Everything that kills me makes me feel alive â„
La fiction qui me fait dĂ©coller.Â

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@ellie-lefevre
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La vie haut en couleur
Je n'ai pas eu le temps d'Ă©crire hier alors je me rattrape aujourd'hui. Est ce que ça a vraiment une importance Ă©tant donnĂ© que personne ne me lit ? Bonne question. Enfin bon. Aujourd'hui j'ai Ă©tĂ© voir Sin City 2 au cinĂ©ma. Je n'avais pas vu le 1, et je ne connaissais absolument pas l'histoire avant d'y aller. Bon dĂ©solĂ©e d'avance mais je ne suis pas cinĂ©phile, alors il va me falloir au moins 30 lignes pour que je sorte un truc de pertinent. Alors, que dire de ce film haut en couleur "-bah non il est en noir et blanc !" ... -blaguepourrie- et bien et bien... J'ai adorĂ© le style du rĂ©alisateur. En noir et blanc avec seulement quelques touches de couleurs, j'ai trouvĂ© ça classe. Et puis c'est entre cartoon sanglant et image de synthĂšse, enfin bon d'un point de vue cinĂ©matographique, j'ai vraiment bien aimĂ©. Mais aprĂšs, je ne pense pas que j'irai le revoir deux fois. Jessica Alba est belle Ă mourir dedans, mais tout de mĂȘme. C'es typiquement le genre de film qu'on regarde tout en se faisant soi-mĂȘme des commentaires intellectuels dans sa tĂȘte. Enfin "intellectuel"... Ă chacun son niveau. Je ne suis pas sĂ»re que les miens Ă©taient trĂšs Ă©levĂ©s d'ailleurs. Je me contentais de regarder les couleurs en mode "tiens lĂ ils ont mis que ses yeux en verts pour faire ressortir son cĂŽtĂ© panterre Ă cette fille. Car c'est une "fĂ©line", elle est fourbe, maline, redoutable..." ou encore "tiens et lĂ elle est Ă©corchĂ©e au visage et ça lui fait des tĂąches ! Encore une fois on retrouve le cĂŽtĂ© panterre..." Bref, je suis restĂ©e bloquĂ© sur le mĂȘme personnage pendant tout le film. ça tombait bien : c'Ă©tait la mĂ©chante.
Je crois que j'adore les mĂ©chants dans les films d'ailleurs. Non en faite, je ne crois pas, j'en suis sĂ»re. Ils ont tellement plus la classe et les gentils sont tellement ennuyants... Ă mourir ! Et puis c'est tellement kiffant quand ils meurent justement. Que tout le cinĂ©ma cri "Nooon", et que toi tu cries "Noooon" et qu'il y a une part de ton cerveau qui te dit "Roh arrĂȘtes l'hypocrisie, si il Ă©tait pas mort, tu aurais Ă©tĂ© la premiĂšre Ă dire 'c'Ă©tait bien, mais ça aurait Ă©tĂ© plus stylĂ© si il avait crevĂ©'..." (Mon cerveau est quelqu'un de trĂšs terre Ă terre â„)
Bref, moi je préfÚre les méchants, les anti-heureux, ceux qu'on trouve cons, méchants, abrutis, batards. Les pétasses bimbos, les sportifs abrutis, les grandes soeurs casse-pieds, les petits-frÚres- (bon non pas les petits-frÚres, je déteste les enfants). De toute façon, les enfants ont les montre toujours gentils dans les films, innocents, adorables, toujours curieux et trÚs courageux. Cliché. Bref.
Je n'aime pas les personnages qui sauvent tout le monde, qui sont gentils tout le temps, comprĂ©hensifs, beaux, sympas... J'attends toujours le moment oĂč ils flanchent, et quand c'est le cas je me rĂ©gale ! Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un gentil qui fait fausse route, un gentil qui passe du cĂŽtĂ© obscure de la barriĂšre, un gentil qui devient mĂ©chant... ou plutĂŽt rĂ©el. Parce que je suis dĂ©solĂ©e, mais en vrai si il y a un tireur fou dans ton lycĂ©e, tu retournes pas dedans pour aller chercher les autres. De mĂȘme que si ton ennemi se transforme en un immense lĂ©zard vert, dĂ©solĂ©e mais je pense que ta prioritĂ© c'est de t'en sortir vivant et pas de le protĂ©ger. Et puis mince, qui se saccrifierait pour des vampires ?
Enfin bon bref, les sĂ©ries d'adolescents sont encore une Ă©nigme pour moi... Pour l'instant je me contente de les imiter et de les foirer totalement. Parce oui, si on enlĂšve le cĂŽtĂ© "je crĂšve pour toi" quand on regarde vite fait, leur vie Ă l'air plutĂŽt cool. Et eux ils ont l'air plutĂŽt cool. Et puis quand je regarde les gens dans la rue, j'ai l'impression qu'il y a des personnes qui arrivent Ă vivre leur vie comme dans un film. Mais pas moi. DĂ©finitivement pas moi. Ou alors je suis la parfaite parodie d'un teen-movie. Ce qui n'est pas mal non plus car au moins, j'ai le mĂ©rite de ne pas m'ennuyer. D'ailleurs, je crois que rien que pour ça, je n'Ă©changerai ma vie pour rien au monde. Ouai elle un peu naze des fois, mais c'est ce qui fait la beautĂ© des choses. Chaque matin, quand je me rĂ©veille, je sais que mes cheveux seront explosĂ©s, que je n'aurais pas le temps de me maquiller et que du coup, mon rouge Ă lĂšvres sera mal mis. Je sais que j'aurais un allure de "je-viens-de-me-reveiller-je-me-suis-habillĂ©e-n'importe-comment" parce qu'en plus d'ĂȘtre un choix, la plupart du temps, c'est vrai. Bref, je sais que ma journĂ©e va ĂȘtre semĂ©e d'embuches, que je vais croiser des gens en me disant "Pourquoi aujourd'huiii j'ai une tĂȘte affreuse??". Que je vais faire des trucs stupides et incohĂ©rents. Que je vais m'endormir sur mes notes alors que ma voisine de table sera en mode "big-smile-ce-matin-j'ai-bu-toutes-les-oranges-du-quartier" et moi je serais juste en mode "Je-suis-le-zombie-d'Ă -cĂŽtĂ©-et-j'avais-plus-de-lait-de-riz-pour-mes-cĂ©rĂ©ales". Je sais que je vais me dire "Pourquoi je ne peux pas ĂȘtre ce genre de fille Ă faire des tutos ? A montrer Ă quelle point je suis jolie et bien fringuĂ©e, et Ă quelle point je n'ai pas besoin de maquillage mĂȘme si je m'en mets trois tonnes.". Des fois je me dis que j'aimerais savoir faire la cuisine, me faire des salades qui ont l'air trop appĂ©tissantes... A la place de manger des tomates noyĂ©es sous du vinaigre balsamique. J'aimerais savoir faire des cupcakes, des smoothies colorĂ©es, et puis manger Ă©quilibrĂ©s le reste du temps... Avoir une vie de blogeuse, de vraie blogeuse. Pas de blogeuse looseuse comme je le suis. Mais bon, aprĂšs tout, je dĂ©teste les gens parfaits comme je dĂ©teste les gentils dans les films, alors c'est ce que je disais : ma vie de looseuse du quotidien me va parfaitement. Elle n'est pas rose, mais il y a pleins de couleurs. La plupart du temps, il y en a trop, mĂȘme qu'elles ne vont pas ensemble mais je trouve que l'atmosphĂšre qu'elles dĂ©gagent est plutĂŽt rassurant. Rassurant et imprĂ©visible Ă la fois. Bref c'est une harmonie d'imprĂ©vues et de routines pourries la vie d'une looseuse, mais au moins on ne fait pas complexer les autres et ça, ça fait de nous des vrais gentils. Alors ils peuvent se recoucher avec leur saccrifice parce que le vrai acte hĂ©roĂŻque qui existe dans ce monde, c'est de pouvoir sortir avec nos tĂȘtes de dĂ©terrĂ©s, nos fringues froissĂ©es, et nos poches sous les yeux. C'est de se dire "tant pis" "Tant pis pour les autres aprĂšs tout c'est ma vie, ils ne m'aimeront pas et puis c'est tout". Parce que ça aussi c'est du courage. Ignorer la perfection des autres pour ĂȘtre Ă l'aise dans son jemenfoutisme, ça c'est de la bravoure.
Bref, pour moi il n'y a pas plus héros que la personne qui ne l'est pas.
Elle parle...
VoilĂ , je me lance. ça va bien faire des mois que je me dis que je dois Ă©crire ce blog et puis ce soir, le voilĂ enfin. Alors je ne vous promets pas quâil sera trĂšs passionnants. Que mes Ă©crits seront passionnants. Que mes photos seront passionnantes. Je vous promets pas dâĂȘtre moi-mĂȘme trĂšs passionnante. Je vous promets juste que je vais rĂ©diger comme une fille de 19 ans, qui Ă la soif dâaventure. -et en Ă©crivant ça, je doute sĂ©rieusement que cette expression existe, mais bon, vous avez compris lâidĂ©e.-
Alors comme une fille de 19 ans, ça pourrait ĂȘtre comme un mec de 19 ans aussi. Comme une femme de 40 ans. Comme un homme de 60 ans. LâĂąge ne fait pas la maturitĂ©. Le sexe ne devrait pas donner le genre.
Je vous dis juste mon Ăąge et mon sexe par pur commoditĂ©, jâespĂšre que vous lâapprĂ©cierez.
Donc voilĂ , nous y sommes. Je mâappelle Ana. Ana avec un seul âNâ. Ana sans titre de noblesse. Ana sans Karenine⊠voilĂ pour la petite histoire. Enfin bref, je mâappelle Ana et je suis en fac de Sociologie. ClichĂ©. Etbien tant pis. La sociologie câest clichĂ© pour une fille qui se lance dans un blog Ă volontĂ© de vouloir ĂȘtre fĂ©ministe, câest clichĂ© mais câest utile. La sociologie câest pas synonyme dâavenir non plus, mais câest sympa. On y rencontre des gens sympas et on y apprend des trucs plutĂŽt cool. Pas que les choses le soient, loin de lĂ , mais câest des trucs quâon se dit âTiens, ça sâest bon Ă savoir, jây penserai la prochaine fois !â. Et puis câest pleins de petits trucs comme ça qui font quâon y pense, quâon y pense et quâun beau jour, on Ă©crit dessus⊠Alors je ne vous promets pas non plus dâavoir une parole trĂšs scientifique. Je ne suis quâen L2 et mes pensĂ©es sont encore en construction. Oui en construction ça doit bien ĂȘtre le terme. Parce quâil y a des jours ou je pense âouiâ et dâautres oĂč je vais affirmer le ânonâ. VoilĂ , je suis comme ça aussi. IndĂ©cise. Et je ne sais absolument pas prendre de dĂ©cision. ClichĂ©. En faite, je crois que mon ĂȘtre entier est un clichĂ©. Tant pis, câest drĂŽle un clichĂ© qui parle. Un peu inutile, mais câest sympa aussi, ça Ă son charme.
Bref.
Donc voilĂ , oĂč jâen Ă©tais ? ⊠Pas trĂšs loin vu que je parlais de mes Ă©tudes. Donc voilĂ , les dĂ©s sont lancĂ©s. Pour lâinstant ils volent encore dans les airs et je ne peux pas vour dire sur quels chiffres ils vont tomber. Si vaut mieux souhaiter le 1 ou 6. Si il vaut mieux aller loin rapidement, ou prendre son temps. Je ne sais pas. Je sais juste que lâimportant câest dây aller quand mĂȘme. Alors je ne fais pas gaffe au rĂ©sultat du jeu, et jâavance. Quelques fois lentement, dâautres fois je fais des bons. Je saute, je mâĂ©lance, et tant pis si je mâĂ©crase par terre. Je me relĂšverai et puis je retournerai Ă la case dĂ©part. Je repartirai. Plus loin. Plus forte -et la rĂ©fĂ©rence Fort Boyard est bien lĂ -. Et puis je finirai bien quelque part Ă la fin. De toute façon, mes objectifs ne sont que sur court termes. Je sais que je veux partir Ă Londres. ClichĂ©. Je sais que je veux Ă©crire. ClichĂ©. Je sais que je veux faire un mĂ©moire de sociologie. WTF ? Oui des fois, mes envies sont assez inexplicables, mais je tĂącherai de vous les expliquer quand mĂȘme. Histoire quâon soit bien ici, tous ensemble, dans le mĂȘme dĂ©lire. Pas comme ce soir oĂč je nâĂ©cris que pour moi-mĂȘme. Pas comme tous les autres soirs oĂč je vis dans lâanonymat. Comme tout le monde. ça va de soit.
En faite, non. Jâai des rĂȘves sur le long terme moi aussi. Des rĂȘves qui me trottent dans la tĂȘte que jâai un peu de mal Ă mettre en place. Alors je vais en sortir un comme ça, de maniĂšre brutale et Ă©trange : Je veux quâon me lise. Et je vais en sortir un autre, comme ça, pour le fun on peut dire : Je ne veux pas ĂȘtre tout le monde mais un clichĂ© mondialement connu. Et ça aussi câest clichĂ©.
Câest du narcissisme certes, mais arrivĂ© Ă un point de notre vie, on a le droit de se lâavouer.