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@agrouchywanderer
Winter running !
Nature vs civilization.
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J’ouvre un œil puis les volets, regarde dehors et bouscule mon corps sur la terrasse. Il fait glacial et moche. “Toi-même” me répond le ciel. Soit, ça m’apprendra. Je rentre saucissonner mes …
Il est aussi notoire et même proverbial que l’offenseur, quand son crime lui vaut un grand surcroît de richesse, ne s’attire pas souvent la punition rigoureuse ou l’infini opprobre que le simple code moral lui infligerait dans sa naïveté. Le voleur ou le chevalier d’industrie qui s’est grandement enrichi par ses rapines a plus de chances de se dérober aux rigueurs de la loi que le menu fripon ; il recueille en bonne renommée d’assez coquets intérêts de ses nouvelles richesses, puisqu’il sait dépenser d’honnête façon ce qu’il a irrégulièrement acquis.
Les signes de chertĂ© se font accepter comme Ă©lĂ©ments de beautĂ©. Ils flattent l’œil en parlant de haut prix et d’honneur, et ce plaisir se mĂŞle au charme du galbe et du coloris. “Absolument ravissant !”. Après analyse esthĂ©tique, il arrive souvent que l’on puisse traduire approximativement par “pĂ©cuniairement honorifique !”. Â
Un consommateur qui voudrait à toute force, tel Diogène, éliminer tous les éléments d’honorabilité ou de gaspillage serait dans l’incapacité de se fournir à ses besoins les plus insignifiants sur le marché moderne.
Théorie de la classe de loisir, Thorstein Veblen, 1899... Diantre, il en aurait des choses à dire aujourd’hui !
Neige, vignes et châteaux
En effet, tout est permis si Dieu n’existe pas, et par conséquent l’homme est délaissé, parce qu’il ne trouve ni en lui, ni hors de lui une possibilité de s’accrocher. Il ne trouve d’abord pas d’excuses. Si, en effet, l’existence précède l’essence, on ne pourra jamais expliquer par référence à une nature humaine donnée et figée ; autrement dit, il n’y a pas de déterminisme, l’homme est libre, l’homme est liberté. Si d’autre part, Dieu n’existe pas, nous ne trouvons pas en face de nous des valeurs ou des ordres qui légitimeront notre conduite. Ainsi nous n’avons ni dernière nous, ni devant nous, dans le domaine numineux des valeurs, des justifications ou des excuses. Nous sommes seuls, sans excuses. C’est ce que j’exprimais en disant que l’homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu’il ne s’est pas créé lui-même, et par ailleurs cependant libre, parce qu’une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait. L’existentialiste ne croit pas à la puissance de la passion. Il ne pensera jamais qu’une belle passion est un torrent dévastateur qui conduit fatalement l’homme  à certains actes, et qui, par conséquent, est une excuse. Il pense que l’homme est responsable de sa passion. L’existentialiste ne pensera pas non plus que l’homme peut trouver un secours dans un signe donnée, sur terre, qui l’orientera ; car il pense que l’homme déchiffre lui-même le signe comme il lui plaît. Il pense donc que l’homme, sans aucun secours, est condamné à chaque instant à inventer l’homme.
L’existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre
“Dans sa marche en avant vers le conquête planétaire, le marché, lui, ne s’est pas endormi. En se mondialisant, il a sapé les bases de cet « État-providence ». Il n’a certes pas détruit l’État comme machine oppressive à son service (et de plus en plus), mais il a détruit L’État comme nation de citoyens, et l’État comme système social de contre-pouvoirs. Résister à ces processus est une nécessité pour la survie même de la planète et de l’humanité.”
Décoloniser l’imaginaire, Serge Latouche
“Les pays dont, aujourd’hui, on vante les grands succès scolaires, en partie les pays scandinaves, sont tous des pays qui, il y a une vingtaine d’années, ont réformé radicalement leur système scolaire. Au fond ils gagnent parce qu’ils ne sont pas catholiques. Pas républicains. Ils sont protestants tristes. Et donc ils sont pragmatiques.”
François Dubet, Déclin de l’institution et conflit de principes, conférence à l’Universitat Oberta de Catalunya
Tant que nous ne prendrons pas conscience du rite par lequel l’école forme l’homme condamné à la consommation du progrès, il nous est impossible de briser le cercle magique et de faire apparaître une économie nouvelle.
Une société sans école, Ivan Illich
“Ce futur, si nous voulons pouvoir y vivre, il me semble que tout dépend d’abord de notre volonté de choisir une existence active, j’entends qui ne s’abandonne pas à la passivité de la consommation.
Que faire si nous n’avons pas la force de trouver une façon de vivre où il nous soit permis d’être spontanés, indépendants et pourtant proches d’autrui ?
Il ne nous resterait plus que cette existence où nous ne savons que sacrifier et détruire, produire et consommer, comme si nous étions enfermés dans une salle des pas perdus en attente d’un train qui ne nous emmènera que vers une terre vaine et détruite.”
Une société sans école, Ivan Illich
Comme nous ne sortions d’une zone industrielle que pour replonger dans une autre, d’un coup de bus, on s’est évadées. Je n’en aime ni la facilité, ni l’imposture : faux pèlerin. Mais je détes…
En route ! Nous sommes parties de Cadix à la mi-janvier, laissant à regret la côte méditerranéenne ensoleillée, mais impatientes de marcher. En route pour Séville ! Au loin, le port industriel de C…
Cet hiver, de la mi-décembre à la mi-mars, j’ai marché avec ma soeur sur les chemins de Saint-Jacques. De Cadix à Finisterra, nous avons suivie principalement la Via Della Plata, la route d&r…
Au commencement, je n’aimais pas la randonnée. Ce sport de grands-parents, de club du troisième âge. Sauf quand, il s’agissait d’aller se casser les pattes dans les Pyrénées. Moi, j’étais cycliste.…
Bienvenue sur mon blog ! Randonneuse depuis quelques années, j’ai longtemps eu envie d’écrire à ce sujet, trouvant parfois difficilement ce que je cherchais en ligne, voir pas du tout. …
Bienvenue sur mon blog ! Passionnée par la randonnée depuis quelques années, il a bien fallu que je me rende à l’évidence ; mes élucubrations de marcheuse intéressent peu ou pas mon entourage…