Avant son départ (pour le Congo), Tintin s’est fait équiper “Au Bon Marché”
Le “Bon Marché” de Bruxelles n’était, à son origine en 1845, qu’un modeste commerce de tissus. Certes, très bien situé en face de la gare du Nord (place Rogier) et au débouché de la rue Neuve, la plus grande rue commerçante de Belgique.
Vers 1860, un certain François Vaxelaire, ancien commis de grand magasin parisien, reprend l’affaire à ses patrons et la fait fructifier. Petit à petit, le commerce va s’agrandir au fil du rachat des maisons voisines pour devenir un véritable “grand magasin” à la parisienne qui occupera presque tout l’îlot.
On y trouvait de tout : draps, vêtements, casseroles, jouets (dont le fameux Royaume de Saint-Nicolas), fruits et légumes, restaurant et... de quoi s’équiper pour partir dans les colonies !
Après plus de 100 ans de succès florissant, le modèle commercial va cependant progressivement s’épuiser à Bruxelles. La bourgeoisie s’établit en périphérie et découvre les joies de l’hypermarché (le Superbazar d’Auderghem ouvre en 1961) et des shopping centres (Woluwé en 1968).
En 1969, le Bon Marché fusionne avec l’Innovation puis, en 1974, avec GB pour former le Groupe GB-Inno-BM. Finalement, le grand magasin fermera définitivement ses portes en 1983.
En 2003, le bâtiment fut profondément transformé en complexe de bureaux comprenant également une entrée du centre commercial City 2, créé en 1978 à l’arrière du BM et lui aussi remis à neuf pour l’occasion. Seuls certains éléments des façades d’origines furent maintenus.
illustration : Couverture du Petit Vingtième 1930
sources : Historique Carrefour corporate, France and Belgium : Le Bon Marché, architectes Vizion, RTBF, Le Soir









