Frêle, je tremble.
Frêne, Tremble,
Dans la forêt, l’arbre s’effondre dans un immense fracas. On l’a entendu se briser dans toute la vallée, suivi de l’écho de sa déchirure.
Il gît ici, maintenant, sur son lit de hummus, il nourrit la terre. Sa pourriture sera un festin pour tous et il vivra encore, alors.
J’ai le vertige, davantage qu’en haut des sommets, qu’en haut des cimes.
Les autres arbres qui ont tenté de le rattraper, d’empêcher la chute, n’ont rien pu faire d’autre que d’y laisser eux-mêmes quelques branches.
Ce n’est pas la première, ni la dernière fois que cela arrive.
L’arbre tombe, et de son tronc fendu repartent des rejetons, de nouvelles branches poussent sur le cadavre de ce qui fut. Ils poussent et percent l’obscurité à la recherche du soleil, un souffle de vie intense. Jusqu’à tomber eux-même un jour et qu’à nouveau, d’autres repoussent en leur sein.
Car, toujours, l’arbre se relève, solide comme un roc, même si parfois il se rompt, se brise, brûle, pleure. Cela n’a pas tellement d’importance car toujours, il repart.
Ainsi de suite, jusqu’à la fin des temps, ad vitam aeternam, jusqu'à quand?











