Rep. Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) Responds to Rep. Ted Yoho (R-FL).
taylor price
Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ
No title available
DEAR READER

⁂
Alisa U Zemlji Chuda

Origami Around

JVL
will byers stan first human second
occasionally subtle

if i look back, i am lost

Andulka

★
Cosmic Funnies
Xuebing Du

No title available

No title available

❣ Chile in a Photography ❣

Love Begins

Kiana Khansmith
seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from New Zealand

seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from Canada

seen from United States
seen from Philippines

seen from United States

seen from Argentina
seen from United States
seen from Bangladesh
seen from Italy

seen from United States

seen from Somalia
seen from Brazil
@geneve-alger
Rep. Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) Responds to Rep. Ted Yoho (R-FL).
Mare Nostrum turned 11 today!
Mare Nostrum turned 10 today!
Johnny, Jérusalem, Maman et Edgar Morin
Depuis mercredi 6 décembre, un peu avant 4 heures du matin, l’heure à laquelle j’entends, en fond de sommeil, Que je t’aime qui passe à la radio et me donne ainsi instantanément l’info tant redoutée, beaucoup de confusion.
Confusion car immédiatement je pense à ma mère et à son réveil dans quelques heures. C’est la première peine qui m’attrape. Faut-il que je la prévienne, comme on le fait dans les familles lorsqu’un membre disparaît, ou que je laisse la radio le faire ? Je laisse la radio le faire.
Confusion ensuite, car les rédacteurs de j :mag me demandent de faire un article. Oui, mais non. D’abord, j’ai beaucoup de difficultés avec les nécrologies. Les écrire j’entends. C’est que je suis un peu traumatisé par le fait que lorsque mon meilleur ami Missoum était entre la vie et la mort, on m’a demandé d’en écrire une. J’ai refusé, il n’était pas mort ! Mais je n’ai pas pu résister à la pression qui venait de partout, j’ai fini par la faire. Et probablement, je ne m’en suis pas encore remis. De plus, l’une de mes collègues le fait beaucoup mieux que moi. Oui mais c’est Johnny. Elle ne peut pas le faire : elle dit Johnny Hallyday. Ça va pas jouer ! Toute la journée du mercredi, je lutte avec cet article à faire. Et puis non. Qui a besoin d’un article de plus avec toute cette déferlante ? Je préfère appeler longuement ma mère, et on parle de Johnny.
Mais la confusion ne me quitte pas. Dans la journée, j’ai essayé sur Twitter d’expliquer, à certains qui s’agaçaient de ce déferlement médiatique, quel en était le besoin au niveau collectif, quelle était la teneur de ce phénomène. En vain bien sûr. Le gentil (car les gens sont restés gentils) filet de sarcasme, je l’ai compris, mais j’aurais voulu mieux faire entendre le phénomène. Alors je l’écris ? Et puis non. Il y a Trump et Jérusalem. La colère m’envahit. Néanmoins depuis bien longtemps, ma colère est aride et ne sert à rien. Je ne m’exprime donc à peine là-dessus également. Cependant la confusion me reprend : j’entends ici et là parler de hiérarchie de l’information. Quelle belle rigolade mortifère. Depuis quand le sort de Jérusalem intéresse les médias et leur public ? Évidemment, je généralise. Des médias en parlent, des gens s’y intéressent, mais si peu. Qui sait que si un-e habitant-e de Jérusalem-Est se marie avec quelqu’un-e de Cisjordanie ou Gaza, le-la conjoint-e n’aura pas l’autorisation de s’y installer ? Que si un-e jeune veut aller étudier à l’étranger, il-elle risque de voir son statut de résident-e résilié par les autorités israélienne ? L’occupation, ce n’est pas seulement les colonies, c’est le harcèlement au quotidien et le déni des droits fondamentaux, sans parler bien sûr du droit international. Holà camarade ! Ne t’énerve pas, cela ne sert à rien, on parlait de Johnny, non ? Oui Johnny, exact. Mais le problème c’est qu’on vient me dire : non mais sérieux, tu parles de Johnny et pas de Jérusalem ?! Oui, c’est ce que je fais. (En réalité j’ai parlé de Jérusalem, mais les gens sachant lire entre les lignes se font de plus en plus rares). D’ailleurs il y a un croisement fondateur entre Johnny et la Palestine dans ma vie. J’avais 14 ans, j’avais écouté tout l’été cette cassette de rock-blues, avec de magnifiques duos, qui m’a sauvé de l’ennui de la plage et a fini fondue sous les coups de boutoirs du soleil. Et l’automne est arrivé, avec, dans son sillage, l’horreur incarnée. Sabra et Chatila. Dans ma partie de chambre, décorée de posters d’Elvis, Johnny et autres Salut les copains, j’écris alors mon premier texte politique. Depuis je n’ai cessé de parler de la Palestine. Mais dans un vide sidéral. Il faut que je sois du côté de ceux qui sont en deuil de Johnny pour qu’on vienne m’admonester parce que je ne parle pas, ce jour, de Jérusalem. Ironie rance, quand tu nous tiens !
Donc Johnny, c’est la transmission. Comme on transmet la langue, la culture, les traditions, on m’a transmis Johnny. Johnny c’est d’abord ma mère. Elle était jeune, il était son idole comme celui de ses frères. Quelle surprise, enfant, de voir des images de sa mère, si réservée, douce, timide, coiffée et habillée à l’image de l’époque et se l’imaginer danser le twist et des rocks endiablés avec son frère. Et l’incrédulité quand, un jour, au détour d’une petite confidence sortie par inadvertance (qui a envie de raconter à un ado un peu rebelle qu’on a soi-même fait les 400 coups au risque de s’entendre renvoyer à son propre exemple ?), on apprend que sa mère et ses oncles étaient au fameux concert de Genève où la salle avait été saccagées par les fans. Maman blouson noir, c’est top ! Et puis mes propres souvenirs : ceux des 45 tours que ma mère avait amenés à Alger et qui ont bercé mon enfance et cassé les oreilles de ma petite sœur qui devait tout écouter lorsque je faisais le DJ en jonglant entre Johnny, Sylvie, Sheila et compagnie. Et mes propres concerts, tous à Lausanne, je me demande bien pourquoi, comme si, inconsciemment, il fallait laisser une distance entre les souvenirs de ma mère et les miens. Et puis mon père qui ne l’aimait pas. Enfin, c’est vite dit. Un peu jaloux plutôt. C’est ce que j’en déduis, lorsque, encore une fois par inadvertance –si les inadvertances existent dans le domaine – on apprend que cette photo dédicacée de Johnny des années 60 que Maman ne cesse de regretter d’avoir perdue lors de nos multiples déménagements n’a pas été perdue, mais détruite. À partir de là, on se rend compte que mon père aime bien Johnny, surtout quand, dans nos déplacements motorisés familiaux, entre un disque pour lui, un pour ma sœur et un pour ma mère, il entend Ma gueule et enchaîne invariablement, non avec une certaine tendresse, sur le commentaire : « le pauvre, il me fait de la peine, avec tous ses excès, t’as vu la tête qu’il a ! » . C’est vrai que mon père vieilli beau. Et ce concert que je n’aurais jamais vécu avec ma mère. Parce qu’il était difficile d’aller aux concerts de Johnny, c’était toujours complet ; parce que ma mère privilégiait les concerts pour mon père ; parce qu’elle avait je ne sais où une petite réticence, comme une timidité à revoir l’idole de sa jeunesse. Et puis, un jour, avec ma sœur, on a cassé la cagnotte et pris deux billets sur le marché parallèle pour le Stade de Genève. Et c’est mon père qui y est allé avec elle. C’est pas grave, elle a enregistré le concert des Vieilles Canailles passé à la télévision récemment : on le regardera ensemble quand je viendrai les voir pendant les fêtes de fin d’année.
Alors c’est vrai que Johnny n’était pas exempt de tout reproche. Tout d’abord, comme dans toutes les familles, quand quelqu’un fait des choses louches ou que l’on réprouve, on ne cesse pas pour autant de l’aimer. Oui, je pardonne à Johnny ce que je ne pardonne pas à d’autres. Petite parenthèse au passage : Johnny n’était pas un homme politique et à ce titre pas besoin d’être exemplaire – parenthèse fermée.
Donc, voilà, je ne l’ai pas écrit cet article, ce que j’avais à en dire n’aurait fait que s’ajouter à la file de témoignages de ces innombrables familles et individus dont l’histoire est parsemée d’un peu de Johnny.
Et pour finir, pour dire vrai, la confusion n’en est bien évidemment pas une. La confusion a été le système de défense immédiat pour me laisser le temps de digérer cette première phase d’angoisse qui autrement m’aurait totalement saisi, comme à la fin de l’année dernière je l’ai été à la mort de Carrie Fisher. Celle de savoir cette insupportable finitude de ceux que l’on aime inconditionnellement depuis la nuit de notre propre temps.
Malik Berkati
PS. Pour ceux qui sont vraiment intéressés par la Palestine, Edgar Morin, le sociologue créateur du terme yéyé et qui a analysé cette génération dont Johnny était le fer de lance, est de bonne lecture sur le sujet.
Mare Nostrum turned 8 today!
Je me rappelle, c’était après un concert extraordinaire de Marianne Faithfull au Montreux Jazz Festival; je ressentais le besoin impérieux d’en raconter une anecdote, le plus rapide était de créer un tumblr... Depuis 2-3 ans je l’ai un peu délaissé, j’en ai créer deux autres sur des sujets spécifiques, mais Mare Nostrum reste ma matrice tumblr!
Très ému ce soir je suis
Oui j’ai grandi avec ce qui s’appelait alors encore La guerre des étoiles avant que la franchise ne mondialise le titre en Star Wars. Quand je dis que j’ai grandi, c’est dans tous les sens du terme. Cette histoire m’a accompagné tout au long de ma vie, marqueur de périodes, suivant mon évolution dans celle du monde qui m’entoure. Évitons le pathos... cette année 2016 en est remplie par les actes d’horreurs qui se sont succédé, par les disparitions de personnalités publiques ou privées qui ont accompagnées ma vie... mais tout de même une émotion spéciale pour Carrie Fischer car elle me renvoie au plus profond de moi-même, à un souvenir lié à l’intime et à la complexité des relations avec ceux que l’on aime inconditionnellement mais sans savoir comment :
La guerre des étoiles (plus tard renommé Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir) est le premier film - et le seul je pense - que mon père m’a emmené voir seul avec lui.
À cet égard, cette phrase de Carrie Fischer écrite dans sa lettre d’adieu à la Princesse Leia il y a trois ans est d’une justesse qui frappe directement au cœur:
“Cela prendra-t-il fin un jour ? Probablement pas, mais, moi, je prendrai fin. J'en suis assez certaine. Mes suites s'arrêteront fort heureusement enfin, tandis que les vôtres délimiteront et engloutiront une ère.“
Ému ce soir je suis. Par ce trop plein 2016 d’horreurs, par ce trop plein 2016 de deuils, par ce trop plein de pire encore à venir. Par cette dame célèbre mais inconnue qui part ... avec un peu de mon enfance ...
Que la force qui est avec elle lui rende la terre légère.
MaB
La lettre en français (source)
Chère princesse Leia, je ne voudrais pas être présomptueuse en vous appelant Leia tout court, ça impliquerait une familiarité dont je ne souhaite pas présumer. Et bien que certains puissent dire que nous nous ressemblons au point de pouvoir être prises l'une pour l'autre – si nous nous mettions mystérieusement d'accord pour nous habiller de la même manière banale et que vous refusiez enfin, raisonnablement, de vous soumettre aux rigueurs de cette coiffure tapageuse et absurde –, bref (mais enfin !), je pourrais passer pour vous avec quelques ajustements mineurs et vous pourriez passer pour moi avec des transformations sensiblement plus importantes. Mais est-ce que mon esprit s'accorderait à votre physique ?
J'ai passé près des deux tiers de ma vie à traverser des galaxies dans ces putains de bottes en cuir blanc. J'ai même essayé de répondre de vos actions, d'expliquer les motifs éventuels de choix que l'une de nous n'a pas su faire. Mais alors qu'on se souviendra éternellement de vous flânant dans des paysages infestés d'étoiles, vivant pour toujours dans les imaginations et sur les écrans, je végète bruyamment dans ce tristement célèbre placard des célébrités – à grossir, prendre des rides, me voûter et m'abêtir avec l'âge.
Nous voilà dans notre propre tableau à la Dorian Gray. Vous : douce, sûre de vous et droite dans vos bottes, condamnée pour toujours à la grande et enviable prison de l'aventure intergalactique. Moi : luttant de plus en plus contre le syndrome de stress post-galactique, portant vos cicatrices, grisonnant vos cheveux éternellement noirs et ridicules.
Vous agissez toujours en héroïne ; je la sniffe, dans une piètre tentative d'atténuer l'éclat de votre frénétique cinéma intergalactique. Vous récoltez la gloire ; je cède à la vieillesse. Vous : tellement en forme physiquement et si pétrie de bonnes intentions que cela me rend folle – en tout cas, quelque chose me rend folle. Tandis que vous combattez le côté obscur avec vos manières légères et lumineuses, je suis dans la fosse du Sarlacc, couverte par les sucs organiques infâmes de Jabba.
Cela prendra-t-il fin un jour ? Probablement pas, mais, moi, je prendrai fin. J'en suis assez certaine. Mes suites s'arrêteront fort heureusement enfin, tandis que les vôtres délimiteront et engloutiront une ère.
Quoique vous soyez condamnée à rejouer les mêmes sept heures d'aventures sur un laps de temps de maintenant presque quatre décennies chahuteuses, au moins vous avez bonne mine quand vous combattez le mal. J'ai l'air habitée. Mes yeux amusés et envieux animent un visage bouffi et abîmé par l'âge. N'étais-je pas censée rester joyeusement figée dans l'ambre de notre image projetée, repoussant la rétention d'eau, le poids et les rides de la même façon que vous combattiez pour la gloire de… c'était quoi déjà, le but de cette foutue histoire – un univers rayonnant de paix et d'équité, des Ewoks cabriolant dans des champs remplis de force ? N'étais-je pas censée le rester ? Dites, ne l'étais-je pas ?
De nos destinées tout sauf partagées (si elles furent partagées, c'est d'une façon insalubre), quelle qu'ait été ou sera celle de Leia, celle de Carrie sera, au moins périodiquement, dérisoire et décevante, rongée par la commisération, vieille et surexposée, rendue triste et hors de propos en comparaison avec les aventures riches et ininterrompues de son homologue. Joue-le de nouveau, Han ! Leia joue tandis que je continue à payer et payer et payer. Je suis Carrie Fisher de Star Wars – le côté sud de Star Wars, près de l'ancienne maison abandonnée des Vador.
Je pâlis tandis que vous flamboyez. Je me voûte tandis que vous tirez juste et défendez le droit. Oh ! je sais, il y a pire. Ce pire se rassemble dans mon dos et hante mes jours futurs pleins de divertissements. Mais le pire cède au meilleur – Dorian Organa cède à Carrie Gray. Nous gagnons tous à la fin, n'est-ce pas ? Sinon définitivement, au moins pendant un nombre limité de jours sympathiques et inéluctables. Elle est la Leia Organa au centre des meilleurs souvenirs de tant d'êtres humains. Brillant dans la chaude lumière de notre nostalgie de la science-fiction.
Notre Aldérande, envolez-vous avec nous, mais où que vous alliez – au-dessus de la colline ou de cette fichue Cité des nuages, dans le palais de Jabba ou aux urgences, en haut, en bas ou à travers –, faites de votre mieux pour faire ce que je fais : faites en sorte de profiter du voyage. Laissez tomber la coiffure, mais profitez du voyage !
Amitiés, Carrie
Lettre en anglais (source)
Dear Princess Leia,
I don’t wish to be presumptuous and call you “Leia,” as it implies a familiarity I don’t wish to presume. And though some might say we resemble one another to the extent that we could be easily mistaken for one another—if we were to inexplicably agree to dress in similar, if unremarkable clothing, and you were to finally, sanely, refuse to submit to the rigors of that foolish focus-pulling hairstyle—simply (and now belatedly) put, I could pass for you with minor adjustments as you might pass for me with ever so slightly more. But would my insides match your outsides?
I’ve spent almost two-thirds of my life walking galaxies in those fucking white leather boots. I’ve even attempted to answer for your actions, to explain your possible motives for choices one of us failed to make. But while you will forever be remembered loitering in star-infested landscapes, existing endlessly in imaginations and onscreen, I putter noisily in that infamous closet of celebrity—expanding, wrinkling, stooping, and far too often, stupid with age. Here we are enacting our very own Dorian Gray configuration. You: smooth, certain, and straight-backed, forever condemned to the vast, enviable prison of intergalactic adventure. Me: struggling more and more with post-galactic stress disorder, bearing your scars, graying your eternally dark, ridiculous hair.
You always act the heroine; I snort the stuff in the feeble attempt to dim the glare of your intense, intergalactic antics. You take the glory; I give way to age. You: so physically well and well-meaning it makes me mentally ill—well, something does, anyway. While you fight the dark side with your light, white ways, I’m in the sarlacc pit, covered in Jabba’s vile body fluids. Will it ever end? It probably won’t, but I will. I’m pretty sure I will. My sequels will finally, blessedly stop, while yours will define and absorb an age.
Though you are condemed to reenact the same seven hours of adventures over a span of now almost four rowdy decades, at least you look good fighting evil. I look lived in. My amused and envious eyes peer out of a face bloated and evil with age. Wasn’t I supposed to remain happily captured in the amber of our projected image, fending off water-retention, weight, and wrinkles in the same way you fight for the glory of whatever the fuck all that was about—a universe glowing with peace and fairness, Ewoks cavorting in their force-filled fields? Wasn’t I? C’mon—wasn’t I?
Of our all-but-shared fate (if shared, it’s in an unsanitary way)—whatever Leia’s has been or will be, Carrie’s will be, at least periodically, dwarfed and disappointing, riddled with self-pity, old and over-exposed, rendered sad and irrelevant in comparison with her counterparts’ rich and uninterrupted adventures. Play it again, Han! Leia plays while I continue to pay and pay and pay. I’m Carrie Fisher from Star Wars—the south side of Star Wars, near the Vaders’ former condemned place.
I fade as you blaze. I stoop while you shoot straight and defend right. Oh, well. There are worse things, I know. Those worse things gather at my back and haunt my fun-packed future days. But worse gives way to better—Dorian Organa gives way to Carrie Gray. We all win in the end, don’t we? If not utterly, then in a number of cozy, inevitable, and limited days. She’s Leia Organa, from the center of so many humans’ best memories. Shining with the warm glow of sci-fi nostalgia. Our Alderaan, fly us, but wherever you go—over the hill or fucking Cloud City, Jabba’s palace or the emergency room, up, down, or over—do your best to do what I do: make sure you largely enjoy the ride. Skip the hairstyle, but enjoy the ride.
Love, Carrie
Joyeux Noël - Frohe Weihnachten - Buon Natale - Legreivlas fiastas da nadal !
Mare Nostrum turned 7 today!
Quand dans mon métro la réalité croise le dernier livre de Michèle Kahn...
Le métro est arrêté à une station depuis plus de cinq minutes. Une annonce en allemand, mais comme j’écoute de la musique je n’entends pas son contenu. Encore cinq minutes, des personnes descendent, les autres commencent à se regarder. Une deuxième annonce, j’ôte mes écouteurs. Nous sommes coincés pour encore au minimum dix minutes d’après l’annonce. Je prends mon mal en patience sur mon fil Twitter, lis un article concernant le nouveau livre de @Michele_Kahn et au moment de le retweeter j’entends un couple de touristes étasuniens se demandant à haute voix ce qu’il se passe. Pour ceux qui connaissent Berlin, vous ne serez pas étonné si je vous dis que personne ne leur répond. Tout à coup la voix d’un jeune homme. Il leur traduit l’annonce. Comme ce sont des Étasuniens, tout contents d’entrer en contact avec quelqu’un, ils le remercient chaleureusement puis lui demandent d’où il vient. Le jeune homme leur répond qu’il est Afghan. Lui aussi apparemment est content de parler à quelqu’un dans cette ville. Il s’approche d’eux pour continuer à échanger. Impressionnés ils lui demandent depuis combien de temps il est là. Il répond qu’il est depuis un mois en Allemagne. Ébahis, ils se demandent comment au bout d’un mois il peut comprendre cette annonce et le félicitent pour son anglais. Il répond simplement dans un grand sourire: j’ai été à l’école et je veux continuer à apprendre. Le métro redémarre, je retweete l’article, remets mes écouteurs. Tout reprend son cours...
MaB
Et donc, année après année, les murs se multiplient, les horizons se réduisent et l’esprit du monde régresse...
Bon courage aux Rois mages qui comme chaque année sont bloqués - à l’instar du rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens occupés - et ne peuvent se rendre à Bethléem; et surtout aux femmes et hommes de bonne volonté qui continuent à œuvrer dans ce monde comme nous l’a prouvé le formidable élan citoyen de solidarité des bénévoles allemands, grecs, italiens, suédois ainsi que d’autres pays envers les réfugiés, en contraste avec les personnels politiques frileux de certains États, les personnalités politiques extrême-droitistes de l’UE dont certaines sont en charge, ou les groupuscules haineux qui fleurissent dans tous les pays au devoir d’accueil.
MaB
Fernand Raynaud au Casino Théâtre de Genève en 1972
Sketch tragi-comique qui garde toute son actualité en cette fin d’année 2015... MaB
En voici la retranscription:
J'suis pas un imbécile moi, j'suis douanier.
J'aime pas les étrangers, ils viennent manger l'pain des français... ouais ! C'est curieux comme profession, j'suis douanier, et puis j'aime pas les étrangers... Hein ? Quand j'vois un étranger qui arrive, puis qui mange du pain, j'dis : "ça c'est mon pain !" Puisque j'suis français, et puis il mange du pain français, donc c'est mon pain à moi.
J'aime pas les étrangers parce que moi je suis français, et je suis fier d'être français. Mon nom à moi, c'est Koularkientensky du côté de ma mère... et Piazzano-Venditti du côté d'un copain à mon père. C'est pour vous dire si j'suis français ! J'aime pas les étrangers, ils viennent manger l'pain des français... Dans le village où on habite, on a un étranger, alors, quand on le voit passer, on dit : "Tiens, ça, là, ça - c'est l'étranger".
C'est un étranger, il vient manger l'pain des français...
Quand sa femme passe, la tête basse, avec ses p'tis enfants qui baissent la tête; on dit : "Ça, ça là, c'est des étrangers : ils viennent bouffer l'pain des français."
L'autre dimanche, dans mon village, j'avais été - c'était à la sortie de la messe de dix heures - j'avais été communier au café d'en face. Y a l'étranger qui a voulu me parler. Moi, j'avais aute chose à faire, pensez, parler avec un étranger ! J'avais mon tiercé à préparer... Enfin, du haut de ma grandeur, j'ai daigné l'écouter
Il m'a dit, euh : « Ne pensez vous pas qu'à notre époque, en 1972, c'est un peu ridicule de traiter certaines personnes d'étrangères, nous sommes tous égaux. Voilà ce que j'avais sur le cœur, je voulais vous dire ça, Monsieur le Douanier, vous qui êtes fonctionnaire et très important, vous qui avez le bouclier de la loi... Nous sommes tous égaux. On peut vous le prouver : quand un chirurgien opère un cœur humain, que ce soit au Cap, à Genève, à Washington, à Moscou, à Pékin, il s'y prend de la même manière : nous sommes tous égaux. »
Pauvre andouille va ! Venir me déranger pour dire des inepties pareilles ! Il a poursuivi... Ils sont tellement bêtes ces étrangers, ils viennent manger l'pain des français.
Y m'a dit... euh ... : « Est-ce que vous connaissez une race où une mère aime d'avantage ou moins bien son enfant qu'une autre race ? » Là, j'ai rien compris à ce qu'il a voulu dire... J'en ai conclu, qu'il était bête... En effet, lorsque quelqu'un s'exprime et que l'on comprend pas ce qu'il dit, c'est qu'il est bête ! Et moi je peux pas être bête, .... je suis douanier ... : "Vas-t-en, étranger !" Il m'a répondu: « J'en ai ras-le-bol, moi. Chaque race a sa noblesse. » Il a pris sa femme, sa valise, ses enfants, ils sont montés sur un bateau, ils ont été loin au delà des mers, loin... Et, depuis ce jour là, dans notre village, eh ben on mange plus de pain, dit !
Il était boulanger !
Le soir d’Un jour
Fin de voyage. Fin de journée. Fin d’une longue route. Entre chien et loup, moment le plus fragile ou l’attention s’émousse, l’arrivée imminente déconcentre, la lumière - belle, souvent - pénètre le regard dans un mélange paradoxal de nostalgie du chemin parcouru et d’impatience d’arrivée. Un panneau annonce l’entrée dans la République et Canton de Genève. Les CDs passent en bouclent depuis 8 heures, il est temps de remettre la radio pour accompagner en douceur l’arrivée en la replaçant dans le quotidien... et là une voix envoûtante envahit l’habitacle. Une voix inconnue qui module avec insistance ses petits coups de canif dans le cœur. Le permier saisissement passé, les paroles commencent à se faufiler entre les notes de musiques, à émerger des accords de la voix. Réveil d’un sentiment depuis quelque temps assoupi, impossible à traduire, qui a émaillé les étapes d’une vie aux multiples voyages aux confins d’une terre ronde mais rugueuse, dans les méandres des rencontres infinies mais passées. Die Sehnsucht.
MaB
Pré-choix selon les goûts de chacun de la chanson d’Hindi Zahra:
La version officielle vraisemblablement entendue à la radio: très maîtrisée, pénétrante - presque “élançante”. Une pointe qui se fiche entre l’âme et le cœur.
La version à regarder autant qu’à écouter: plus douce dans la mélancolie, presque consolante.
La version la plus envoûtante juste en audio et avec des écouteurs qui permettent d’entendre la très belle harmonie avec la voix de l’accompagnant.
Pour ceux qui préfèrent les versions acoustiques minimalistes.
1er août
En ce jour de fête nationale suisse, une petite vidéo sur notre logique et une petite étude sur notre vivre ensemble. Ceci dit, bon 1er août et selon notre devise confédérale: Unus pro omnibus, omnes pro uno! {ce qui en Romandie se dit Un pour tous, tous pour un!).
Les résultats de l’étude menée par Claude Longchamp sont à télécharger dans 3 des 4 langues nationales ici.
Extrait de l’introduction en français:
Mandat et méthodologie de l’étude La nécessité de recueillir de manière systématique des données relatives à la discrimination raciale et aux opinions racistes (monitorage) correspond à une demande du Conseil fédéral suisse et aux normes internationales en la matière. En 2007, le Conseil fédéral a approuvé un rapport exhaustif comprenant un plan de mesures relatives à la politique de promotion de l’intégration1. Il a notamment chargé le Service de lutte contre le racisme (SLR) de mettre sur pied un monitorage2 qui lui permette de disposer, outre des données existantes, d’informations pertinentes collectées régulièrement sur les opinions de la population, sur les causes de leurs comportements et de leurs jugements et sur l’efficacité des mesures prises. Le projet « Vivre ensemble en Suisse » a été encadré par l’institut de recherche gfs.bern ; il vise à identifier, en termes quantitatifs et du point de vue de leur ancrage structurel, les potentiels critiques, c’est-à-dire les valeurs relatives aux opinions racistes de la population. Il s’agit d’en définir les tendances et, en outre, d’en déterminer les causes. (...)
Playing For The King..Feat. Paul Fellows
A few ago, Paul played this wonderful take on this classic tune, which I loved so much, I wanted to join him on. He graciously turned this into an impromptu collab for us. I still love this track today, and think Paul's playing is just fabulous! So, I hope BB would approve of our blues! Rest In Peace BB...
365 jours pour l’Arménie
Pendant un an, il y a eu très peu de publications sur ce tumblr. C'est (en partie) parce que je gérais un autre tumblr à côté de mes autres activités numériques. Pour ceux que cela intéresse, il s'agissait de poster chaque jour un billet en relation avec l'Arménie dans un esprit de compte à rebours de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens. J’élaborais le contenu en collaboration avec la petite-fille de l’écrivain franco-arménien,Victor Gardon, la gestion du tumblr au quotidien était de mon fait. Pour consulter l'un ou l'autre des 364 billets: 365 jours pour l'Arménie. Un compte Twitter (@24avril15) était lié au blog. Le compte Twitter va continuer son activité, celle du blog ne sera plus que ponctuelle lorsqu’une actualité politique, historique ou culturelle s’imposera.
MaB
Mon ultime prière : O mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge !
Frantz Fanon; Peaux noires, masques blancs; Seuil; 1952 La 1ère phrase est la dernière de l'ouvrage.
Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie un décret par lequel il abolit l'esclavage dans les colonies françaises. Adopté sous l'impulsion de Victor Schoelcher, le décret prévoit de libérer 250.000 esclaves à la Martinique et à la Guadeloupe, ainsi qu'à la Réunion, en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal.
© Archives nationales, BB30 1125A, n°296.