Katerina Ferreira cherche sa protégée, son apprentie assassin, sur Velvet Sin
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Jen a un passé similaire, à celui de Kathy ... Dans la mesure où elle aussi, est rapidement devenue orpheline. Ayant une personnalité un brin, plus chaotique voir caractérielle. Contrairement à sa protectrice, Miss Carpenter a plus de mal à nouer des liens, avec les autres. Son caractère asocial, sociopathe l'empêche souvent, d'agrandir son cercle social. Dans le cadre, de rencontres avec de potentiels contacts, se révélant utiles à l'avenir.
Tout comme Kate, la jeune femme ne fait preuve, d'aucune empathie. Face à ses victimes, notamment. Au point où elle peut se porter volontaire, pour achever une mission ou pour torturer leurs cibles. Afin d'obtenir de plus amples primordiales informations.
Insensible, au malheur des autres. L'apprentie assassin, se délecte de la douleur, de ses proies.
Prétextant parfois qu'un contrat n'en est pas un, si l'on ne prend pas de plaisir, à tourmenter ses petits pantins.
Bien que Katerina, soit connue pour être efficace et sans remord, face aux fourmilles qu'elle écrase aisément.
Sa protégée, redouble de cruauté et peut se montrer, encore plus impitoyable.
Selon la leader, Jen a un énorme potentiel et pourrait certainement devenir, l'une des tueuses à gages. Les plus prolifiques des Etats-Unis.
Jennyfer Carpenter Libre feat. Billie Eilish (choix d'avatar Libre) Type de lien Apprentie & Protégée Status L
Il n’était pas né dans leur monde. Pas dans cette bourgeoisie où le pouvoir se transmet autour d’un verre de whisky hors de prix et de faux sourires parfaitement maîtrisés. Lui venait d’ailleurs. D’un milieu plus rude, plus modeste peut-être, mais avec cette ambition féroce dans le regard. Celle des hommes qui refusent de mourir anonymes.
Le père d’Eileen l’a remarqué très tôt. Intelligent. Charismatique. Calculateur parfois. Brillant surtout. Il lui a offert une place dans son univers, finançant ses études et lui ouvrant les portes d’un monde auquel il n’aurait jamais dû appartenir.
Puis il y a eu elle.
Eileen Byrne. La fille inaccessible. Celle qui portait déjà dans ses silences les traces d’une violence qu’elle ne nommait pas encore. Elle se méfiait de lui dès le départ. Pensait qu’il n’était qu’un opportuniste de plus attiré par le prestige de son nom ou la fortune familiale.
Il aurait pu jouer ce rôle-là.
Mais il est resté.
Il a appris à la connaître derrière ses murs. Derrière sa colère. Derrière ses sourires polis et ses regards glacials. Là où d’autres auraient voulu la posséder, lui a voulu la comprendre… même si cela signifiait parfois la modeler à son image.
Leur relation est devenue une évidence violente. Passionnelle. Dévorante. Ils se sont construits ensemble autant qu’ils se sont détruits par moments. Il est devenu son partenaire, son amant, son refuge, parfois même sa dépendance émotionnelle.
Il connaît chaque cicatrice qu’elle dissimule sous ses robes élégantes. Il a vu ses crises de panique, ses colères, ses rechutes émotionnelles. Il sait combien elle déteste perdre le contrôle, combien elle a peur d’être faible.
Et pourtant… entre eux, le contrôle a toujours été un jeu dangereux.
Durant des années, ils ont trouvé leur équilibre dans une relation intense où amour, domination, désir et besoin de pouvoir s’entremêlaient constamment. Ils ont partagé leurs draps avec d’autres. Exploré leurs limites. Cherché à survivre à leurs propres démons dans des nuits d’excès où ils avaient l’impression de pouvoir tout oublier.
Aujourd’hui encore, ils s’aiment avec cette intensité presque toxique qui rend impossible l’idée même de se quitter réellement.
Mais quelque chose s’est fissuré.
Parce qu’Eileen change.
Parce qu’elle reprend peu à peu le contrôle sur certaines parties d’elle-même.
Parce qu’un autre homme a commencé à trouver sa place dans sa vie.
Au départ, Apollon n’y voit qu’une menace.
Un homme de plus.
Une présence passagère.
Quelqu’un qui finira par disparaître comme les autres.
Puis Theodore reste.
Et plus le temps passe, plus il devient difficile de l’ignorer.
Parce qu’il comprend Eileen d’une manière différente.
Parce qu’il lui apporte quelque chose qu’Apollon ne sait plus toujours lui offrir.
Parce qu’au lieu de détruire l’équilibre déjà fragile de leur couple, sa présence semble parfois le révéler.
La situation devient alors bien plus complexe qu’un simple triangle amoureux.
Car il arrive que la fascination ne naisse pas uniquement entre deux personnes.
Et pour la première fois depuis longtemps, Apollon découvre que la jalousie et l’attirance peuvent parfois emprunter des chemins étrangement similaires.
Reste à savoir s’ils finiront par s’affronter... ou par accepter que certaines histoires refusent de suivre les règles habituelles.
APOLLON Libre feat. Richard Madden Type de lien Amants • Âmes liées • Partenaires • Destructeurs Status Officiel • Fusionnel • Fragilisé Ava
Au départ, il n’était qu’un visage parmi d’autres. Une rencontre de circonstance. Une présence agréable dans une vie déjà bien trop chargée de complications. Eileen pensait pouvoir contrôler cette relation comme elle contrôle tout le reste : avec distance, élégance et suffisamment de détachement pour ne jamais réellement tomber.
Mais Theodore a fissuré quelque chose.
Peut-être parce qu’il ne l’a jamais regardée comme les autres le faisaient. Il n’a pas cherché à impressionner l’héritière Byrne. Pas cherché à dompter la femme sophistiquée derrière les robes hors de prix et les regards froids. Il a vu la fatigue sous le maquillage impeccable. Les silences lourds. Les cicatrices invisibles.
Et surtout… il ne lui a jamais demandé d’être autre chose qu’elle-même.
Avec lui, Eileen découvre une dynamique différente de tout ce qu’elle a connu jusque-là. Quelque chose de plus calme. Plus sincère peut-être. Une relation où elle n’a pas constamment besoin de lutter pour garder le contrôle ou prouver sa valeur.
Ce qui devrait être rassurant est devenu terrifiant.
Parce qu’elle aime déjà quelqu’un d’autre.
Parce qu’Apollon existe encore dans chacune des fibres de son être.
Parce qu’elle n’a jamais appris à aimer sans se consumer entièrement.
Theodore connaît l’existence d’Apollon. Il sait qu’il entre dans une histoire déjà construite, complexe, parfois toxique dans son intensité. Pourtant, il reste. Peut-être par attachement. Peut-être par fascination. Peut-être parce qu’il voit chez Eileen une femme qui mérite autre chose que la guerre permanente dans laquelle elle semble vivre depuis toujours.
Mais aimer quelqu’un comme Eileen Byrne n’a rien de simple.
Elle peut être douce un soir et disparaître émotionnellement le lendemain. Elle peut le regarder comme s’il était indispensable avant de dresser des murs infranchissables dès qu’elle sent la vulnérabilité gagner du terrain.
Et malgré tout cela… Theodore s’attache.
Le problème est peut-être là.
Parce qu’Eileen commence elle aussi à ressentir quelque chose de dangereux. Quelque chose qui ressemble à une possibilité d’avenir. Une stabilité qu’elle pensait ne jamais pouvoir atteindre.
Et plus le temps passe, plus Theodore réalise que le véritable problème n’est peut-être pas Apollon.
Parce qu’il était plus simple de le considérer comme un obstacle.
Un rival.
L’homme qui occupait déjà la place qu’il aurait voulu avoir.
Mais la réalité s’avère bien plus déroutante.
Au fil du temps, Theodore découvre derrière le nom une personne bien réelle. Un homme imparfait, profondément attaché à Eileen, capable de comprendre certaines de ses blessures mieux que quiconque.
Et contre toute logique, il devient difficile de le détester.
Une confiance fragile peut naître.
Une compréhension inattendue.
Peut-être même une forme de fascination réciproque.
Car parfois, les sentiments refusent d’emprunter les chemins que l’on avait prévus.
Et Theodore pourrait découvrir qu’il n’est pas seulement attiré par la femme qui se tient entre eux.
THEODORE Libre feat. Ben Barnes Type de lien Amants • Confidents • Tentation • Indécis Status Naissant • Secret • Dangereux Avatar Négociabl
Le velours rouge du rideau sépare deux mondes qui s’alimentent et se déchirent.
Sur scène, l’art éclate en pleine lumière : un vertige de plumes, de rires fardés et de corps suspendus au-dessus du vide. C'est ici que l’illusion devient vérité. Mais dans la pénombre des coulisses, là où le parfum bon marché croise le murmure des verres de cristal, se joue une tout autre chorégraphie. Le véritable pouvoir ne porte pas de costume de scène ; il s'habille d'ombres, tire les fils invisibles des destins et scelle les accords.
Dans ce clair-obscur permanent, la raison vacille et les passions s’exaltent. Les silhouettes négocient l'avenir sur un coup de dé, menées par des élans que le monde extérieur jugerait insensés. Pourtant, à l'abri des regards, la frontière s'efface : c'est souvent au cœur de ces décisions suspendues à un fil, les plus folles et les plus téméraires en apparence, que se cache la plus implacable des sagesses.
L'écrin de vos vices au cœur de L.A. Cabaret indécent où le velours cache l'inavouable. L'ivresse de la nuit vous attend. — (Interdit aux -2
Je comprends pourtant cette hésitation qui vous cloue au sol : la crainte de voir notre établissement s'écrouler sous le poids de ses promesses avant même d'avoir pris son envol, poussant la masse à observer depuis le bas-côté la chute de l'édifice. Mais détrompez-vous :
Nous n'avons aucune intention de disparaître.
Pourtant, tout ne fut pas aisé ; mais c'est le cas de tout ce qui vaut la peine d'être fait. On m'a rapporté qu'une de nos premières lettres avait finie dans la boue, piétinée par un passant dont la moralité semblait aussi fragile que le papier qu'il détruisait. Son verdict ? Le cabaret ne serait qu'un sanctuaire de luxure et de brutalité gratuite.
Quelle charmante naïveté.
On se méprend si souvent sur cette dichotomie stérile du bien et du mal. On s'obstine à chercher le vice dans l'indécence éclatante, dans la violence ou la fureur des rues. La vertu n'est, la plupart du temps, qu'une lâcheté qui n'a pas encore trouvé son occasion. Observez attentivement ces parangons de morale, ceux qui crient au loup avec le plus de ferveur : ce sont toujours les premières brebis prêtes à pousser leurs semblables sous les crocs de la menace pour s'acheter un misérable sursis.
Le véritable vice, le plus noir, prend racine dans cette fragilité dont certains et certaines se parent comme d'un bouclier. Se fourvoyer dans la prudence, se draper dans une gentillesse de façade pour ne froisser personne. Ce masque n'est qu'un linceul tissé de mensonges et de faux-semblants, cousu sur mesure pour dissimuler l'odeur de leurs propres peurs.
Vous craignez d'avancer pour ne pas érafler cette illusion.
Pourtant, sentez-vous ce souffle qui balaye la ville ? Un vent nouveau s'est levé, sifflant le changement à travers les fissures de nos certitudes. L'ordre vacille, et dans les failles de ce chaos naissant se dessinent des opportunités que les âmes tièdes ne sauront jamais saisir. C’est l'heure de tirer profit de l'orage, d'en récolter les fruits, plutôt que de chercher un toit pour s'en abriter.
Le sol du Velvet Sin n'a que faire des justes ; ses fibres sont faites pour étouffer le bruit des pas de ceux qui acceptent enfin leur nature. Ne restez pas sur le seuil à grelotter d'incertitude. Laissez vos derniers scrupules au vestiaire, avancez sous nos néons, et venez donc découvrir quelle nuance de noir vous appartient réellement.
Il serait regrettable de rester spectateur de votre propre effacement alors que la scène vous attend.
L'écrin de vos vices au cœur de L.A. Cabaret indécent où le velours cache l'inavouable. L'ivresse de la nuit vous attend. — (Interdit aux -2
L’ère du rouge sang et de l'or tapageur tire sa révérence. Le Velvet Sin entame sa mue et plonge dans de nouvelles teintes, drapant ses ombres d'un bleu nocturne et d'un violet électrique. Ne vous perdez pas en cherchant vos anciens repères : de nouveaux murs se sont dressés, d'épais tapis ont été déroulés et de vertigineux escaliers ont été soigneusement disposés pour accueillir curieuses et curieux au cœur de cette nouvelle atmosphère.
Au plaisir de vous voir fouler notre velours.
L'écrin de vos vices au cœur de L.A. Cabaret indécent où le velours cache l'inavouable. L'ivresse de la nuit vous attend. — (Interdit aux -2
c'est ok de rp comme on a envie.
les plumes poétiques sont belles.
les plumes classiques son belles.
les perso et trope clichés on adore aussi.
les fcs rares comme les fcs connus on aime.
on s'en fiche non ? juste on écrit.
on écrit pour oublier.
on écrit pour s'amuser.
et si ça nous fait kiffer,
qui peut juger ?
Elle est née à Los Angeles dans une famille simple et solide, le genre qui croit au travail, aux horaires fixes et aux dimanches tranquilles. Rien de chaotique, rien de bruyant. Une enfance droite, presque trop sage. Elle aurait pu devenir prévisible. Elle ne l’a jamais été. Petite dernière, elle a grandi entourée d’attentes discrètes : être raisonnable, être polie, être facile à vivre.
Elle approchait la vingtaine à l’époque du mariage de sa sœur. Témoin de son ainée, Isadora sentait une certaine pression. Elle portait une robe claire qu’elle n’avait pas choisie, des talons un peu trop hauts, et ce sourire poli qu’elle mettait quand elle ne savait pas quelle place prendre. Tout le monde semblait savoir quoi faire sauf elle. Les invités parlaient fort, riaient facilement, comme si l’air lui-même était plus léger ce jour-là. Sebastian lui avait 8 ans. Il portait un costume trop rigide, trop sérieux pour un enfant de son âge. Elle l’avait questionné sur le fait de ne pas jouer avec d’autres enfants puis elle était simplement restée là quelques secondes, à côté de lui, à observer la salle comme s’ils partageaient un secret. Le premier … en vérité. Plus tard, elle l’avait vu tenir l’alliance pendant la cérémonie. Ses doigts ne tremblaient pas. Son visage non plus. Ce souvenir lui était resté plus nettement que la musique, plus nettement que les discours. Elle ne se rappelait plus la couleur exacte des fleurs ni ce qu’elle avait mangé ce soir-là. Mais elle se souvenait parfaitement du regard de cet enfant trop calme.
Depuis la mort de sa soeur, elle sait que tout peut s’arrêter sans prévenir. Alors elle ne s’interdit plus grand-chose : sortie, relation ... et surtout celles charnelles avec son nouvel amant : Sebastian
Isadora Vance Libre feat. Emily Ratajkowski Type de lien Amants + Famille Status Naissant / Secret Avatar Nég
Bienvenue à Los Angeles. Le Velvet Sin n'est pas qu'un simple cabaret, c'est le cœur palpitant et secret de la nuit urbaine. Un huis clos feutré où l'élite, les âmes brisées et les créatures de l'ombre se croisent le temps d'un verre.
Ici, les secrets s'échangent contre du bourbon et les trêves se signent sur des banquettes en velours rouge. Laissez votre morale au vestiaire, choisissez votre poison, et asseyez-vous.
🍷 L'ADN DU CLUB :
Le Cadre : Un City RPG sombre et luxueux inspiré par le Continental de John Wick et l'aura poisseuse des films noirs.
La Plume : Liberté totale. Aucun minimum de mots exigé. Un rythme pensé pour des joueurs adultes ( 1rp tous les deux mois)
L'air de Los Angeles a ce goût métallique particulier, un mélange de pluie acide et de gaz d'échappement — Silas ne le sent plus. Il est une gargouille en costume trois pièces, plantée sous l'auvent bordeaux du Velvet Sin. Immobile. Ses mains, gantées de cuir noir, sont croisées dans son dos, une posture militaire qui contraste avec la débauche de jazz qui s'échappe des doubles portes à chaque nouvel arrivant.
Il ne regarde pas les visages. Les visages mentent. Il regarde les mains, les poches, la façon dont le tissu d'une veste tombe sur une hanche. La physique ne ment pas. Un objet en acier pèse. Il déforme la silhouette.
Un homme s'approche. La cinquantaine, le teint cireux, une odeur de gin bon marché mal dissimulée par une eau de Cologne hors de prix. C'est M. Kogan. Un habitué des tables de poker, un homme qui perd souvent et qui rit trop fort pour cacher sa panique.
Ce soir, Kogan ne rit pas. Il marche vite, trop vite. Sa main droite reste enfouie dans la poche de son imperméable beige. Il ne regarde pas Silas. Erreur.
— Bonsoir, Monsieur Kogan.
La voix de Silas est basse, un grondement de baryton qui ne semble pas sortir de sa gorge, mais des murs eux-mêmes. Il fait un pas de côté. Un seul. C'est suffisant pour barrer l'intégralité du passage. Son mètre quatre-vingt-onze devient soudain une falaise infranchissable.
Kogan s'arrête net, manquant de trébucher.
— Silas... Laisse-moi passer. Je suis pressé. Renzo m'attend.
— Renzo a tout son temps. Vous, en revanche, vous transpirez.
Le chef de la sécurité ne cligne pas des yeux. Son regard vert, fixe, déshabille l'âme du petit homme. Il voit la veine jugulaire battre la chamade sous le col de chemise humide. Il voit les doigts se crisper sur l'objet dans la poche.
— Je... Il fait chaud ce soir, bafouille Kogan. Allez, écarte-toi. Je suis un client VIP, bordel.
Kogan fait le geste d'avancer. Silas ne le touche même pas. Il se contente de pencher légèrement la tête, comme un chien de chasse repérant une anomalie.
— Votre imperméable, dit Silas doucement. Le côté droit pend plus bas que le gauche. Environ six cents grammes. Un calibre .38, je dirais ? Peut-être un Smith & Wesson ?
Le silence tombe, lourd et gluant, couvrant le bruit de la circulation. Kogan devient livide.
— Je ne sais pas de quoi tu p...
— Monsieur Kogan.
Silas fait un pas en avant, envahissant l'espace vital de l'homme. Il baisse la voix jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un murmure intime, terrifiant.
— À l'intérieur, c'est un sanctuaire. Dehors, c'est la jungle. Si vous essayez d'entrer avec ça, je vais devoir vous le prendre. Et je ne demande jamais les choses deux fois. Si je dois poser mes mains sur vous, Monsieur Kogan, je vous assure que les vôtres ne seront plus d'aucune utilité pour distribuer les cartes, ni pour quoi que ce soit d'autre, dans un futur très proche. Ce serait dommage de gâcher un si beau toucher pour un simple morceau d'acier.
Il laisse la menace flotter, suspendue dans l'air froid. Il n'y a aucune colère dans ses yeux, juste une promesse administrative de violence. Une certitude mathématique.
La main de Kogan tremble dans sa poche. Il déglutit péniblement, écrasé par l'aura de prédateur qui émane du Cerbère. L'envie de vengeance, la dette, la colère... tout s'évapore face à l'instinct de survie le plus primaire.
L'homme recule d'un pas. Puis deux.
— J'ai... J'ai oublié quelque chose dans ma voiture.
— C'est ce que je pensais, répond Silas, reprenant sa position initiale, le dos droit, le visage de marbre.
Il regarde Kogan s'éloigner précipitamment dans la nuit, sa silhouette voûtée disparaissant sous la pluie. Silas ajuste imperceptiblement ses manchettes. Le danger est écarté sans qu'une seule goutte de sang n'ait taché le tapis rouge.