"Encore une qui va plumer son homme."
Je viens de me faire tanner par mon mari. Je me rends au commissariat proche de mon domicile. La flicaille me regarde déjà d'un air méprisant… J'ai pourtant un certificat médical qui en atteste, plus 8 jours d'ITT.
Le flic me demande pourquoi je viens le voir. Je lui réponds que je viens déposer plainte pour violences conjugales. Manifestement, je dérangeais ces messieurs. Il me regarde sous le nez et me lance : “ je ne prendrai pas la plainte, votre mari est gentil, je le connais. Et puis quoi encore ? Vous voulez l'envoyer en prison pour cinq ans ? Lui faire perdre la belle situation professionnelle qu'il a au Luxembourg ? Vous voulez finir au CPAS ?”
J'ai fondu en larmes et je suis partie sur un rire gras et une réflexion lancée à ses collègues : “encore un con qui va se faire plumer comme un pigeon au moment du divorce… c'est une belle petite vie de rentière qui vous attend. Et puis vous n'avez que des bleus. Pour qu'une plainte soit actée, il faut du sang, ici y en a pas. C'était pas la peine de nous déranger ma p'tite dame. Allez, rentrez chez vous, ce n'est qu'une dispute, ça va s'arranger au lit.”
Si seulement j'avais eu la force de lui rappeler que la loi l'oblige à prendre une déposition au lieu de dire des conneries…














