“La tristesse du monde saisit les êtres comme elle peut, mais à les saisir elle semble parvenir presque toujours.”
— Céline, Voyage au bout de la nuit
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“La tristesse du monde saisit les êtres comme elle peut, mais à les saisir elle semble parvenir presque toujours.”
— Céline, Voyage au bout de la nuit
Il y a parfois des risques à voyager dans l'ignorance. Nous tâcherons d'éviter ce fleuve là, l'ignorance. Il serpente partout, il a mille affluents dont les crues soudaines sont dévastatrices. C'est le fleuve des maux, des guerres, des famines, il rejoint par deux fois le fleuve intolérance, aussi boueux que lui. Il est des peuples entiers qui s'y baignent, s'y lavent et se bénissent avec leurs eaux. Nous avons d'autres chemins et d'autres rendez vous.
Bernard Giraudeau (Le Marin à l’Ancre).
“le secret de l’oiseau : son vol ni son chant ne sont un métier ce sont des grâces consenties et ce privilège : il se nourrit de riens au ras du sol lui qui connaît infiniment la hauteur qu’est-ce donc que la poésie ? parole d’homme faite oiseau et dans cette parole montante essor de l’homme en lui-même au-dessus de lui-même demeure entre la mort des feuilles et la flamme des soleils”
— Jean-Pierre Siméon
“Comme elle recherche leur compagnie, aussi, à ces médiocres - mais plus elle l'obtient, plus elle se sent seule, et plus elle en recherche, plus les autres l'irritent, tout en continuant de l'attirer, de susciter la traîtresse, la tragique érubescence. Sa solitude se creuse par paradoxe.”
— “Virginia”, Emmanuelle Favier, Albin Michel, 2019, p. 186
“Mon beau navire ô ma mémoire Avons-nous assez navigué Dans une onde mauvaise à boire Avons-nous assez divagué De la belle aube au triste soir”
— Guillaume Apollinaire, La Chanson du mal-aimé (Alcools, 1913 )
“Peut-être que c'était mon malaise vis-à-vis du monde qui m'a fait perdre la place que j'y occupais.”
— “La Fracture”, Nina Allan, Tristram, 2019, p. 149
“Elle était perdue sans espoir dans ce monde trop vaste. Nous sommes tous perdus. Me retrouverai-je jamais ? pensa Hélène. A quoi bon ? A quoi bon les ongles qui s’accrochent et ce coeur qui voudrait ne plus vouloir et qui veut encore, et qui veut vouloir malgré soi ? Ne plus rien vouloir. Ne plus rien savoir. Être là simplement, tout occupée à entendre le glouglou tranquille de la vie qui fuit sans aller nulle part.”
— Simone de Beauvoir, Le Sang des autres
“Il faut inventer une raison d'être à chaque journée, ne pas se laisser gagner par le vide.”
—
Brigitte Giraud - Avoir un corps
“You have to invent a reason for being every day, do not let yourself be overcome by emptiness”
« Ce sont toujours les meilleurs et les plus nobles qui sont le plus détestés, car ils sont sincères et appellent les choses par leur nom. C'est la une faute impardonnable pour le genre humain qui ne hait jamais tant celui qui fait le mal, ni le mal lui-même, que celui qui lui donne son vrai nom. »
Giacomo Leopardi
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“Stop thinking all the time that you’re in the way, that you’re bothering the person next to you. If people don’t like it, they can complain. And if they don’t have the courage to complain, that’s their problem.”
— Paulo Coelho; “Veronika Decides to Die” (via minuty)
“You only have so much emotional energy each day. Don’t fight battles that don’t matter.”
— Joel Osteen (via minuty)
Brooch by Wilhelm Lucas von Cranach, Berlin, 1902 (via).
“Je te comprends, moi aussi je voudrais m'extraire de mon esprit.”
— La patience du diable, Maxime Chattam.
Stephen Doherty
The Secret Garden (1993)