Trois films musicaux
L'objet du délit réalisé par Agnès Jaoui, coécrit avec Emmanuel Salinger, Laurent Jaoui, Noé Debré et Florence Seyvos, avec Agnès Jaoui, Daniel Auteuil, Eye Haïdara... 😍😍
« L’objet du délit » d’Agnès Jaoui : « une comédie à la fois drôle et éclairante sur l'état des relations entre les hommes et les femmes après l'ouragan #MeToo ». La réalisatrice dit avoir « essayé de défendre le plus honnêtement possible chaque point de vue » de ce qu’il faut bien appeler un conflit entre femmes et hommes et intergénérationnel. Je ne suis pas sûr qu’elle y soit parvenue. Mon jugement aurait-il été faussé par un biais de confirmation ? Je ne crois pas, comme Télénana qui déplore, sans surprise, une charge surtout contre les plus jeunes, j’ai pour ma part avant tout perçu ce qui la gêne et qui me rend le militantisme féministe actuel si peu sympathique alors que je devrais le soutenir : des harpies ivres de leur pouvoir nouveau terrorisant en meute, avec leurs lynchages d’hommes forcément présumés coupables (« la justice est défaillante »), et « qui considèrent qu'une main sur un genou est aussi coupable qu'un viol caractérisé ». La terreur qu’elles font régner est telle qu’elles ne rencontrent que rarement une opposition de la part d’hommes tétanisés, qui n’ont d’autre choix que d’aboyer à leur tour pour ne pas se retrouver suspects.
Dommage collatéral : pudibonderie et solitude, avec d’un côté des mecs qui n’osent plus conclure quand ils n’y ont pas renoncé, et de l’autre des femmes qui, lorsqu’elles ont encore envie d’avoir une histoire avec eux, n’ont pas forcément compris qu’il leur revient de le faire car c’est elles qui ont désormais le pouvoir.
Ouverture des noces de Figaro de Mozart
De manière judicieuse, Agnès Jaoui met en perspective historique ces rapports de domination en nous faisant partager son goût pour l’opéra, en inscrivant son histoire dans la production des noces de Figaro de Mozart, un opera buffa sur des dialogues de Beaumarchais, qui, dans la limite du contexte de l’époque les remettait déjà en cause.
Comme dans le mariage de Figaro, le film se referme sur une note optimiste en chantant le triomphe de l'amour dans les carrières du château du Marquis de Sade à Lacoste.
Vivaldi et moi (titre original Primavera), film réalisé par Damiano Michieletto, coécrit avec Ludovica Rampoldi, avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia Sacchi 😍😍😍
Venise, 1716. Le récit d’émancipation d’une jeune violoniste d’exception cloîtrée dans un orphelinat raconté avec panache, au diapason de la musique du génie du baroque. Un régal pour les yeux et les oreilles, qui me donne envie de réécouter ses concertos que j’ai usés sur la platine, il y a longtemps.
Allegro molto - RV 152 Antonio Vivaldi
Film documentaire de Philippe Béziat
Pas encore vu. Je connais l’Orchestre de Paris depuis une journée de 2013 passée à la salle Pleyel où j’appris que je pouvais réserver pour faire écouter à mes étudiants la générale de ses concerts, chose faite l’année suivante. Je remis le couvert trois autres fois, cette fois-ci à la Philharmonie de Paris, où l’orchestre était désormais en résidence.














