Kin selon Motor City
Moi, Détroit, une ville détestée de tous. Une ville pleine de danger et de violence, et puis quoi encore ?
Bon je ne peux pas le nier, je ne suis pas une de ces villes comme New York ou Chicago, ses villes qui font rêver. Moi je suis Détroit, je suis le chaos. Si j’étais une ville propre, belle et tout le tintouin, je ne serais pas Détroit.
Mais aujourd’hui, dans un de ses bâtiment qui compose mon être… il se passe quelque chose d’étrange …
Des tirs Un affrontement Un combat Une bataille
Des étrangers… des êtres qui ne font pas partis de notre monde… que je n’ai jamais vu ni aperçu jusqu’à aujourd’hui, sont en train de se battre dans mes entrailles.
Tout le bâtiment entier tremble et j’use de toutes mes forces afin de le maintenir debout.
Et puis d’un coup…une énorme explosion !
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La plupart des gens me déteste, car je suis moi même, chaotique et désordonnée. Mais d’autres en revanche m’aiment pour ce que je suis. Et j’aime suivre la vie quotidienne de ses personnes.
Je découvre leurs échecs comme leurs victoires, je sais ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent.
Il y a longtemps déjà je me suis attachée à Elijah, un jeune adolescent noir dont le comportement a changé ces derniers temps.
Comme d’habitude, il attend son prof qui est en train de passer un cou de fil à son père qui… Comme d’habitude ne pourra pas venir le chercher… Et comme d’habitude son professeur le ramènera chez lui.
Le professeur attrapa son téléphone et composa le numéro du père d’ Elijah. Répondeur … Il laissa ce message :
« Écoutez, on sait vous et moi qu’Elijah est un bon garçon et … je sais que votre famille traverse des moments difficiles ,mais … j’ai remarqué des changements chez lui et j’aimerai vous en parler … alors rappelez-moi dès que possible, d’accord ? Merci, au revoir. »
Il raccrocha et alla rejoindre Elijah.
«J’ai appelé ton père, il ne peut pas venir … Allez, viens je te ramène chez toi »
Il n’en peut plus de cette famille. Mais en même temps que peut-il faire ? A part l’aider ?
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Elijah rentra chez lui pour finalement en ressortir aussitôt. Il prit son vélo et traversa Détroit jusqu’à arriver au cimetière afin de rendre visite à sa mère. De sa main qui tremblait à cause du froid, il toucha la pierre tombale, reprit son vélo et continua son chemin.
Il s’arrêta enfin devant un grand bâtiment abandonné. Il passa au travers du grillage, posa son vélo et entra dans le bâtiment. Cela faisait déjà un bon bout de temps qu’Elijah faisait de l’urbex afin de pouvoir revendre ses petites trouvailles tel un chasseur de trésors. C’est son petit boulot, grâce à cela il récolte un peu de fric. Il décida d’aller parler avec son fournisseur de petites pièces et de liasses de billets :
«-Alors, t’a encore du matos pour nous ? lui demanda son fournisseur . - Bientôt, c’est combien le cuivre ? - Cuivre et aluminium, 77 cents. »
Puis il se dirigea vers un bâtiment qui me semblait familier. Il entra. « Hello ? » Elijah entra dans une salle dont les murs sont recouverts de graffitis. « I’m watching you » Rien qu’avec ce graffiti ,Elijah commença à avoir peur . « Qui est là ? » Puis Elijah entra dans une autre pièce, et là il paniqua, ce qu’il était en train de voir ne pouvait pas être réel. Un corps sans tête . « Hé merde ! » D’autres corps. Il se pencha pour examiner l’un d’eux. Un trou transperce son casque, il a été tué par une balle. Aux pieds d’Elijah, il y avait un sorte de boîte émettant un « bip » régulier. Elijah prit l’objet et une sorte de symbole apparut d’un coup, quand soudain… Le corps se leva, Elijah cria de toutes ses forces, lâcha l’objet et s’enfuit à toutes jambes.
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Elijah est assis dans son salon, il repense à ce qu’il s’est passé dans ce bâtiment. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Elijah se posait beaucoup de questions auxquelles il n’avait de réponse. Et moi-même je ne pouvais lui répondre. Mais Elijah était au moins sûr d’une chose... Ils ne sont pas humains. Un espèce de sifflement constant bourdonne à ses oreilles et lui donne l’impression de ne rien entendre autour de lui . Le père d’Elijah entra.
- « Elijah ? » Aucune réaction. - « Elijah ? » Elijah réagit enfin et tourne la tête pour se trouver face à son père. « Mets tes chaussures, j’ai besoin de toi, vient m’aider.
Elijah déplaça quelques planches de la camionnette de son père et les déposa dans le garage. Harold devait parler à son fils et il n’avait pas trouvé meilleure idée que de lui dire qu’il avait « besoin d’aide » . Harold n’est pas quelqu’un qui se prend la tête.
« Pourquoi passes-tu ton temps à te battre fiston ? » Harold est quelqu’un de simple qui fait les choses simplement, il avait donc opté pour lui poser directement sa question.
« Ils disaient du mal de maman. » Elijah ne voulait pas non plus passer par quatre chemins . « Viens là … assis toi.» Elijah s’essaya sur le bord de la camionnette. « Tu sais si je suis dur avec toi c’est parce que le monde est dur … Mais ça, c’est parce que ta mère aurait voulu de toi. Bon allez …prend ma boîte à outils. On va mettre une troisième assiette pour le dîner, ton frère est sorti, tu feras gaffe quand tu seras avec lui.»
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Elijah et son père sont en train de cuisiner, quand on sonna à la porte. «N’oublie pas ce que je t’ai dis.»
Elijah se dirigea vers la porte. Il a, à la fois peur et il est curieux de voir à quoi ressemble Jimmy depuis toutes ces années. Elijah ouvrit la porte. «Eli ! Et bah, dis donc … six ans, ça n’avait pas l’air si long jusqu’à ce que je te vois. »
Elijah laisse entrer son frère et referma la porte. Jimmy posa son manteau et se tourna vers Harold. «- Salut. C’est juste pour une semaine ou deux. - Je sais, lui répond Harold. - Merci. »
« Allez, montre moi ce que tu as fais de ma piaule. » Elijah et Jimmy montent à l’étage.
Jimmy contempla son ancienne chambre, qui est maintenant rempli des affaires de son petit frère. « - C’est quoi ces choses ? - Mes baskets. - Et tu les portes en public ? - Je mets de coté pour m’en acheter d’autres. - Avec l’argent de poche merdique que te file papa ?
Pas exactement
- Ah … tu as ouvert un petit stand de limonade ? Non c’est pas con.
-Et euh, j’ai un paire de « converse » rangée dans un sac quelque part, si je les trouve je te les file, ça te va ? Cool ! … parce que tes pompes mon gars qu’est-ce qu’elles chlinges !»
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Même si Jimmy est le frère d’Elijah, il ne peut s’empêcher d’être méfiant envers lui… après tout c’est un ancien taulard. «- un repas maison c’est une des choses qui nous manque le plus en prison s’exclama Jimmy. - Content que ça te plaise répondit poliment Harold. - Carrément ! - C’est nouveau, dit Harold en montrant les tatouages sur le bras de l’ancien détenu. - Ouais, t’aime ? Celui-ci c’est pour repousser les mauvais esprits … et celui-là c’est pour repousser les mexicains. »
Elijah ne pût s’empêcher de rigoler sous le regard autoritaire de son père qui trouvait cette blague tout sauf drôle. « - Désolé … je suis content d’être là. - Et la prochaine étape ? - Me trouver un job. » Plus facile à dire qu’à faire… «- Ah Ouais ? Dans quoi ? - Bah en fait je m’étais dit que tu pourrais me pistonner sur le chantier où tu bosses. - Non, je ne peux pas faire ça. - Pourquoi ? - Je ne peux pas recommander un ancien taulard. - Si tu leur dis que je suis ton fils … - Ça ne marche pas comme ça. »
Elijah était sûr de ce qui allait suivre … Une engueulade. «- Super, six ans, pas une visite … - Je suis venu répondit Harold indifférent. - Une fois pour m’annoncer la mort de ma mère. Merci Harold … Moi je rentre ici pénard, je ne la ramène pas. Je te demande juste un petit service, et toi tu préfères voir ton fils griller des hamburgers ? - C’est toujours mieux que de les voler. - Désolé, mais là faut vraiment que je sorte j’ai des gens à voir. » Il sortit aussi vite qu’il était rentré.














