Au milieu de cette gigantesque salle du trône, Connor se sent minuscule. Il observe depuis maintenant près de trente minutes, immobile, le combat qui se déroule dans des sphères auxquelles il n'a pas accès. À la recherche, chez Lise comme chez le vieil homme, d'un frémissement ou d'un aveu de faiblesse, il reste aux aguets, concentré. Une perle de sueur lui descend le long de la tempe qu'il laisse couler. C'est alors que Lise, après une grimace de douleur, s'agenouille. Connor se recentre et, d'instinct, attrape une chaise dans le but de la fracasser sur l'ennemi. Mais à peine a-t-il brandi son arme que quelque chose le retient. Littéralement paralysé, il ne parvient plus à bouger.
Lise semble en profiter : elle se relève et reprend sa respiration. Alors, petit à petit, l'étreinte qui enferme Connor se libère. Épuisé, ce dernier lâche le mobilier et s'agenouille au sol, épuisé comme après une course à pied . C'est à ce moment que Lise ouvre les yeux et se précipite vers l'armure. Le coeur rougeoyant du Chevalier s'éteint, puis se craquèle, pour enfin voler en éclats. "Connor ! Jonas ! Il faut partir MAINTENANT !". Le vieil homme se met à suffoquer comme si son coeur s'embalait. Bien qu'affaiblis, tous trois se dirigent vers la porte que Lise envoie valser. Connor a un dernier regard en arrière et voit le vieil homme se tenir la poitrine, puis chuter lourdement sur le sol, inerte. Le trio fuit le château pour prendre la route.