Câest au nord que nous terminons notre voyageâŠ
La fin de notre voyage est proche. Il nous a fallu quitter Chirinos⊠Ce sont des amis que nous avons laissĂ©s, nous savons que nous les reverrons. Mais dâici lĂ nos liens avec la Prosperidad continueront Ă se tisser, principalement autour de leur cafĂ© exceptionnel que nous souhaitons faire connaĂźtre en Europe.
Pas de nostalgie, la région de Piura nous attend.
Câest grĂące Ă Pamela, rencontrĂ©e en France, Ă Pouzauges (VendĂ©e), alors quâelle Ă©tait invitĂ©e par la Maison de la Vie Rurale, que nous avons entendu parler pour la premiĂšre fois de la coopĂ©rative Nor-Andino Ă laquelle appartient sa famille. Pamela est Ă la fois agricultrice et infirmiĂšre, deux rĂŽles quâelle mĂšne fort bien de front. Elle sera la premiĂšre Ă nous accueillir dans sa rĂ©gion.
Descendus des hauteurs de Chirinos, faute de moyen de locomotion pour poursuivre la route, nous passons une nuit Ă JaĂ©n, aprĂšs un savoureux dĂźner de porc grillĂ©, avec lâun des responsables chargĂ© localement du Bureau de La Prosperidad.
Au petit matin, changement de cap donc. Nous descendons les contreforts des Andes jusquâĂ la mer Ă lâOuest du PĂ©rou. Destination: Chiclayo. ArrivĂ©s en fin de matinĂ©e, il nous faut changer de direction. Mais nous ne rĂ©sistons pas Ă la dĂ©gustation dâun ceviche, ce plat national de poisson de mer cuit dans le jus de citron vert. Le renom actuel de la gastronomie pĂ©ruvienne est mĂ©ritĂ©e, chaque produit devient une merveille dans les mains de tous les cuisiniers du PĂ©rou ! RassasiĂ©s, puis installĂ©s dans un nouveau bus, nous tournons alors le dos au Pacifique et piquons vers le nord, nous Ă©loignant lĂ©gĂšrement de la cĂŽte. Le paysage a changĂ©, plus plane, plus sec, plus chaud que la veille, mais cependant ponctuĂ© de beaux espaces verts qui dĂ©voilent le dĂ©veloppement agricole Ă©galement en cours dans le nord du pays.
Nous dĂ©passons la ville de Piura et, sous la chaleur, nous poursuivons jusquâĂ Tambo Grande. Devant une boisson trĂšs fraĂźche nous allons attendre lâarrivĂ©e de Pamela que lâon vient de prĂ©venir par tĂ©lĂ©phone. Plus dispos, nous la voyons arriver avec deux amis et des vĂ©hicules. Nous embarquons, chargĂ©s et bien serrĂ©s, dans une âmoto-taxiâ avec un cousin de notre sympatique amie, qui, elle et sa niĂšce, enfourchent leur moto. Une demi-heure de trajet, les moteurs vrombissants mais la vitesse modĂ©rĂ©e sur une petite route asphaltĂ©e et nous atteignons notre but.
Nous faisons alors connaissance avec la famille de Pamela et le prĂ©sident de lâassociation des petits producteurs de Palomino qui appartiennent Ă la coopĂ©rative de Nor-Andino. PremiĂšres conversations autour de la table du dĂ©jeuner.
LâaprĂšs-midi et le lendemain matin seront champĂȘtres et ensoleillĂ©s: tout dâabord visite de la âparcelleâ du Papa de notre jeune Pamela: petite plantation de cacaoyers, dâavocatiers et de manguiers, 100% biologique, Ă la fois pour la consommation familiale et la vente Ă la coopĂ©rative. Puis, toujours en moto-taxi, conduit par une des niĂšces de Pamela, nous nous dĂ©plaçons jusquâaux locaux oĂč lâassociation procĂšde Ă la fermentation et au sĂ©chage de la production de cacao de ses membres. De temps en temps, une bande de dindes et de dindons arpentent Ă la course les grandes allĂ©es entre les bĂątiments. Plus calmes, des chĂšvres ou autres animaux plus sauvages crĂ©ent diversion, tout en nous laissant poursuivre la discussion avec les agriculteurs prĂ©sents. Nous aurons droit aussi Ă un peu de tourisme: la visite de lâhumble chapelle, proche de la maison de nos hĂŽtes, lâascension dâun mini-plateau rocailleux qui domine le village et une partie des environs trĂšs plats. Cela nous change complĂštement des Andes que nous avons arpentĂ©es les semaines prĂ©cĂ©dentes. Nous terminons par un passage au bureau des cabines internet qui sont toujours trĂšs visitĂ©es.
Les 24 heures passées au Caserio Cruce de Vega se sont donc déroulées paisiblement dans une ambiance amicale. Une nouvelle coopérative allonge maintenant la liste de nos contacts et de nos amis péruviens. Nous les remercions chaleureusement et monsieur Chenpem nous reconduit à la gare routiÚre de Tambo Grande dans son moto-taxi rutilant. Nous avons ici engrangé de nouveaux souvenirs et de nouvelles connaissances sur le Pérou, sa population et son agriculture. Notre enthousiasme et notre affection pour ce pays se sont encore amplifiés!
Un dernier bus nous mĂšne jusquâĂ la cĂŽte proche de la frontiĂšre avec lâEquateur oĂč nous avons dĂ©cidĂ© de prendre deux jours de repos avant de rejoindre Lima puis bientĂŽt lâEurope oĂč nous partagerons nos dĂ©couvertes avec nos amis et tous ceux qui croiseront notre chemin. Un autre programme, lui aussi rĂ©jouissant.