Chloé Girard, chercheuse CNRS à l'I2BC Paris-Saclay, en Génétique.
Retrouvez l’intervention de Chloé ici !
Bonjour ! Je suis Chloé Girard, chercheuse CNRS depuis 2020 au sein de l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (I2BC) à Orsay/Gif-sur-Yvette.
Ma recherche se focalise sur les mécanismes de formations des crossovers en méiose : les crossovers sont des échanges d’ADN entre chromosomes homologues et participent, entre autres, à faire que nous sommes tous des individus uniques génétiquement. Mon parcours a été très linéaire : pendant mes études en école d’ingénieur en agronomie (AgroParisTech), j’ai effectué une année de stages et je suis tombée amoureuse de la méiose et la génétique végétale. J’ai donc effectué un Master 2 axé sur la recherche en biologie végétale à l’Université Paris-Saclay, puis enchainé sur une thèse en 2011 à l’INRA de Versailles dans l’équipe Méiose et Recombinaison où je me suis intéressée à la caractérisation de protéines impliquées dans la régulation de la formation des crossovers chez la plante modèle Arabidopsis thaliana. Je suis partie en 2014 en post-doctorat à l’Université de Stanford en Californie (USA) pour poursuivre mes recherches sur la formation des crossovers, mais cette fois-ci sur un animal, un petit vers du compost : C. elegans. J’avais d’ailleurs présenté mon travail pendant une semaine via La Bio au Labo ! Après cinq années aux États-Unis, j’ai postulé au CNRS et été recrutée en 2019 au sein de l’équipe Recombinaison et Appariement Méiotiques de l’I2BC qui travaille sur la méiose d’un champignon filamenteux, Sordaria macrospora. Avoir une approche multi-organismes est vraiment une chance qui permet d’exploiter les forces de chacun afin de pouvoir répondre à des questions différentes sur le même processus biologique : la formation des crossovers méiotiques. J’ai aussi procédé à ma première méiose complète en tant qu’humaine il y a maintenant presque 4 ans, et je me réjouis tous les jours du résultat très convaincant du mélange de mes chromosomes et de ceux de mon compagnon !
Ma recherche est dans la continuité directe de mes projets de thèse et de post-doctorat : je m’intéresse aux mécanismes qui régulent le nombre et le positionnement des crossovers le long des chromosomes lors de la méiose. Je travaille sur deux organismes en parallèle : la plante Arabidopsis et le champignon Sordaria.