la société est mis en demeure d’assumer sa faute par l’intermédiaire d’une peine, d’une sanction réparatrice. Le fait que l’humain en question considère de lui même que l’acte qu’il a posé est néfaste peut quelque fois faire en sorte que le juge l’intègre dans sa décision et diminue la peine.
Mais lorsque la faute ne justifie pas le recours aux instances sociétales? Lorsque l’humain pose un acte, une parole qui blesse pour enfin s’en rendre compte, la morale , la conscience d’avoir réaliser une action blessante fait qu’il “s’en veut”. La parole, les excuses n’effaceront jamais le ressenti de la personne blessée, mais il possible que cela l’atténue. Donc dans ce cas, l’émetteur sait qu’il a commis une faute, connait la nature de la faute et a des raisons de s’en vouloir et de vouloir réparer celle ci. Lorsque la victime donne à peine son ressenti. Lorsque l’émetteur comprend qu’il a du commettre une faute sans qu’il sache, sans qu’on lui dise la nature réelle de celle ci, il y a de quoi s’en vouloir. S’en vouloir sans avoir compris, sans véritablement savoir pourquoi, s’en vouloir dans le noir, s’en vouloir de ne pas comprendre et de ne pas savoir, s’en vouloir de ne pas être médium pour rentrer dans la tête des autres. Il y a de quoi devenir fou. Il y a de quoi tourner en rond. Même si la volonté de faire amende honorable, de s’excuser, de vouloir réparer la faute est présente, comment dire et comment s’excuser pour un affront que l’on ne connaît pas?
S’en vouloir, jusqu’à s’en vouloir de s’en vouloir... Surtout, ne pas s’en vouloir sans vouloir s’en vouloir...
Radio Paris N°25-3: Concept; La Haine
Un concept qui est souvent associé aux rongeurs.
La haine est un concept qui est relativement mal vu, peu apprécié en société. Son expression est plus ou moins confinée, peu tolérée; Mais dans le fond, qu'est ce que la haine?
En cas de danger immédiat, le corps humain produit une hormone, l'adrénaline. Cette hormone a pour but de développer des capacités physiques et un état psychologique entièrement tourné vers un but, un seul et unique but: la survie. Cette production d'hormone, généralement associé au sentiment de peur est la résultante d'une agression, ou tout au moins de ce qui est pris pour telle. Le corps réagissant en basculant dans ce que nous pourrions appeler un « mode d'urgence ». Les fonctions annexes à la survie immédiate sont désactivées. Plus de production de gamètes, plus de digestion, plus de réflexions, une limitation des sens qui ne servent pas directement à la survie: par exemple le rétrécissement du champ de vision, la disparition du goût.
Cette notion de survie étant très forte, elle peut se décliner selon les menaces.
Nous avons parlé ici de menaces physiques. La haine est une autre réponse. C'est une réponse émotionnelle qui s'apparente à la production d'adrénaline. Elle peut être postérieure à la production d'adrénaline, faisant suite à une agression physique, ou être la seule réponse à une agression émotionnelle, tout au moins à ce qui a été perçu comme tel.
La haine est donc une réponse émotionnelle de protection face à une agression. L'agression émotionnelle implique des sentiments, des émotions antérieures. Ainsi, la différence entre l'adrénaline et la haine ne tient pas nécessairement à la nature de l'agression mais à la position de l'agresseur.
Dans le sens commun, la haine est le pendant de l'amour, une autre face, une autre forme. Il y a un fond de vérité. Juste un fond. Une agression par un fauve, un prédateur humain ou non, une personne inconnue entraine l'adrénaline. Une agression physique par une personne connue, engendre une agression émotionnelle qui se traduit par de la haine. Cela même si on ne connait pas très bien son agresseur, on connait toujours un peu son voisin. Plus l'agresseur est proche, plus l'agression est forte, plus la haine est importante. D'où ce parallèle avec l'amour.
Haïr n'est donc qu'une protection, qu'une carapace qu'on se constitue ou que l'on se reconstitue. Haïr n'est qu'un sentiment pour soit, quand il est contre soit, contre les autres il brule. Haïr les autres pour haïr les autres n'est en réalité qu'une haine de soit.
→ Excuse moi/Pardonne moi; Non; Indifférence; Jouer avec....