Galeux galette
je.
je.Â
quoi je.
quoique.
quoiquâil en coĂ»te.Â
peut-ĂȘtre que ces larmes qui coulent sont autant de mots qui roulent, jamais arrĂȘtĂ©s par lâidĂ©e de la lettre, ce graphĂšme-prison qui ne saurait traduire ce moi-peau, cette enveloppe sclĂ©rosante, ce poids. ce toit. câest moi. ce vide qui a grandi et lâesprit qui sâen trouve brisĂ©. chaque fois brisĂ© dans lâabandon, plus brisĂ©, plus cassĂ©. ce vide insondable qui devient bĂ©ton.Â
est-ce mon nouveau moi? ma nouvelle peau ? mon nouveau sanctuaire ? Â
jâai besoin quâon mâaime et quâon mâaide Ă guĂ©rir mes blessures.
jâai besoin quâon mâaide Ă marcher avec amour et sĂ©rĂ©nitĂ© dans cette vie.
jâai besoin dâarrĂȘter de pleurer pour y voir plus clair.Â
triste colĂšre. malheureuse rage. sous ce ciel bat mon orage, peut ĂȘtre que cette pluie est bienfaitrice ? je me sens juste mal-aimĂ©.
aimĂ© car. aimĂ© parce que. aimĂ© quand. aimĂ© si. et mais si on apprenait tous Ă sâaimer ? Ă semer ? je me sens si triste de ce monde qui est le mien. demain, je sentirai peut-ĂȘtre que jâaurai assez de force, mais pour aujourdâhui, je vais pleurer toute a tristesse de ce monde. si nous sommes assez dâyeux pour pleurer, alors les autres seront heureux. et on fera tourner la roue. encore un tour, et puis un autre. tous ces tours sur soi-mĂȘme, cette danse dans le remous des vagues, dans une euphorie Ă©clatante jusquâau fracas abrupt et silencieux contre la roche. la mouse sâaccumule et finit par repartie avec lâeau dĂ©jĂ changĂ©e.








