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Ser de los que caminan cuando llueve, en vez de los que corren.
Dmid.
The man who lost everything
The Witcher 3: Wild Hunt
Réfléchir avec Strenger : responsabilité, dialogue et langue
Certaines féministes choisissent de ne pas critiquer la situation des femmes en Afghanistan et en Iran, car il semble bien plus grave de se faire taxer d’islamophobe que de réprimander des systèmes factuellement oppressants… Ce paradoxe interpelle et pose la question de la responsabilité personnelle.
C’est Carlo Strenger qui m’a tenue éveillée jusqu’à 5 h du matin, tant sa volonté de justesse et sa défense des principes fondamentaux m’ont parlée.
Paru quelques temps après les attentats de 2015, « Le mépris civilisé » se veut un rappel aux valeurs des Lumières et un avertissement sur le mésusage de certains de leurs principes, en l’occurrence : la tolérance. L’auteur invite à la révision de soi, à l’humilité et à confronter activement nos croyances non fondées.
L’écriture est claire et accrocheuse. J’ai eu le plaisir de constater que certaines de mes objections étaient anticipées par l’auteur, mais d’autres subsistent et seront développées dans cet article.
Les Lumières ont certes pu être inspirées par des traditions extra-occidentales, mais sans jamais considérer ces dernières comme des égales intellectuelles dignes de dialogue. Cette asymétrie trahit une universalité davantage proclamée que véritablement mise en pratique : la modernité s’est ainsi construite sur une réalité strictement européenne, maquillée comme universelle.
Or, un idéal qui n’intègre pas les sociétés qu’il prétend concerner ne peut pleinement en être un. Il peut même parfaitement servir de justification intellectuelle à des entreprises coloniales, où l’exportation de la modernité se confond avec l’imposition d’un modèle.
Cette exclusion des penseurs non européens a constitué un frein supplémentaire à l’adhésion à des principes que ces sociétés n’ont pas participé à établir. Il ne s’agit toutefois pas de remettre en cause les principes des Lumières elles-mêmes, mais d’interroger les conditions de leur mise en œuvre avant de les hisser en modèle. Cette distinction est essentielle si l’on veut réellement mettre à profit les outils dont nous disposons pour cocréer un monde dans lequel chaque culture trouve reconnaissance et légitimité.
Le laxisme déroule parfois le tapis rouge à la censure, en laissant exister des idées dangereuses et liberticides.
On s’entend donc sur la nécessité d’un seuil d’exigence pour modérer les idées, non pas pour les étriquer, mais pour les protéger sur long terme. Là où l’exigence peut devenir un piège, c’est quand elle devient motif d’entre soi. Dans ce cas, elle n’a rien de supérieur à une « discussion de comptoir », homogène et plate dans son horizontalité. Autant l’empirisme subjectif, pris isolément, est non fondé, autant une théorie qui se contente d’une vue de balcon sur ce qu’elle observe est désincarnée.
Le terrain le plus fertile est celui où différentes intelligences se rencontrent et se reconnaissent, où le réel exige autant de la théorie qu’elle en lui exige. La recette d’idées abouties combine intelligences académiques et de terrain, incorporées l’une à l’autre d’égal à égal.
Des think tanks effectifs ne seraient alors pas uniquement des chercheurs aiguisés qui parlent de, mais également des femmes au foyer, des ex-chefs de cartels, et même des enfants qui parlent depuis.
À mon sens, c’est le seul moyen d’éviter le populisme et tous autres maux de société, dont la racine est bien souvent un complexe d’infériorité né d’un sentiment de mépris. C’est avec une connaissance circulaire que celle-ci retrouverait dorure à son blason et pourra devenir un critère pour construire le réel, afin de mieux en dire et résoudre les problèmes.
Carlo Strenger reconnaît humblement l’hégémonie contemporaine de l’anglais : comme le français avait sa noblesse au 18e siècle, c’est au tour de l’anglais de briller.
Choisir d’écrire dans une langue à audience plus large apparaît au premier abord comme inoffensif et naturel, mais peut vite déraper en bombe à retardement identitaire. Parler une langue, c’est parler depuis une société donnée : en épouser les cadres, intégrer les biais, et penser à l’intérieur de ses frontières symboliques. Choisir une langue c’est renoncer à une autre et notamment la sienne. Devoir parler anglais ne devient alors plus seulement élargir son audience mais possiblement se dénaturaliser, et parler un système sémantique et linguistique qui n’a possiblement pas les outils pour porter les idées d’une langue source.
Utiliser systématiquement une langue hégémonique plutôt qu’une autre prive cette dernière d’une production supplémentaire et par conséquent renforce la hiérarchie.
Je suis d’avis à laisser la chance par le bas aux autres langues, systèmes et cultures de se hisser et de s’affirmer comme des égales intellectuelles et riches en production.
Il ne s’agit pas de délégitimer ou manquer de respect à ces langues hégémoniques, mais d’admettre qu’une seule langue ne peut contenir toutes les couleurs de la palette Terre.
Carlo Strenger accomplit un travail essentiel en appelant la responsabilité individuelle dans la formation de la pensée. Toutefois, cette exigence ne peut être pleinement féconde qu’accompagnée de dialogue. Qu’il soit académique, politique ou linguistique, le dialogue demeure le terrain le plus fertile pour une réflexion vivante et partagée. Mon point de friction avec Strenger n’est donc pas dans le fond de son propos, mais dans sa manière d’aborder le politiquement incorrect : comprendre ses manifestations suppose d’en interroger les sources, et non seulement les symptômes.
Nouha Benhassine
Strenger Aufseher Conni
Sie ist nur der schlecht gelaunte aufseher, der die arbeiter anbrüllt. Sie sollte einen angsteinflößenden gegenstand in der hand halten
#Strenger #Aufseher #Conni
Die Entfernung zwischen deinen Träumen und der Realität nennt man Disziplin💥💥💥Wir sehen uns heute wieder 19:30 Uhr 💪☺️ Yeah!!! #woche6 😱 Wir haben fast geschafft 🥳 #strenger together#stronger #sbzstrongertogether #sbzchallenge #sbzx28 #sbzresults #sbzcrew #sbzinstructor #sbzresults #sbzx28challenge #strongwomen #warmup #sbzwarmup #strongbyzumbawarmup #sbzaoki #sbzgermany #badoeynhausen #hüllhorst #melle #löhne #bünde #fitness #fitnessmotivation #fitnessgirl #hart #beat #gymmotivation #gym #mittwoch #mittwochabend (hier: Terra Fitness Gmbh) https://www.instagram.com/p/B8vww74KUde/?igshid=t2phww4w7fc6