El uso de imágenes de animales muertos es una verdadera pasión difundida entre los publicistas.
Aunque es impactante, este tipo de publicidad no es totalmente sorprendente, y pone en evidencia el desprecio total que tenemos por los animales no humanos. Para muchas personas, esta publicidad es totalmente inofensiva, incluso divertida.
► Cuando los animales están vivos, ignoramos sus intereses, los consideramos como simples objetos, los sometemos a condiciones de existencia miserables. Sin embargo, una vez muertos, ponemos en escena sus cadáveres y reconocemos al fin su capacidad de sentir placer y disfrutar de su existencia.
Esta inversión demuestra que vemos a los animales de producción ganadera únicamente como carne. Los animales que comemos no existen en realidad ante nuestros ojos cuando están todavía vivos. Por el contrario, una vez muertos muertos y descuartizados, es el gran día, la puesta en escena y la acción !
► Igualmente, debemos notar el vínculo eterno entre el cuero animal y el cuerpo femenino. Ambos asociados a objetos de deseo y de placer (sexual y gustativo), son muy a menudo presentados como bienes apropiables y consumibles… En ambos casos, el ser sensible es ante todo herramienta, puesto al servicio ajeno, lo que revela una opresión muy violenta.
Mettre en scène des animaux morts est vraiment une passion répandue chez les publicitaires.
Bien que choquante, cette publicité n'est pas tellement surprenante, et ne fait que traduire le mépris total que nous entretenons à l'égard des autres animaux. Pour bien des personnes, cette publicité est totalement inoffensive, voire amusante.
► Lorsque les animaux sont vivants, nous nions leurs intérêts, nous les considérons comme de simples objets, nous leur faisons subir des conditions d'existence misérables. Par contre une fois morts, nous mettons en scène leur cadavre et nous reconnaissons enfin leur capacité à ressentir du plaisir et à jouir de leur existence !
Cette inversion témoigne du fait que nous considérons les animaux d'élevage uniquement à travers leur potentialité à devenir viande. Les animaux que nous mangeons n'existent pas vraiment à nos yeux lorsqu'ils sont encore vivants. Par contre une fois morts et découpés, c'est la sortie au grand jour, la mise en scène et l'action !
► Il faut également noter l'éternel lien effectué entre corps animal et corps féminin. Tous deux associés à des objets de désir et de plaisir (sexuel ou gustatif), ils sont bien souvent montrés comme des biens appropriables et consommables... Dans les deux cas, l'être sensible est avant tout outil, moyen au service de la fin d'autrui, ce qui relève d'une oppression très violente.













