Portrait de Jean Genet dessiné par Yann Moix

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Portrait de Jean Genet dessiné par Yann Moix
“Je viens de gagner en cassation contre l’horrible et médiocre Renaud Camus. Une belle victoire. On peut donc dans ce pays affubler M. Camus des qualificatifs qui le définissent. L’année commence magnifiquement”, pérore le ridiculissime Yann Moix, sorte de motocrotte germanopratine en mal de succès médiatique.
Je ne reviendrai pas sur l’affaire opposant ce plumitif poussif au considérable Renaud Camus. On retiendra seulement que la victoire revendiquée par ce streptocoque a été obtenue sans que la partie adverse fut même convoquée au tribunal de cassation où le nœud a été tranché. Une justice discrétionnaire donc, qui arrange bien les affaires de cet establishment qui s’est trouvé, avec Yann Moix (on n'ose écrire “avec Moix” par crainte d’auto-dénigrement), un cador du prêt-à-penser contemporain.
Eh oui, qu’on se souvienne ! L’affaire Yann Moix, ou la résurgence d’écrits et de petits dessins antisémites pathétiques, que même “Je suis Partout” n’aurait pas osé publier en 1943. Prose de concierge s’adressant à une Kommandantur, dessins de débile laissant transparaître une fragilité mentale pathogène. Tout cela fut jeté en pâture au public, mais qu’en resta-t-il ? Après la stupeur et les hauts le cœur d’usage, un mea culpa minable et un long silence radio, le nain délateur revint, petit alien hargneux aux couillettes fermement tenues par des mains aussi agiles qu’invisibles.
Du coup, il plongea dans toutes les gauchiasseries à la mode, dont les migrants de Calais, citoyens du monde perdus dans ce camp de la honte, qui l’ont tellement émus. Ça le change d’Auschwitz, en même temps. Ses nouveaux amis sont des références : “Si vous avez un chagrin, Christine Angot arrête tout pour vous. Elle peut passer 2h30 à vous écouter et parler avec une intelligence inouïe”, se confie Yann. Oui, Christine Angot. Rien que ça.
Mais ne nous laissons pas ramollir : notre Yann reste ce magnifique pantin agité par toutes les danses de Saint Guy du corps-à-corps politico-culturel, servi par sa méchanceté naturelle (on se rappelle du témoignage de son frère attestant de comportements sadiques), décidé à frapper toutes les têtes désignées comme dérangeantes par les tribunaux de la pensée post-moderne. Devenu maton de la pensée armée, Yann Moix – en proie à de terribles douleurs testiculaires, voudrait bien susciter la même terreur qu’un Lavrenti Beria. Ce qui me fait dire que même son infinie lâcheté est d’essence totalitaire. J.-M. M.
MBTI & Celebs
Yann Moix: ENTP
“Yann Moix (born 31 March 1968) is a French author, film director and television presenter. He is the author of ten novels, and the recipient of several literary prizes. He is the director of three films.”
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Nefkeu: ISFP
“Ken Samaras (born April 3, 1990), better known by his stage name Nekfeu, is a French-Greek rapper, actor and record producer. He is also a member of the bands L'entourage and 1995.”
Sources: video, wiki/Yann_Moix, wiki/Nekfeu. Screencaps: transcript.
« Ce serait toi, c'était toi, l'élue. Je ne voulais pas me marier parce que le mariage c'est pour toute la vie, et que toute la vie pour t'aimer me semblait un peu court. L'éternité serait un bon compromis. »
– Yann Moix, Une simple lettre d’amour
Audoin Desforges - Pasco and Co
“Cinéman“ by Yann Moix (2009) Lucy Gordon in Las Salinillas, Tabernas desert #Almeria
“Daniel Riolo, Yann Moix, Alain Soral, fermez vos gueules !“
Métro Réaumur-Sébastopol, Paris (IIe-IIIe), 6 décembre 2017
Ok j’ai regardé l’échange Christine Angot/Yann Moix/Sandrine Rousseau dans son entièreté. En mettant de côté mon empathie pour Sandrine Rousseau, je suis d’accord avec les deux écrivains, qui sont violent par leur recherche de vérité et qui sont inaudibles pour Sandrine Rousseau et bien d’autres qui ne savent en effet plus parler/exprimer et qui je pense ont perdu de vue l’utilité des mots, décrire semble suffire, et c’est violent mais ça ne suffit pas. Christine Angot dit qu’elle refuse le mot victime et elle a raison, on enterre les personnes, elle le dit bien, sous des mots procéduriers, c’est effectivement la procédure qui intéresse, quelle logique tirer d’un viol, d’une agression sexuelle? Comment classer, comment le traiter et elle a raison, pour comprendre, pour entendre, il faut commencer par soi, juste soi, et un autre à qui l’on s’adresse, elle est ici l’exigence de s’adresser à tous. Et c’est intéressant aussi la résistance de Sandrine Rousseau qui dit “je ne peux pas vous laisser dire que c’est un discours, c’est mon histoire, je l’ai vécu” et Angot qui lui répond qu’on peut produire un discours mêlé à sa vie, S.R ne sait pas, je crois, ce que veut dire Angot, c’est comme si les outils avaient disparu, on le voit tout au long de la discussion S.Rousseau ne sait pas ce qui lui est arrivé, elle ne comprends pas la violence qu’elle a subit après avoir parlé et porté plainte et elle s’enterre sous des mots, des blocs de mots qui semblent faire sens, ou plutôt il y a une nécessité de couler l’expérience vécu dans des moules préfabriqués et logiques.
Du coup c’est très dur, mais très honnête et intéressant cet échange et je pense que ça m’a choqué, par empathie oui, mais aussi parce qu’on n’a pas l’habitude d’une parole aussi libre.
https://youtu.be/ne6DS_h9nwI