CINDY SHERMAN, UNTITLED # 603, 2019, IMPRESSION SUR MĂTAL PAR SUBLIMATION THERMIQUE. AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE L'ARTISTE ET DE METRO PICTURES, NEW YORK.
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CINDY SHERMAN, UNTITLED # 603, 2019, IMPRESSION SUR MĂTAL PAR SUBLIMATION THERMIQUE. AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE L'ARTISTE ET DE METRO PICTURES, NEW YORK.
Durant ce printemps, Cindy Sherman inaugurera une exposition d'autoportraits androgynes Ă Metro Pictures en septembre. C'est une sĂ©rie rĂ©volutionnaire d'Ćuvres indĂ©niablement Ă©lĂ©gantes: dans l'une, Sherman porte un T-shirt sĂ©rigraphiĂ© avec une image de sa sĂ©rie cinĂ©matographique 1980-1981 Projections d'Ă©cran arriĂšre , dans laquelle elle se rend alternativement en femme d'Ăąge moyen, en fille kidnappĂ©e, et une femme fatale. Le Sherman portant la chemise - tous les cheveux courts, mouchetĂ©s d'argent, les cĂŽtĂ©s et le dos lissĂ©s, les mains enfoncĂ©es dans les poches d'un manteau en poils de chameau - nous regarde avec un intĂ©rĂȘt amusĂ©. C'est un contraste comique opportun, mais unifiĂ© par, dans les mots de Sherman, «l'amour d'un personnage».
On pourrait sentir un modĂšle Ă©merger, ne serait-ce qu'en raison des rĂ©vĂ©lations tardives que de nombreux hommes puissants ont une capacitĂ© incassable Ă acheter l'impunitĂ© sexuelle. Les Ćuvres d'art contemporaines mettent certainement en lumiĂšre leur moment politique actuel, bien que l'intĂ©rĂȘt du grand art soit qu'il rĂ©siste au temps. Si l'art est vital pour sa capacitĂ© Ă Ă©clairer les ruptures dans l'imagination populaire, ce motif pourrait indiquer que le mĂąle blanc et droit est finalement devenu suffisamment plat pour ĂȘtre un objet de fascination, par opposition Ă une reprĂ©sentation du pouvoir. Cela indique que notre Ă©poque a ouvert la voie pour voir son expĂ©rience comme perplexe, potentiellement dangereuse, Ă tel point que lui aussi mĂ©rite d'ĂȘtre examinĂ©, scrutĂ© et objectivĂ©.
Ă un Ăąge prĂ©coce, c'Ă©tait la description de travail de la muse, un objet de convoitise pour ses contradictions pernicieuses - innocentes et sĂ©duisantes; grotesque et beau; corrompu et vertueux; humain mais pas humain. Ou cela pourrait aussi ĂȘtre la description du joker, une autre figure qui comprend ces polaritĂ©s. Dans le cadre de la vie quotidienne, la muse et le farceur peuvent se reconnaĂźtre mutuellement une qualitĂ© vulnĂ©rable, cette attente douloureuse d'ĂȘtre regardĂ©e sans ĂȘtre vue. Il n'est donc pas trĂšs surprenant que le clown et la muse aient Ă©tĂ© des sujets importants dans l'Ćuvre de Sherman, leurs esprits Ă©tant largement prĂ©sents dans ces nouvelles Ćuvres, tous deux soulignant la façon dont nous nous dĂ©plaçons pour nous adapter Ă notre canon culturel. Et pourtant, ce qui rend cette nouvelle sĂ©rie si exceptionnelle, c'est qu'elle indique, cependant subtilement dans son manque de fĂ©minitĂ© d'origine.
Certes, si Sherman est devenue emblĂ©matique de la culture populaire pour ses reprĂ©sentations de femmes, cette nouvelle sĂ©rie, toutes sublimĂ©es par teinture sur de grandes tĂŽles, n'est certainement pas la premiĂšre fois qu'elle explore l'androgynie. En 1980, Sherman et son partenaire d'alors, Richard Prince, ont pris des photos les uns des autres, portant Ă la fois la mĂȘme perruque (un bob New Wave des annĂ©es 1980) et une tenue (chemise blanche, veste de costume noire - plus Saint Laurent que masculin). Ils apparaissent cĂŽte Ă cĂŽte comme un diptyque, chaque image Ă©tant un gros plan Ă©troitement recadrĂ©e, avec leurs visages Ă©clairĂ©s par la lumiĂšre du clair-obscur. Si l'androgynie de Helmut Newton est honnĂȘte avec la dynamique de genre de l'Ăšre Bowie, les dĂ©tails les plus petits mais incontournables vont au-delĂ de toute stylisation cosmĂ©tique. En 2003, c'est la sĂ©rie de clowns de Sherman qui a effacĂ© le sexe, dĂ©peignant son visage en couches de masques de peinture, la laissant reconnaissable uniquement par ses deux yeux perçants, humains au point d'universel: chacun se sent comme un vestige d'un ĂȘtre, de petites braises qui pourrait brĂ»ler en cas de contact.
Source : https://garage.vice.com/en_us/article/xg8qy7/mask-4-masc
Recently, artists like Cindy Sherman, Lisa Yuskavage, and John Currin, have turned their gaze upon the male or androgynous figure. Allese Th
CINDY SHERMAN, UNTITLED #213 [HISTORY PORTRAITS/OLD MASTERS], 1989
Untitled #228 âHistory Portraitsâ,Cindy Sherman, 1990
Cindy Sherman was living in Rome when she began her series of âHistory Portraitsâ (1988â90), a suite of intentionally peculiar images through which she investigates the representation of individuals in Old Master and other historical varieties of portrait paintings. Though she had access to many iconic works of art in Italy, she chose not to see them in person. As she explained: âI was living in Rome but never went to the churches and museums there. I worked out of books, with reproductions. Itâs an aspect of photography I appreciate, conceptually: the idea that images can be reproduced and seen anytime, anywhere, by anyone.â2
Sherman served as model, set-dresser, and photographer for her âHistory Portraits.â Drawing from a range of art-historical styles and periods, including the Renaissance, Baroque, Rococo, and Neoclassical, and alluding to canonical paintings, she used costuming and settings to transform herself into the historical-looking male and female figures at the center of each photograph. Full of obvious prostheses, bad wigs, and theatrical makeup, the images are made to appear artificial. By revealing her disguise, she demonstrates that her pictures are constructs; through them, she draws attention to the staged and often mannered nature of historical portrait paintings, while also playfully mocking the discipline of art history.
Among these pictures is Untitled, Number 228 (1990), a full-length portrait of the artist as the biblical heroine Judith, who is said to have rescued the Israelites from the invading Assyrian general Holofernes by seducing and beheading him. Judith was a popular and frequently depicted subject, and Sherman based her own portrait on paintings by numerous Renaissance and Baroque artists. In keeping with the grand scale and forceful visual impact of these earlier paintings, Shermanâs photograph is nearly seven feet high by four feet wide and filled with richly patterned, color-saturated fabrics. Filtered through the lens of the camera, these fabrics seem sumptuous, but they are, in fact, cheap knockoffs from secondhand stores. As the artist described: âI would go to a Salvation Army and look for certain kinds of costume-y things. But so much of it was junky stuff.â3
Sherman shows Judith standing against a backdrop of brocaded cloth, dressed in an iridescent, voluminous crimson robe and holding the masklike head of Holofernes in one hand, a blood-smeared knife in the other. Her feet, planted firmly on the dirt ground, are slightly spread and appear incongruously large and thick. With her head slightly cocked, she stares ahead with a placid face, her expression open to many different speculations about her mental and emotional state in the aftermath of the violent actâand in keeping with the ambiguity that the artist builds into all of her work.
Source :Â https://www.moma.org/learn/moma_learning/cindy-sherman-untitled-number-228-1990/
Adopting a variety of guises and costumes, Samuel Fosso has spent a lifetime subverting cultural stereotypes with his performative self-port
Samuel Fosso est un photographe qui se rapproche du travail de Cindy Sherman : il nâhĂ©site pas Ă jouer avec les coustumes et les dĂ©cors.
1. Le Caravage, Autoportrait en Bacchus, v.1594, huile sur toile, 66 x 52 cm, Rome, Galleria Borghese
2.Cindy Sherman, Untitled #224 [History Portraits/Old Masters], 1990.
Lâauteur compare Untitled #224 (1990) de Cindy Sherman au Bacchus du Caravage (v.1594, Rome, Galerie BorghĂšse) dans lequel lâartiste se reprĂ©sente sous les traits du Dieu de la vigne et de lâIvresse. Le jeune homme est ici reprĂ©sentĂ© accoudĂ© sur une tablette en pierre sur laquelle repose des pĂȘches et une grappe de raisins noirs. CouronnĂ© de feuilles de lierre, vĂȘtu dâune toge Ă lâantique rĂ©vĂ©lant une Ă©paule musclĂ©e, il tient de sa main droite une grappe de raisins verts contre sa poitrine, comme sâil allait presser le jus du fruit divin.
Lâautoportrait a suscitĂ© de nombreuses interrogations chez les historiens en raison de la carnation verdĂątre du modĂšle (pouvant laisser penser que ce dernier est malade). Pour Joanna Woods-Marsden, ce dĂ©tail ne doit pas ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme le symptĂŽme dâune maladie. Au XVIĂšme siĂšcle, lâextase bachique Ă©tait considĂ©rĂ©e comme une mĂ©taphore de lâinspiration poĂ©tique et artistique. Lâexpression du visage de Bacchus sert donc ici Ă rĂ©vĂ©ler lâivresse artistique divine nĂ©cessaire Ă la crĂ©ation, mais source de joie et de souffrance.
Dans Untitled #224, Cindy Sherman se travestit sous les traits du dieu Bacchus. Afin dâaugmenter la masculinitĂ© de son corps, elle va mĂȘme jusquâĂ appliquer du maquillage sur son bras et son dos pour imiter la musculature du portrait de Caravage. Ici, contrairement au prĂ©cĂ©dent tableau, nous ne sommes plus dans une forme de parodie ou de simulacre, Cindy Sherman tente dâĂȘtre la plus proche possible de lâĆuvre originelle : elle souhaite clairement ici que son modĂšle soit identifiable.
Source :Â https://tdcindysherman.wordpress.com/2014/04/14/jstor-org-etude-des-history-portraits-de-cindy-sherman/
1: Raphaël, La Fornarina, v. 1518-1519, huile sur panneau de bois, 87 x 63 cm, Rome, Palazzo Barberini
2:Â Cindy Sherman, Untitled #205 [History Portraits/Old Masters], 1989
Lâauteur compare Untitled #205 (1989) de Cindy Sherman Ă la Fornarina de RaphaĂ«l (1518-1519, Rome, Palazzo Barberini). Ces portraits de courtisane Ă©taient extrĂȘmement recherchĂ©s par les princes et nobles du XVIĂšme siĂšcle : les artistes livraient davantage une reprĂ©sentation de leur idĂ©al de beautĂ© que le portrait dâun modĂšle particulier.
Sur ce tableau de RaphaĂ«l, la femme est ici reprĂ©sentĂ©e Ă mi-corps, le buste nu et un turban de style oriental sur la tĂȘte. Le regard tournĂ© vers la gauche, elle semble retenir son voile transparent de la main droite pour se couvrir. Ce geste, qui rappelle la Venus Pudica, Ă©voque davantage une forme de sensualitĂ© et de dĂ©sir quâun rĂ©el geste de pudeur. Au contraire, Cindy Sherman ne propose pas le portrait dâune femme qui sâoffre au regard masculin : elle supprime toute forme de sĂ©duction. Les seins de la Fornarina sont remplacĂ©s par de « monstrueuses prothĂšses en fibre de verre ». Le buste dĂ©sirable du modĂšle de RaphaĂ«l est devenu un « un grotesque ventre de femme enceinte », les mains semblant dĂ©sormais davantage protĂ©ger lâutĂ©rus quâĂ©voquer la fausse pudeur de la femme. Enfin, le magnifique turban ornĂ© de bijoux nâest maintenant plus quâ« un torchon usĂ© et dĂ©chirĂ© ».
Mais la diffĂ©rence la plus importante se situe au niveau du regard : alors que le modĂšle de RaphaĂ«l a un « regard oblique et lascif » (occhi biechi e lascivi), incitant aux plaisirs sensuels, le modĂšle de Sherman prĂ©sente un regard plus frontal voire agressif, semblant accuser le spectateur de son Ă©tat de grossesse. Au terme de cette comparaison, lâauteur analyse donc lâUntitled #205 comme un commentaire fĂ©ministe remarquablement astucieux sur le sexisme qui entoure le regard des hommes, inhĂ©rent Ă lâidĂ©ologie de la Renaissance mais qui perdure encore aujourdâhui sur lâimage de la femme.
Source :Â https://tdcindysherman.wordpress.com/2014/04/14/jstor-org-etude-des-history-portraits-de-cindy-sherman/
SĂ©rie âFashionâ, Cindy Sherman, 1983/94
La sĂ©rie Fashion est issue dâune commande de Vogue français (dont on ne peut malheureusement pas retrouver les images sur le site) en 1981. Catherine Millet, prĂ©sidente dâArt Press, a raison dâĂ©crire, Ă propos de Sherman, que « ses images ne font peut-ĂȘtre jamais aussi peur que lorsquâelles se situent, comme celles que nous avons maintenant sous les yeux. dans cette « monstruositĂ© ordinaire » que a si vite fait de nous happer». Tel serait, peut-ĂȘtre, le sentiment dâinquiĂ©tante familiaritĂ©. Lâartiste rĂ©interprĂšte les codes et les rĂšgles de la presse de mode pour crĂ©er des images dĂ©rangeante qui dĂ©sobĂ©issent aux stĂ©rĂ©otypes normalement exposĂ©s dans ce genre de presse.
Les clichĂ©s sont aux antipodes des corps lisses et parfaits qui dĂ©filent habituellement, Sherman montre des « victimes de la mode », des femmes qui semblent essayer dâappartenir dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ă ce monde mais qui provoque lâĂ©pouvante.
Source :Â https://shermancindy.wordpress.com/2012/04/28/fashion-victim/
CINDY SHERMAN, UNTITLEDÂ [PINK ROBES], 1982
Les photographies de Sherman Untitled # 97 , 98 , 99 et 100 sont collectivement connues sous le nom de sa sĂ©rie 'Pink Robes'. Ils comportent un peignoir en chenille rose, le seul accessoire utilisĂ© dans cette sĂ©rie en dehors d'une serviette blanche et le bord ou le coin d'une chaise, en # 100. Dans les trois premiĂšres images, Sherman tient la robe contre son corps, se couvrant d'elle; dans la derniĂšre image, elle le porte. Les photographies ont Ă©tĂ© prises en gros plan afin que l'artiste remplisse entiĂšrement le cadre. Ils sont lĂ©gĂšrement plus grands que la taille rĂ©elle. Les images deviennent progressivement plus sombres Ă travers la sĂ©rie; dans chacun d'eux, l'arriĂšre-plan est trop sombre pour ĂȘtre visible.
Les «Pink Robes», sans mĂ©diation par des rĂ©fĂ©rences théùtrales ou cinĂ©matographiques, prĂ©sentent des portraits que de nombreux critiques ont interprĂ©tĂ© comme rĂ©vĂ©lant la «vraie» Cindy Sherman. Cependant cette lecture doit tenir compte des multiples Cindy Shermans opĂ©rant pour produire l'image, dont Sherman-le-rĂ©alisateur, l'assistante lumiĂšre et le photographe ainsi que Sherman-le-modĂšle. La dissimulation de son corps par l'artiste et son regard direct sur la camĂ©ra donnent lieu Ă des images qui contrecarrent tout dĂ©sir de possession par le spectateur par la connaissance visuelle, comme cela est fourni, quoique sous une forme illusoire, par une photographie traditionnelle Ă pli central. Ils dĂ©peignent une femme dans une situation qui implique une vulnĂ©rabilitĂ©, mais la lumiĂšre dĂ©croissante et l'expression de plus en plus hostile de Sherman suggĂšrent qu'elle se protĂšge en reculant dans les ombres sombres d'oĂč elle regarde avec dĂ©fi le spectateur.
Traduit de la page :Â https://www.tate.org.uk/art/artworks/sherman-untitled-97-p77728
Cindy Sherman â SĂ©rie Centerfolds/horizontals Untitled, 1981
Au dĂ©part une commande dâun portfolio par la revue ArtforumâŠqui finalement a refusĂ© de les publier en raison du caractĂšre vulnĂ©rable et de lâexpression inquiĂšte des personnages.Â
Source :Â https://art.moderne.utl13.fr/2013/06/cours-du-3-juin-2013/3/
YOU MAN - "BIRDCAGE"
Ce clip vidĂ©o, selon moi, se rapproche en quelques sorte du travail de Cindy Sherman dans le sens oĂč le clip théùtralise certain fait de la sociĂ©tĂ© et dĂ©nonce ces faits avec un titre provocateur : âBircageâ= âcage dâoiseauâ.
Rear Screen Projections, Cindy Sherman, 1980.
Rear Screen Projections, Cindy Sherman, 1980.
Cette sĂ©rie est la premiĂšre que rĂ©alise Cindy Sherman en couleur. Elle se photographie devant des projections de diapositives. Elle fait des rĂ©fĂ©rences au monde et aux images de la tĂ©lĂ©vision. Ce travail s'inspire Ă©normĂ©ment de son prĂ©cĂ©dent (untitled film stills), les deux questionnent la reprĂ©sentation de la femme dans la sociĂ©tĂ©.Â
Source :Â http://sopolinart.blogspot.com/2011/12/rear-screen-projections-1980-cindy.html
Untitled film stills, Cindy Sherman 1777/80
Cindy Sherman's Untitled Film Stills, 1977-80.
Cindy Sherman's Untitled Film Stills, a series of 69 black-and-white photographs created between 1977 and 1980, is widely seen as one of the most original and influential achievements in recent art. Witty, provocative and searching, this lively catalogue of female roles inspired by the movies crystallizes widespread concerns in our culture, examining the ways we shape our personal identities and the role of the mass media in our lives. Sherman began making these pictures in 1977 when she was 23 years old. The first six were an experiment: fan-magazine glimpses into the life (or roles) of an imaginary blond actress, played by Sherman herself. The photographs look like movie stills--or perhaps publicity pix--purporting to catch the blond bombshell in unguarded moments at home. The protagonist is shown preening in the kitchen and lounging in the bedroom. Onto something big, Sherman tried other characters in other roles: the chic starlet at her seaside hideaway, the luscious librarian, the domesticated sex kitten, the hot-blooded woman of the people, the ice-cold sophisticate and a can-can line of other stereotypes. She eventually completed the series in 1980. She stopped, she has explained, when she ran out of clichés.
Other artists had drawn upon popular culture but Sherman's strategy was new. For her the pop-culture image was not a subject (as it had been for Walker Evans) or raw material (as it had been for Andy Warhol) but a whole artistic vocabulary, ready-made. Her film stills look and function just like the real ones--those 8 x 10 glossies designed to lure us into a drama we find all the more compelling because we know it isn't real. In the there are no Cleopatras, no ladies on trains, no women of a certain age. There are, of course, no men. The 69 solitary heroines map a particular constellation of fictional femininity that took hold in postwar America--the period of Sherman's youth and the starting point for our contemporary mythology. In finding a form for her own sensibility, Sherman touched a sensitive nerve in the culture at large. Although most of the characters are invented, we sense right away that we already know them. That twinge of instant recognition is what makes the series tick and it arises from Cindy Sherman's uncanny poise. There is no wink at the viewer, no open irony, no camp.
In 1995, The Museum of Modern Art purchased the series from the artist, preserving the work in its entirety. This book marks the first time that the complete series will be published as a unified work, with Sherman herself arranging the pictures in sequence.
Source :Â https://www.artbook
Message de Sherman Ă propos de son travail sur âBus Ridersâ
Cindy Sherman a eu le tracas de parcourir plusieurs trajets en bus, d'observer des gens et de collectionner des personnages. Elle aurait pu les photographier comme Walker Evans, et Chris Marker l'on fait. Mais Sherman ne voulait pas capturer uniquement les passagers du bus. Elle a essayé de montrer autre chose.
Au fil de cette série, photo aprÚs photo, on constate une certaine tension entre le photographe et le sujet. Le photographié et la photographie sont révélés. Le déclencheur et les marques sur le sol montrent la photographie et les costumes hammy et le maquillage drÎle montrent le photographié. Dans chaque image, l'effet théùtral reste intact car nous voyons des ombres, des chaussures qui traßnent et une jambe saillante.
Traduit de la page :Â https://publicdelivery.org/cindy-sherman-bus-riders/
Cindy Sherman - Untitled (Bus Riders) , 1976-2000