"I don't wanna live in an Adidas world With Adidas Boys And Adidas Girls" #stoppub #noway #notpossible #noadidas #socks #edwyncollins #métro #paris
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Action du collectif Résistance à l'Agression Publicitaire - Lille Métropole à l'occasion de la Journée Mondiale contre la Pub du 25 Mars!
Le carnosexisme, vous connaissez ? La publicité associe régulièrement corps féminin et produits carnés. Parce que femmes et animaux sont considérés comme des objets, des moyens plutôt que des fins en soi, leur statut inférieur est banalisé, perçu comme légitime. Nous pouvons ainsi dire que la domination des femmes et celle des non-humains procèdent de mécanismes similaires, entretenus par le système patriarcal ; quels en sont les principaux aspects ? ► Réification/Désindividualisation Les autres animaux, tout comme les femmes, sont représentés comme des objets de désir et de plaisir (gustatif pour les animaux, sexuel pour les femmes). L'individu n'existe alors qu'à travers sa capacité à satisfaire le désir d'autrui. Son statut d'objet le rend passif : aucun intérêt propre ne lui est reconnu. Les animaux sont ainsi réduits à leur matérialité : ce ne sont pas des sujets mais des objets, des morceaux de chair, de "viande", que l'on peut consommer. Les vaches et les poules, quant à elles, sont littéralement représentées comme des usines à lait et œufs. Renvoyer un individu à une fonction c'est également le considérer comme interchangeable : nous percevons les autres animaux comme de simples exemplaires de leur espèce, des êtres immergés dans la nature, sans spécificité propre. ► Appropriation Dans une société patriarcale et spéciste, femmes et animaux non humains ne s'appartiennent pas eux mêmes mais sont approprié-es. Tout comme les femmes, mais de manière plus totale encore, les animaux sont perçus comme des marchandises. Leur appropriation pour nos fins personnelles est totale, incontestable. Ce sont des produits et rien d'autre : nous étalons leurs corps découpés dans des catalogues, nous les vendons, achetons, consommons, les mettons en paquets sur lesquels nous apposons un prix ! Comment leurs intérêts pourraient-ils être pris en compte avec ce statut d'objet ? ► Essentialisation Ce ne sont pas des femmes qui sont représentées dans la publicité mais LA femme en tant que catégorie naturalisée, ayant un rôle et une place bien spécifique, une assignation visant à perpétuer un ordre hiérarchisé. Qu'est ce que la femme ? Un corps avant tout. C'est à dire un objet. Le processus est strictement identique concernant les animaux non humains. Bien que ce soit des individus à part entière, avec des préférences, un caractère propre, une identité spécifique, la publicité les essentialise : nous ne mangeons pas des poulets, mais DU poulet. Pas un poisson en particulier, mais DU poisson, etc. Le processus est très violent ! Il s'agit de nier l'individu, de l'exclure de la catégorie des sujets dont l'existence a une importance en soi, indépendamment des bénéfices qu'autrui pourrait en tirer. Femmes et animaux non humains sont souvent perçus comme entretenant un lien plus direct avec la "nature". Ce serait des êtres d'instinct plutôt que de raison... Nous leur reconnaissons moins volontiers qu'aux hommes (humains et mâles) un accès à la liberté et à l'autonomie. Leur subordination, prise en charge, domination trouverait ainsi par là une certaine légitimité. ► Fragmentation La fragmentation du corps a déjà été mise en avant par les féministes : le corps est divisé et seules les parties "désirables", "appropriables" sont mises en valeur. C'est récurrent dans les publicités : bien souvent le visage est coupé, ou dans l'ombre, tandis que des parties comme la poitrine, la bouche, les cuisses sont mises en évidence. Cette façon de présenter les femmes participe de leur réduction à un statut d'objet appropriable et sans volonté propre. Il est significatif que le visage, partie la plus à même de signifier une individualité propre, soit relégué au second plan ou carrément ôté de la représentation... Les animaux subissent le même sort : ils sont perpétuellement réduits à leurs cuisses, côtes, ou renvoyés à leurs productions (œufs, lait). Les visages ou regards des animaux sont encore moins présents que ceux des femmes. La conséquence est la déconnexion entre l'individu sensible et sa chair, appelée "viande". ► Violence banalisée Il arrive que la publicité fasse l'apologie de la violence envers les femmes. Par des références à la culture du viol par exemple, il est parfois suggéré que les femmes sont légitimement soumises au bon vouloir d'autrui, de leur "propriétaire" notamment. La violence envers les animaux est tout aussi présente, mais reste encore trop peu remise en question. Pourtant la publicité exhibe sans cesse leur corps inerte et découpé. Aucune référence n'est faite à leurs conditions d'existence misérables, ou à l'abattage. Plus de 65 milliards d'animaux terrestres et des milliers de milliards d'animaux aquatiques sont pourtant abattus chaque année par l'espèce humaine, et quoiqu'on en dise, il ne s'agit pas d'un accord entre deux parties libres et consentantes ! La façon dont la publicité normalise la consommation de produits carnés empêche la remise en question de cette exploitation. ___ Tous ces messages envahissent l'espace public, les médias et les discours. Ils influent sur la manière dont nous percevons les femmes, les animaux, les catégories opprimées de manière générale. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire au sujet du carnosexisme : la publicité exploite sans cesse la dimension virile de la consommation carnée ; les exemples sont nombreux où la femme est montrée comme "morceau de viande" ; on pourrait également évoquer la condition particulière des animaux femelles dans les élevages ("insémination artificielle" des vaches dans l'industrie laitière par exemple) ou encore le statut historique de propriété des femmes et du bétail, etc. Les parallèles sont nombreux et instructifs. Ainsi les féministes, dans leur volonté de combattre la domination patriarcale, ne peuvent faire l'impasse sur une remise en question de la violence spéciste : dans une société spéciste, les animaux aussi sont rendus objets ; dans un monde où leurs intérêts passent systématiquement au second plan, eux non plus ne peuvent librement disposer de leur corps, de leur temps, de leur vie. Ne pas remettre en question le spécisme revient à contribuer aux mêmes schémas de violence, d'arbitraire et d'injustice que ceux qui fondent le patriarcat.
Dans mon immeuble il y a un STOP PUB sur chaque boîtes aux lettres. Pourtant toutes les semaines je retrouve la poubelle du hall qui déborde de prospectus en tout genre ! À quoi ça sert de refuser les pubs si elles sont distribuées quand même et directement dans la poubelle en plus de ça ! Et le pire c'est qu' il doit y avoir le même problème dans la plupart des immeubles !!!!! ♻ J'ai mis une petite affiche, les choses vont peut être changer !!!!
Duck, this animal who is happy to be force-fed, then killed for his liver.
The force feeding of duck is nevertheless an act of torture, perpretated for our gustatory pleasure. How can these practices be compatible with a happy duck?
The phrasing “foie gras duck” is really significant of the carnist ideology surrounding us : animals would be on earth to satisfy human culinary pleasure, it would be the aim of their life, their purpose...
It's time to refuse this violent domination: animals have their own existence and their interests matter, indepentandly of human plesure.
El pato, este animal feliz de ser alimentado a la fuerza y luego asesinado por su hígado.
La alimentación por la fuerza de los patos es un acto de tortura, perpetrado solamente para satisfacer nuestro placer gustativo. ¿Como puede esta práctica ser compatible con un pato feliz?
La expresión “pato de foie-gras” ilustra perfectamente la ideología carnista que nos circunda: los animales estarían en la tierra para satisfacer los placeres gustativos de la especie humana. Este sería el objeto de su existencia, su finalidad...
Es tiempo de rechazar esta dominación violenta. Los animales existen independientemente de los deseos humanos. Sus intereses importan.
Le canard, cet animal heureux de se faire gaver puis tué pour son foie… Le gavage des canards est pourtant un acte de torture, perpétré pour notre simple plaisir gustatif. En quoi ces pratiques seraient-elles compatibles avec un canard heureux ? La formulation "canard à foie gras" est très significative de l'idéologie carniste qui nous entoure : les animaux seraient donc sur terre pour satisfaire les plaisirs gustatifs de l'espèce humaine, ce serait le but de leur existence, leur finalité... Il est temps de refuser cette domination violente : les animaux ont leur existence propre et leurs intérêts ont de l'importance, indépendamment des désirs humains.
“Proudly Halal.”
Proud, really? How can an animal be proud about the way he/she is killed?
Thinking that animals are consenting, and even proud, of their exploitation is way more convenient to think than admitting that they are just suffering for what we forcibly impose to them. Advertising encourages and reinforces us in our refusal to see injustice.
Even if they don't express it through words, even if we refuse to see it, animals are resisting as much as they can against the oppression we force on them! Animals are afraid, try to escape, are looking for a way out, feel pain, wrestle, are depressed... We don't even concede them this reality, and advertising goes as far as pretending the opposite.
Farming is not a contract or a partnership! It is a situation chosen by the oppresor and endured by the oppressed.
“Orgullosamente Halal.”
¿Orgulloso, de verdad? ¿Cómo podría un animal sentirse orgulloso de la manera en que se lo mata?
Pensar que los animales aprueban, e incluso se enorgullecen de su propia explotación, es mucho más cómodo para nosotros que admitir que los forzamos a morir. La publicidad nos reconforta y nos anima a negar esta injusticia.
Aunque ellos no lo expresen con palabras, y a pesar de que nos neguemos a verlo, los animales rechazan la opresión a la que los sometemos. Sienten miedo, intentan huir, buscan salidas, sufren dolor, se deprimen. Al afirmar que los animales aceptan su propio sacrificio, no les concedemos siquiera el reconocimiento de esta realidad. La publicidad llega hasta el extremo absurdo de asegurar lo contrario.
La ganadería no es un contrato, no es una alianza. Es una situación elegida unilateralmente por el opresor y sufrida por el oprimido.
Fier, vraiment ? Comment un animal pourrait il être fier de la façon dont il est tué ? Penser que les animaux sont consentants, voire fiers de leur exploitation est bien plus confortable que d'admettre qu'ils ne font que subir ce que nous leur imposons de force. La publicité nous encourage et nous conforte dans ce refus de constater l'injustice. Même s'ils ne l'expriment pas par des mots, même si nous refusons de le voir, les animaux résistent comme ils peuvent à l'oppression que nous leur faisons subir ! Les animaux ont peur, tentent de fuir, cherchent une issue, ressentent la douleur, dépriment... Nous ne leur accordons même pas cette réalité, et la publicité va jusqu'à prétendre le contraire. L'élevage n'est pas un contrat, un partenariat ! C'est une situation choisie par l'oppresseur et subie par l'opprimé-e.
L'amalgame est frappant : cette publicité fait en sorte que "liberté" et "élevage en plein air" se confondent dans notre esprit.
Malgré un début prometteur où la voix off s'excuse d'avoir relégué la poule au second plan derrière les chats et les licornes.... le spécisme réapparaît de plus belle : "Je te le jure aujourd'hui c'est fini, car toi seule me pond des œufs tous les jours sans rien me demander en échange, alors il est temps de te dire tout mon amour pour toi."
Remercier la poule implique nécessairement l'idée que cette dernière a rendu service de son plein gré. Ne soyons pas dupes ! Liberté et élevage ne peuvent être qu'antinomiques.