Lâhistoire de Vincent (Partie 31)
Classe de mer, 3Úme journée
Le jour se levait Ă peine quand Vincent sâassit dans son lit. Son rĂȘve venait de le rĂ©veiller et il venait de faire caca dans sa couche. Si ce nâest quand il Ă©tait malade, cela ne lui Ă©tait jamais arrivĂ© de faire cela de cette maniĂšre.
Il se leva, Mathieu dormait toujours. Sa couche lui collait aux fesses et une forte odeur remplissait la chambre. Sans allumer la lumiĂšre, il sortit de la chambre et alla frapper Ă la porte de celle de Sam, de la lumiĂšre sâĂ©chappait du dessous.
La porte sâouvrit et Vincent vit que Sam Ă©tait en pyjama.
 - Quây a-t-il Vincent ?
 - Jâai eu un accident, dit Vincent tellement doucement que Sam eut du mal Ă lâentendre.
Alors quâelle sâapprĂȘtait Ă lui faire rĂ©pĂ©ter, lâodeur arriva Ă ses narines.
 - Je nâai pas compris ce que tu as dit, mais je crois que jâai devinĂ©.
Sam lui prit la main et lâemmena directement Ă lâinfirmerie pour le nettoyer. Sur le trajet, elle tenta de dĂ©dramatiser voyant que Vincent nâĂ©tait pas aussi joyeux que dâhabitude.
 - Raconte moi, comment ça câest passĂ© ? Tu nâas pas eu le temps de venir me voir ?
 - JâĂ©tais en train de rĂȘver, j'Ă©tais aux toilettes, et c'est Ă ce moment lĂ que je me suis rĂ©veillĂ©.
- Je comprends. En tout cas je préfÚre que ce genre de chose arrive alors que tu as une couche, c'est plus simple à gérer, lui dit-elle en souriant. La ce n'est rien du tout, je te nettoie, tu vas prendre une douche et on en parle plus. Fais moi un sourire s'il te plaßt.
Vincent lui fit un sourire et sâinstalla une fois arrivĂ©e Ă lâinfirmerie. Sam ouvrit la couche et le nettoya.
 - Cette couche a bien plus efficace que celle que tu as mise les autres nuits. Aucune fuite Ă dĂ©plorer, le directeur a bien fait de les acheter. Elle ne tâa pas gĂȘnĂ©e toi ? Elle nâest pas trop Ă©paisse et grande ?
 - Non ça a Ă©tĂ©, jâai lâhabitude Ă la maison, maman prend le mĂȘme genre de couches.
Vincent voulait demander quelque chose Ă Sam, mais il nâosait pas.
 - Tu sembles vouloir me dire quelque chose non ?
 - Je voudrais savoir si je peux remettre une couche aujourdâhui, dit timidement Vincent, une qui sâenfile comme jâai mis hier.
 - Tu sais ce matin vous nâavez pas de sortie de prĂ©vu, vous restez au centre, donc non, ce nâest pas la peine que tu en mettes une. On en rediscutera cet aprĂšs midi, et on verra en fonction de ce que vous allez faire.
Vincent Ă©tait déçu mais il comprenait tout Ă fait. Il put ensuite aller prendre une douche et quand il regagna sa chambre, Sam Ă©tait maintenant habillĂ©e et Ă©tait en train de discuter avec Eric dans le couloir. Elle Ă©tait accroupie, de dos et face Ă elle se trouvait Ăric.
- DĂ©cidĂ©ment, ce n'est pas une bonne nuit pour vous les garçons, disait Sam Ă Ăric.
Alors que Sam se relevait, Vincent vit son ami Ăric. Son pyjama Ă©tait mouillĂ© et n'avait visiblement pas mis la couche que Sam lui avait donnĂ© la veille.
 - Ah Vincent, tu es lĂ , dit Sam. Va tâhabiller, je reviens dans 5 minutes, je vais mâoccuper dâEric.
Sam alla dans la chambre dâEric pour prendre des habits, pendant ce temps lĂ , Eric et Vincent eurent le temps dâĂ©changer quelques mots.
 - Hier soir, je nâai pas eu lâoccasion de mettre la couche que Sam mâavait donnĂ©. Jâai eu peur que les autres me voient et mâentendent. Jâaurais dĂ» car ce matin mon lit et mon pyjama sont trempĂ©s.
 - Au moins si tu viens dans notre chambre, tu nâauras pas ce problĂšme puisque Mathieu et moi en portons une de couche.
Vincent nâosa pas lui raconter ce quâil lui Ă©tait arrivĂ© et la conversation fut stoppĂ©e par Sam qui sortait discrĂštement de la chambre dâEric.
 - Il est bientĂŽt lâheure de se lever, je vais aller chercher Mathieu, je vous changerai tous les 2, dit-elle Ă Eric.
Sam rĂ©veilla Mathieu et câest Ă peine rĂ©veillĂ© quâil sortit de la chambre. Son pyjama plus rembourrĂ© que la veille laissait supposer quâil avait mouillĂ© sa couche et nĂ©cessitait un nettoyage.
Tous les garçons se retrouvÚrent au petit déjeuner environ 30 minutes plus tard.
 - Je suis contente, dit NoĂ©mie je crois bien que cette fois ma diarrhĂ©e est vraiment terminĂ©e, et je nâai plus du tout mal au ventre. En plus, je nâai pas fait pipi cette nuit, ma couche Ă©tait sĂšche.
 - Je suis bien content pour toi, lui dit Vincent. Cet aprĂšs-midi tu sais ce que lâon va faire ?
 - Je crois bien quâil est prĂ©vu un tour en bateau sur la mer ainsi quâune initiation au char Ă voile, câest AmĂ©lie qui mâa dit ça ce matin.
 - Ah gĂ©nial, jâavais vraiment envie dâessayer le char Ă voile, je nâen ai jamais fait. Et en parlant dâAmĂ©lie, ça va avec elle ? Hier soir et ce matin ?
 - Super oui, elle nâest pas du tout comme Sophie. Hier soir, elle nous a emmenĂ© Agathe et moi Ă lâinfirmerie, ensemble puisque nous savions que nous mettions une couche toutes les deux. Elle a discutĂ© avec nous et nous a bien dit que ce nâĂ©tait pas obligatoire. Elle nous a expliquĂ© plein de choses tout en nous mettant une couche. Agathe avait oubliĂ© dâaller faire pipi par contre, et du coup ce matin sa couche a fuit dans son lit. AmĂ©lie sâen voulait de ne pas lui avoir fait penser Ă aller aux WC dâailleurs.
Les 2 enfants discutaient tout naturellement tout en prenant leur petit dĂ©jeuner. Au dĂ©but de leur conversation, ils eurent tendance Ă chuchoter et plus cela allait, plus ils parlaient normalement, si bien quâĂ un moment, le garçon assis Ă cĂŽtĂ© de NoĂ©mie demanda :
 - Qui a fait pipi dans son lit ?
Petit blanc dans la conversation entre Vincent et Noémie.
 - La sĆur dâune amie, dit NoĂ©mie une fois quâelle eut rĂ©flĂ©chit Ă une rĂ©ponse.
 - Je crois que lâon parle beaucoup trop fort, dit tout bas Vincent Ă lâoreille de NoĂ©mie.
 - Oui, je le crois aussi.
Le petit déjeuner prit faim et la matinée passa, en classe avec le maßtre.
 - Cet aprĂšs-midi, nous allons faire 2 activitĂ©s pour ceux qui ne le sauraient pas encore, dit le maĂźtre. La 1Ăšre est une sortie en mer, sur un bateau. Nous allons observer diffĂ©rentes choses : la cĂŽte, lâĂ©rosion, et peu-ĂȘtre auront nous la chance dâobserver des phoques et autres animaux marins. La 2Ăšme, câest une initiation au char Ă voile.
Presque tous les enfants criÚrent de joie, nombreux étaient ceux qui attendaient cette activité de char à voile.
 - Un peu de silence, reprit le maĂźtre. Nous allons passer Ă table et nous aurons ensuite 30 min de temps libre avant dâaller prendre le car. Durant ces 30 minutes, vous verrez avec les animateurs du centre, ils vous diront ce que vous devrez emmener dans vos sacs. A tout Ă lâheure, et bon appĂ©tit.
Le repas se dĂ©roula comme dâhabitude et tous les enfants se rendirent dans leur chambre et Sam prit la parole.
 - Donc, vous prĂ©parez votre sac, dans lequel vous allez mettre des affaires de rechange, un k-way et une serviette. Nâoubliez donc pas de prendre : des chaussettes, un sous-vĂȘtement, un pantalon, un t-shirt et un pull ou un sweat. Le char a voile, ça âmouilleâ parfois sâil pleut, mĂȘme si vous aurez certainement une combinaison. La bateau aussi ça peut mouiller sâil y a du vent et des vagues.. Et si vous ne voulez pas avoir froid, il faudra peut-ĂȘtre vous changer.
Quand Sam eut terminĂ© de parler, Vincent sâapprocha dâelle.
 - Sam, est-ce que je peux mettre une couche pour cette aprĂšs-midi ? Jâai toujours du mal Ă me retenir longtemps et si je ne peux pas aller aux toilettes rĂ©guliĂšrement, je risque de me faire pipi dessus devant tout le monde.
Ce que lui disait Vincent Ă©tait un peu exagĂ©rĂ©, il lui Ă©tait possible de se retenir aussi longtemps que dâautres enfants, peut-ĂȘtre mĂȘme plus que certains. Son envie de porter une couche Ă©tait forte et lâoccasion dâen porter la journĂ©e nâest pas si frĂ©quente. Il savait que Sam Ă©tait gentille et il profitait un peu dâelle et de la situation.
 - En en portant une, tu prends le risque que les autres le voit, ça ne te dérange pas ?
 - Si bien sĂ»r, je ne voudrais pas quâils le sachent, mais me faire pipi dessus, ça serait encore pire.
 - TrĂšs bien, alors va dans ta chambre, je vais te chercher une couche qui sâenfile, tu pourras la mettre devant Mathieu je pense ?
 - Merci Sam, et oui je la mettrai devant lui, il sâen fiche et moi aussi.
Câest ainsi que Vincent eut sa couche lorsquâils partirent pour lâaprĂšs-midi. Il se sentait protĂ©gĂ© avec et Ă©tait moins inquiet Ă lâidĂ©e de ne pas avoir de toilettes pour faire pipi quand il aurait envie.
 - Tu as de la chance, lui dit Mathieu qui Ă©tait assis Ă cĂŽtĂ© de lui. Moi aussi jâen aurais bien voulu une. Finalement, câest un peu comme quand on va au ski, ça protĂšge des accidents en plus dâĂȘtre confortable.
 - Demande lui en une demain.
 - Je verrai, peut-ĂȘtre que si toi tu lui disais que jâavais aussi des problĂšmes, ça serait mieux ?
 - Je peux toujours essayer, lui rĂ©pondit Vincent avec un clin dâĆil.
Le car se gara et tout le monde en descendit. Quelques minutes de marche plus tard, le maĂźtre, Sam, et les Ă©lĂšves se retrouvĂšrent prĂšs dâun hangar au bord dâune trĂšs grande plage. Il faisait un temps mitigĂ©, et le soleil ne pointait son nez que de temps en temps. Un petit vent assez rĂ©gulier laissait Ă penser que câĂ©tait une aprĂšs midi sympa qui se profilait pour faire du char Ă voile.
Les explications du moniteur de char Ă voile commencĂšrent. Certains nâĂ©coutaient que dâune oreille distraite, Vincent, lui, Ă©coutait attentivement. Et plus il Ă©coutait les conseils et les recommandations, plus cela lâeffrayait. Lui qui avait si envie dâessayer et en Ă©tait beaucoup moins sĂ»r maintenant. Il se rapprocha de Sam et lui sera fort la main. Elle en fĂ»t Ă©tonnĂ©e et le rĂ©conforta.
Alors quâil se remĂ©morait cet Ă©pisode oĂč il avait fait caca dans sa couche lors dâun manĂšge Ă Disney, il fit un pipi de maniĂšre totalement inconsciente dans sa couche. Câest le rĂ©chauffement de son entrejambe qui le ramena Ă la rĂ©alitĂ©. Vincent tira alors la main de Sam pour la faire se baisser et lui parler Ă lâoreille.
 - Je viens de faire pipi, lui dit-il tout bas.
 - Jâimagine que tu nâas pas fait exprĂšs ? Jâai lâimpression que ces explications tâinquiĂštes, câest ça ?
 - Oui, je ne suis pas trop rassurĂ©, jâai un peu peur, et jâai mĂȘme un peu mal au ventre. Je crois que je nâai plus trop envie dâen faire.
Sam avait vraiment pris Vincent sous son aile, elle apprĂ©ciait ce petite garçon innocent et gentil. Ses problĂšmes dâĂ©nurĂ©sie et dâincontinence y Ă©tait peut-ĂȘtre aussi pour quelque chose. Des souvenirs dâelle plus petite lui revinrent en mĂ©moire car elle aussi faisait pipi au lit Ă son Ăąge. Ses parents ne lui avaient pas fait porter de couches, et elle se rĂ©veillait toutes les nuits dans un lit mouillĂ©.
Cette fois-ci câest Vincent qui la sortit de ses pensĂ©es.
 - Sam, dit Vincent, pourquoi tu ne viens pas ? Le monsieur a fini ses explications, il faut le suivre maintenant.
Sam ne sâĂ©tait pas rendu compte quâeffectivement il nâĂ©tait plus que tous les 2 et que tous les autres Ă©taient maintenant parti.
 - Pardon Vincent, oui allons-y, rejoignons les autres. Mais au fait, câest juste un petit pipi que tu as fait ou il faut que je vĂ©rifie.
 - Je pense que ce nâest juste quâun petit pipi oui.
 - Dâaccord, alors dĂ©pĂȘchons nous dâaller rejoindre la classe.
Ils retrouvĂšrent le maĂźtre et les autres enfants autour dâun char Ă voile.
 - Maintenant que nous avons vu le principe, voici les différents éléments qui compose un char à voile, dit le moniteur.
Ses explications durĂšrent quelques minutes pendant lesquels Vincent continuait de sâinquiĂ©ter. Il regardait les autres enfants, qui Ă part un ou deux, ne semblaient pas sâinquiĂ©ter. Lui sentait lâinquiĂ©tude grandir en lui, au point quâil refit un pipi dans sa couche, sans cette fois-ci sâen apercevoir, sa couche Ă©tant dĂ©jĂ rĂ©chauffĂ©e par son prĂ©cĂ©dent pipi.
Sam avait bien compris que Vincent sâinquiĂ©tait et lui posa ses 2 mains sur ses Ă©paules. Cela eut pour effet de rassurer Vincent, sentir que Sam Ă©tait lĂ , prĂšs de lui et quâelle serait lĂ au moindre problĂšme, que cela soit avec le char Ă voile, ou mĂȘme avec sa couche.
 - Il ne faut pas tâen faire Vincent, ce nâest pas compliquĂ©, ni dangereux. Je viens rĂ©guliĂšrement accompagner des classes comme la tienne et il nây eu aucun accident dangereux. Si tu veux, il y a des char Ă voile Ă 2 places, est-ce que tu prĂ©fĂšres que lâon en fasse tous les 2 ensemble ?
 - Oh oui alors, lui dit Vincent fortement rassuré.
 - Dâaccord, jâen parlerai au moniteur alors.
Quelques minutes passĂšrent encore quand il fĂ»t lâheure dâaller sâĂ©quiper. Sur des penderies Ă©taient prĂ©sentes des combinaisons Ă enfiler pour se protĂ©ger des Ă©claboussures dâeau.
 - Avant dâenfiler vos combinaisons, dit le maĂźtre, je vous invite Ă passer aux toilettes, ça sera beaucoup plus compliquĂ© ensuite.
Certains Ă©lĂšves allĂšrent aux toilettes, tandis que les autres prirent une combinaison et commencĂšrent Ă lâenfiler. CâĂ©tait des taille unique pour les enfants et bien quâun peu grandes, elles feraient parfaitement lâaffaire.
Alors que Vincent Ă©tait en train dâenfiler la sienne, Sam vint le voir.
 - Tu ne vas pas aux toilettes Vincent ?
Tout en disant cela, elle posa discrĂštement sa main sur lâentrejambe de Vincent afin dâestimer la saturation de sa couche.
 - Non je nâai pas envie.
 - Ăa ne mâĂ©tonne pas trop, ta couche est dĂ©jĂ bien mouillĂ©e, ce nâest pas un petit pipi que tu as fait tout Ă lâheure.
 - Je crois que jâen ai fait un autre un peu aprĂšs, lui rĂ©pondit doucement Vincent.
 - Essaye de te retenir, sinon elle risque dâavoir des fuites, ce nâest pas une couche de nuit.
 - Mais je ne fais pas exprĂšs, il sort tout seul. Câest quand jâai eu peur tout Ă lâheure, avec les explications sur le char Ă voile.
Cette phrase fĂźt resurgir en mĂ©moire des Ă©vĂ©nements passĂ©s de la vie de Sam. Elle aussi, quand elle Ă©tait plus petite, il lui arrivait ce genre de chose. Ses parents Ă©taient heureusement comprĂ©hensifs et ne la disputaient mais elle gardait de mauvais souvenirs de pipi qui coulait le long de ses jambes et mouillait son pantalon et ses chaussures. Elle revoyait des scĂšnes de moquerie dâautres enfants.
DĂ©cidĂ©ment, Vincent lui rappelait beaucoup son enfance et prit encore plus Ă cĆur sa dĂ©cision de le protĂ©ger de ces accidents et des moqueries. Elle ne savait que trop bien que les enfants pouvaient ĂȘtre mĂ©chants entre eux.
 - Fais attention dâaccord ? Si tu as envie de faire pipi pendant le char Ă voile, retiens toi.
Elle lâaida Ă enfiler sa combinaison et enfila ensuite la sienne.
Tout le monde passa deux bonnes heures. Certains eurent un peu de mal au dĂ©but mais tous finirent par trouver du plaisir Ă cette activitĂ©. MĂȘme Vincent qui avait eut peur, Ă©tait maintenant trĂšs heureux dâĂȘtre lĂ . Il avait bien compris le fonctionnement du vent dans la voile et savait maintenant bien se diriger et border la voile quand il le fallait.
Vincent et Sam avaient bien rit et Ă©taient devenus encore un peu plus complices quâils ne lâĂ©taient dĂ©jĂ . Ce moment oĂč ils nâavaient Ă©tĂ© que tous les deux leurs avait permis de faire plus ample connaissance. Vincent lui avait racontĂ© comment il avait reportĂ© des couches et quâil aimait ça. Tout dâabord gĂȘnĂ© de lui dire cela, il avait ensuite assumĂ© et expliquĂ© diverses choses qui lui Ă©taient arrivĂ©es.
Sam aussi sâĂ©tait aussi un petit peu confiĂ©, sur le fait quâelle aussi Ă 9 ans faisait encore pipi au lit, et quâil lui arrivait Ă cette Ă©poque lĂ quelques accidents lors de la journĂ©e et quâelle ne voulait pas que cela lui arrive Ă lui, devant ses copains.
Vincent Ă©tait heureux de sâĂȘtre fait une nouvelle amie, mĂȘme si celle-ci nâavait pas du tout son Ăąge.
Pendant la sĂ©ance, Vincent avait Ă nouveau eu envie de faire pipi et lâavait dit Ă Sam. Elle lui avait dit de faire doucement dans sa couche, pour lui laisser le temps de tout absorber.
Tous les chars Ă voile Ă©taient maintenant stoppĂ©s devant le hangar et tous les enfants discutaient de leur impression et racontaient leurs prouesses. Vincent et Mathieu sâĂ©taient retrouvĂ©s et se racontaient leurs frayeurs. En effet le vent sâĂ©tait levĂ© petit Ă petit avec pour effet de donner de plus en plus de vitesse aux engins.
 - Les enfants, vous allez rentrer dans la hangar, enlever votre combinaison et la remettre sur un cintre, exactement comme vous lâavez trouvĂ©e, dit le moniteur.
Vincent sentait sa couche bien gonflĂ©e entre ses jambes. Il savait quâil Ă©tait prĂ©fĂ©rable dâĂ©viter un nouveau pipi dedans et se disait quâil serait mĂȘme prĂ©fĂ©rable de lâenlever. Sam sâen doutait et vint le voir.
 - MĂȘme avec une combinaison trop grande, je peux deviner que ta couche pend entre tes jambes. On va essayer dâĂȘtre discret en tâenlevant la combinaison, et ensuite tu iras aux toilettes, je tây rejoindrai.
Sam lâaida Ă dĂ©faire le fermeture Ă©clair et Ă enlever le haut. Alors quâelle sâapprĂȘtait Ă glisser la combinaison en bas de jambes, elle vit une grosse tĂąche humide sur le jogging gris de Vincent.
 - Ta couche a fuit Vincent, et beaucoup, cela a bien mouillé ton jogging.
Alors que Vincent baissait la tĂȘte, Joaquim le va la sienne dans sa direction, et ce que craignait Sam arriva.
 - Regardez Vincent, cria Joaquim en le pointant du doigt, je crois quâil sâest fait peur avec son char Ă voile, son pantalon est mouillĂ©, il sâest fait pipi dessus. Câest un bĂ©bĂ©.
 - Ăvidemment tout le monde leva a son tour la tĂȘte, dâabord en direction de Joaquim puis vers Vincent. Certains se mirent Ă rire et Ă leur tour se mirent le traitĂ© de petits noms pas trĂšs gentil.
Vincent Ă©tait au plus mal. Il nâarrivait pas Ă garder ses larmes et celles-ci coulaient sur ses joues. Heureusement le maĂźtre intervient rapidement.
 - Joaquim, et les autres, les accidents ça arrive. Si jâentends encore un seul dâentre vous dire quelque chose Ă ce sujet, je saurai vous montrer que ma rĂ©putation de maĂźtre et de directeur sĂ©vĂšre est largement justifiĂ©e.
Effectivement, sa rĂ©putation Ă©tait faite et peu dâĂ©lĂšves dans lâĂ©cole osait lui tenir tĂȘte, encore moins dans la classe de Vincent. Joaquim se tĂ»t donc, mais continuait de regarder Vincent et de sourire.
 - Vincent, dit Sam doucement, regarde moi. Personne nâa vu que tu portais une couche et comme lâa dit ton maĂźtre, les accidents arrivent. Certains en ont eu quand vous ĂȘtes rentrĂ©s dâaller voir le coucher de soleil, et personne ne se moque dâeux maintenant. Il en sera de mĂȘme pour toi, alors va aux toilettes, je tây retrouve avec ton sac.
Mathieu et NoĂ©mie Ă©tait attristĂ©s de la scĂšne quâavait subit leur ami et le regardĂšrent se diriger vers les toilettes. Eux qui avaient lâhabitude de voir des couches, devinaient quâil en portait une. En fait ce nâĂ©tait pas une tĂąche dâhumiditĂ© qui se voyait sur le jogging, mais deux, une sur chaque aine. Sâil nâavait pas eu de couche, cela aurait Ă©tĂ© le devant de son jogging qui aurait Ă©tĂ© mouillĂ©.
Vincent se retrouva aux toilettes et Sam arriva trĂšs rapidement. Elle le fit entrer dans une cabine et lui baissa ton jogging.
 - Encore une fois, toi quand tu fais pipi, tu ne le fais pas Ă moitiĂ©. Ăa Ă beau ĂȘtre une couche de matĂ©riel mĂ©dical, elle est complĂštement saturĂ©e. Heureusement que ce nâĂ©tait pas une drynites.
Sam commença à lui enlever son jogging, puis elle lui déchira la couche de chaque cÎté et lui Îta. Elle prit ensuite une lingette dans son sac et le nettoya
 - Est-ce que tu as envie de faire pipi ?
Vincent remua sa tĂȘte pour rĂ©pondre non.
 - Ăa ne mâĂ©tonne pas, rĂ©pondit-elle. Tout ton pipi est dans la couche. Bon, maintenant quâest-ce que lâon fait ? AprĂšs le char Ă voile, il est prĂ©vu dâaller faire un tour en bateau et je sais pas expĂ©rience quâil nâest pas toujours facile dâaller aux toilettes Ă lâintĂ©rieur. Je te remets une couche ou pas ? Que prĂ©fĂšres-tu ?
LĂ encore, Vincent nâouvrit pas la bouche. Il Ă©tait dans ses pensĂ©es vis Ă vis de ses camarades de classe qui lâavaient vu mouillĂ©. Alors que Sam allait lui reposer la question, il se contenta de hausser les Ă©paules.
 - Alors câest moi qui dĂ©cide, je tâen remets une, je nâai pas trop envie que te refasses pipi dessus et quâils se moquent Ă nouveau. Jâai pris une couche Ă enfiler et une couche de nuit. Je vais te mettre la 2Ăšme, de toute façon tu nâes pas allĂ© une seule fois aux toilettes faire pipi aujourdâhui donc ça ne servira Ă rien que tu puisses la baisser ou non pour y aller.
Peu habituĂ©e Ă mettre une couche debout, elle dĂ»t sây rependre Ă 3 fois pour la mettre comme il faut Ă Vincent. Elle eut mĂȘme besoin de son aide pour tenir lâarriĂšre pendant quâelle posait les 2er scratchs.
 - VoilĂ , au moins avec ça tu seras tranquille jusquâĂ ce que lâon rentre au centre.
Sam sortit le pantalon de rechange de Vincent de son sac et lui enfila. Elle roula ensuite en boule la couche usagĂ©e et la jeta dans une poubelle aprĂšs ĂȘtre sortit de la cabine.
Câest avec beaucoup dâapprĂ©hension que Vincent sortit des toilettes, il avait peur dâaffronter le regard des autres.
Le sermon du maĂźtre semblait avoir fait de lâeffet et personne ne dit rien Ă Vincent. Eric, Mathieu et NoĂ©mie vinrent le voir et discutĂšrent avec lui pour lui remonter le morale.
Cette couche propre Ă©tait plus Ă©paisse que des couches Ă enfiler, mais elle Ă©tait de toute façon moins Ă©paisse que celle quâil venait dâenlever et Vincent nâeut pas trop peur que quelquâun la remarque.
Une fois monté dans le car, Noémie se plaça à cÎté de Vincent.
 - Joaquim aurait du se taire, câest sĂ»r, mais rassure toi, personne ne parle dans ton dos, donc mets ça de cĂŽtĂ©, et nây penses plus. Profite de ta journĂ©e mais aussi celles qui vont arriver. Personne nâa vu que tu portais une couche tu sais.
 - Merci Noémie, tu es vraiment super gentille.
 - Nâen aurais-tu pas remise une dâailleurs ?
 - Câest Sam qui a pensĂ© que ça serait prĂ©fĂ©rable et que cela mâĂ©viterait des problĂšmes si je faisais encore pipi.
 - Je crois quâelle a raison. Je me demandais si ce nâĂ©tait pas parce que tu Ă©tais loin de tes parents que tu avais ces accidents, est-ce quâils te manquent ?
Vincent nâavait pas rĂ©flĂ©chit à ça, pour lui câĂ©tait juste de la peur et il lui expliqua comment ses divers pipis Ă©taient arrivĂ©s.
Alors quâils Ă©taient en pleine conversation sur les couches, le car arriva prĂšs de lâembarcadĂšre. Le vent soufflait toujours et des vagues sâĂ©crasaient sur les digues, faisant lâĂ©merveillement des enfants. Le soleil Ă©tait bien lĂ , heureusement.
 - Les enfants, vous allez enfiler votre k-way car sur le bateau il y aura des Ă©claboussures dâeau. Tout le monde ne pourra pas ĂȘtre Ă lâintĂ©rieur protĂ©gĂ© par les vitres, dit le maĂźtre. Rangez-vous deux par deux maintenant, et suivez moi. Sam, merci de rester derriĂšre.
Vincent alla se ranger avec NoĂ©mie, Ă lâarriĂšre. DĂ©jĂ pour ĂȘtre prĂšs de Sam, mais aussi pour Ă©viter que quelquâun puisse voir ou deviner sa couche en marchant derriĂšre lui.
Sam en profita pour lui remettre ton t-shirt dans ton pantalon car elle avait décelé une petite partie de sa couche qui sortait et était visible.
Vincent la remercia en lui faisant un sourire et en profita pour faire pipi dans sa couche. AprĂšs tout, il en portait une, autant quâelle serve, et puis Sam lui avait dit quâavec cette couche, il ne craignait plus la fuite. Il dĂ©cida mĂȘme de ne plus se retenir du tout de lâaprĂšs midi.
Un par un les enfants passĂšrent sur la passerelle leur permettant de monter sur le bateau. Pour beaucoup dâentre eux câĂ©tait la premiĂšre fois et le mouvement du bateau sur lâeau, mĂȘme arrimĂ©, Ă©tait un phĂ©nomĂšne nouveau quâil fallait apprĂ©hender.
Les consignes furent données et les gilets de sauvetage distribués. La bateau se mit en marche et les amarres furent larguées.
Les enfants sâĂ©taient rĂ©partis en 2 groupes, ceux qui sâĂ©taient Ă lâextĂ©rieur pour admirer le paysage, et ceux qui Ă©taient restĂ©s assis Ă lâintĂ©rieur du bateau, derriĂšre les grandes vitres.
Le roulis et le tangage du bateau augmentait au fur et Ă mesure que la bateau sâĂ©loignait du port et prenait de la vitesse. La clapotement de la coque sur les vagues provoqua les 1er mal de mer. Plusieurs enfants allĂšrent en parler au maĂźtre. Celui-ci alla demander au capitaine sâil pouvait ralentir quelque peu en expliquant que ses Ă©lĂšves venaient de la montagne et que pour un trĂšs grand nombre dâentre eux câĂ©tait la premiĂšre fois quâils montaient en bateau.
Le capitaine ralentit sa vitesse mais sur lâensemble de la classe, plusieurs enfants nâĂ©taient pas trĂšs bien. Le maĂźtre et Sam Ă©taient auprĂšs dâeux. Pour Eric, Mathieu et Vincent, cela se passait plutĂŽt bien. CâĂ©tait un peu moins le cas pour NoĂ©mie qui avait Ă©tĂ© voir Sam car elle avait un peu mal au cĆur.
La bateau arriva enfin auprĂšs dâune crique oĂč il stoppa son moteur. Le vent avait beau ĂȘtre moins fort ici car stoppĂ© par le rivage, les vagues Ă©taient toujours lĂ et balançaient le bateau de gauche Ă droite et inversement.
 - Moi aussi je crois que je commence Ă nâĂȘtre pas trĂšs bien, dit Eric. Jâai mal au ventre et un peu envie de vomir.
 - Ăa change du ski, lança Mathieu en rigolant.
Lui ne ressentait aucun effet, le mal de mer ne semblait pas le toucher. Les 3 garçons Ă©taient Ă lâextĂ©rieur, mais Vincent emmena Eric Ă lâintĂ©rieur oĂč se trouvait Sam et le maĂźtre.
Vinent ne lâavouait pas, mais lui non plus nâĂ©tait pas au mieux de sa forme. La terre ferme lui manquait. Le mouvement de balancier du bateau lui rappela un manĂšge, un bateau pirate, dans lequel il avait Ă©tĂ© trĂšs heureux de monter mais encore plus de descendre.
En rentrant, il vit mĂȘme que Justine, une copine de NoĂ©mie, Ă©tait en train de vomir. Pour Vincent, globalement, ça allait. Il Ă©tait heureux de ne pas avoir Ă aller aux toilettes et ne se gĂȘnait pas faire pipi dans sa couche quand lâenvie arrivait. Il vit passer Charles devant lui, et il nâĂ©tait pas au mieux. Il lâobserva et vit quâil se dirigeait vers les toilettes.
Peu aprĂšs, le bateau remit ses moteurs en route et semblait faire demi tour pour rentrer au port.
Le maĂźtre et Sam passaient auprĂšs des diffĂ©rents groupes dâĂ©lĂšves.
 - Ăa va Vincent ? lui demanda Sam.
 - Oui ça va plutÎt bien.
 - Tant mieux. Le maĂźtre est allĂ© voir le capitaine et il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de rentrer au port. DĂ©cidĂ©ment, entre la sortie pour aller voir le coucher de soleil et cette sortie en mer, vous nâĂȘtes pas les plus chanceux, continua Sam. Dis moi, est-ce que tu peux rester Ă cĂŽtĂ© de NoĂ©mie sâil te plaĂźt ? Elle ne se sent pas trĂšs bien et a besoin dâĂȘtre rassurĂ©e. Moi je retourne voir Justine.
 - Oui bien sĂ»r, dit Vincent, jây vais tout de suite.
Alors que Vincent se dirigeait 2 rangĂ©es de siĂšge derriĂšre, il revit Charles, celui-ci sortait des toilettes. Ce que vit le peina, Charles avait du mal gĂ©rer son passage aux toilettes car son pantalon Ă©tait mouillĂ©. Il serait bien allĂ© le voir pour lui demandait si cela allait, mais Sam lui avait demandĂ© dâaller avec NoĂ©mie.
Vincent alla auprĂšs de NoĂ©mie et discuta avec elle, la rassura, et lui dit ce que Sam venait de lui dire, quâils Ă©taient sur le retour.
 - Jâen suis bien contente, lui dit-elle. Le bateau ce nâest pas mon truc ! Toi ça Ă lâair dâaller.
 - Oui ça va, mais je suis bien content que Sam mâest mis une couche, je ne me suis pas privĂ© de lâutiliser. Et je viens de voir Charles revenir des toilettes et il a eu un problĂšme, son pantalon Ă©tait mouillĂ©.
 - La pauvre, tu es allé le voir ?
 - Jâirai le voir plus tard, pour lâinstant je suis avec toi.
 - Regarde, lui dit NoĂ©mie, Joaquim est avec Charles et jâai lâimpression que cela ne se passe pas trĂšs bien.
 - Je vais prévenir Sam, je ne veux pas que tout le monde soit au courant pour Charles.
Sam Ă©tait avec Justine, mais Vincent lui raconta ce quâil avait vu et tous les deux regardĂšrent ce quâil se passait entre Charles et Joaquim. Charles pleurait, cela ne faisait aucun doute, et Joaquim se moquait de lui et rigolait.
Vincent observa la scĂšne et il vit que Sam sâinterposa entre les 2 garçons. Elle alla ensuite prĂ©venir le maĂźtre qui jeta un regard noir en direction de Joaquim.
Quelques minutes plus tard le bateau rentrait dans le port et tous purent descendre sur la terre ferme.
 - Je suis bien contente dâĂȘtre enfin arrivĂ©e sur un sol qui ne bouge pas, dit NoĂ©mie Ă Vincent.
 - Ăcoutez moi tous, dit le maĂźtre, je pense que tout le monde va mieux. Puisque la promenade a Ă©tĂ© Ă©courtĂ©e, il nous reste un peu de temps avant de rentrer au centre. Il y a quelques boutiques dans les rues autour du port, nous allons donc aller acheter des cartes postales que vous pourrez envoyer.
Tout en écoutant le maßtre, Vincent vit que Charles était tout seul, il tenait son sac devant son pantalon pour cacher son accident. Vincent se décida à aller le voir pour lui parler et lui remonter le morale.
 - Tu devrais aller aux toilettes et mettre le pantalon de rechange que tu as apporté dans ton sac, lui dit Vincent.
Charles regarda Vincent dans les yeux.
 - Je tâai vu sortir des toilettes sur le bateau et jâai vu que ton pantalon Ă©tait mouillĂ©. Jâai vu aussi que Joaquim se moquait de toi et jâai prĂ©venu Sam pour quâelle intervienne.
 - Merci, balbutia Charles. Mais je nâai pas de pantalon de rechange, jâai oubliĂ© dâen prendre un. Sam mâa dit quâelle allait essayer de mâen trouver un une fois que nous serions descendu du bateau.
Et justement, Sam arriva Ă cet instant. Elle tenait dans ses mains un autre jogging.
 - Je tâai trouvĂ© ça, dit Sam Ă Charles. Il est Ă Mathieu, il a acceptĂ© de te le prĂȘter. Suis moi, il y a des toilettes derriĂšre le bĂątiment lĂ , je vais tâaider.
Moins de 5 minutes plus tard, tous les deux revinrent et tous partirent chercher des cartes postales.
La promenade dans les rues se passait bien. Des petits groupes sâĂ©taient formĂ©s. Vincent, Mathieu, NoĂ©mie Ă©taient ensemble et avait proposĂ© Ă Charles de se joindre Ă eux. Joaquim, lui, nâavait visiblement pas eu le choix, car il Ă©tait en permanence aux cĂŽtĂ©s du maĂźtre.
 - Merci pour le pantalon, dit Charles Ă Mathieu alors quâils Ă©taient en train de choisir des cartes postales.
 - De rien, lui rĂ©pondit Mathieu, câest avec plaisir.
Vincent avait assistĂ© Ă cette conversation, et voyait que quelque chose nâallait pas chez Charles. Charles Ă©tait souvent en train de tirer sur son pantalon et Vincent percuta et alla le voir.
 - Ne tâinquiĂštes pas, lui dit Vincent, ça ne se voit pas du tout.
 - Sam tâa mis une couche, non ?
Vincent commença par tourner la tĂȘte de chaque cĂŽtĂ© pour vĂ©rifier quâils nâĂ©taient bien que tous les deux, et baissa ensuite son pantalon pour montrer le haut de sa couche.
 - Tu en portes une aussi ? lui demanda Charles.
 - Oui, et jâimagine que tu ne le savais pas vu ta tĂȘte. Et pourtant câest une couche plus Ă©paisse que celle que Sam a dĂ» te mettre. La tienne câest une couche qui sâenfile câest ça ?
 - Oui, oui, elle mâa proposĂ© de la mettre quand elle a vu que mon slip Ă©tait mouillĂ©. Jâai hĂ©sitĂ© et elle mâa assurĂ© que personne ne le verrait et que cela resterait un secret et que cela ressemblait beaucoup Ă un sous-vĂȘtement.
 - Moi il mâarrive de temps en temps dâavoir des accidents, alors jâen mets rĂ©guliĂšrement, lui dit Vincent. Câest pour ça que jâai un peu lâhabitude de dĂ©tecter ceux qui portent des couches. Sam mâen a mise une aprĂšs mon accident tout Ă lâheure.
 - Tu ne diras rien aux autres hein ? Jâai trop honte...
 - Je ne dirai rien Ă personne, je te le promets et je suis sĂ»r que tu en feras de mĂȘme pour moi
 - Bouche cousue, lui répondit Charles avec un sourire.
Les cartes postales furent choisies et payées. Vincent en avaient sélectionnées plusieurs : une pour ses parents, une pour Virginie et une derniÚre pour Dimitri.
Le retour au centre se fit tranquillement. Certains sâendormirent dans le car, dont Vincent. Et ce qui arrivait rĂ©guliĂšrement Ă Vincent quand il dormait, arriva : sa couche se mouilla un peu plus. Ce nâĂ©tait pas un problĂšme car cette couche de nuit pouvait absorber ce pipi supplĂ©mentaire.
En se rĂ©veillant lorsque le car arrĂȘta son moteur, Vincent sentit bien que sa couche avec gonflĂ©e. Alors quâil tĂątait sa couche, Sam lui glissa quelques mots Ă lâoreille.
 - Passe dans ta chambre chercher un slip propre et retrouve moi Ă lâinfirmerie que je te nettoie et que je tâenlĂšve cette couche, dâaccord ?
 - Dâaccord, lui rĂ©pondit Vincent.
Quelques minutes plus tard, Vincent Ă©tait devant lâinfirmerie et nâavait pas put entrer car la porte Ă©tait fermĂ©e Ă clĂ©. Sam arriva avec Charles qui tenait lui aussi dans ses mains quelque chose.
 - Ah tu es dĂ©jĂ lĂ , parfait, dit Sam Ă Vincent. Charles mâa dit que vous vous Ă©tiez parlĂ© et que chacun Ă©tait au courant de ce que lâautre portait, alors on va gagner du temps Ă ce que vous passiez en mĂȘme temps. Entrez, dit-elle aprĂšs avoir dĂ©verrouillĂ©e la porte. Vincent, allonge toi. Et toi Charles, je pense que tu peux te dĂ©brouiller tout seul ?
 - Oui, je vais y arriver, répondit-il tout en commençant à baisser son pantalon.
Pendant ce temps lĂ , Vincent sâallongeait et Sam sâoccupait de le changer. La curiositĂ© de Charles Ă©tait bien visible. Il parcourait des yeux toute la piĂšce mais son regard revenait rĂ©guliĂšrement sur Vincent et sur Sam. Alors que Sam avait presque terminĂ© de rhabiller Vincent aprĂšs lui avoir enlevĂ© sa couche et lâavoir nettoyĂ©, Charles, lui, nâavait toujours pas enlevĂ© sa couche. Il nâavait quâune jambe dâenlever sur les deux.
 - Hé bien Charles, un problÚme ? lui demanda Sam.
 - Non, non, ça va, jâai presque terminĂ©.
 - Approche toi, je vais tâaider, ça ira plus vite.
Charles portait une jambe de son jogging dans une main, tandis que lâautre Ă©tait autour de sa cheville. Tout en avançant, il regardait la couche souillĂ©e de Vincent qui Ă©tait posĂ©e sur la table oĂč Vincent avait Ă©tĂ© changĂ©.
 - dis moi, elle est un peu mouillĂ©e ta couche non ? dit Sam en tapotant lâentrejambe de Charles. Tu as fait pipi ?
 - Non, je nâai pas fait pipi, lui rĂ©pondit Charles tout en baissant la tĂȘte trĂšs Ă©tonnĂ© de ce que lui disait Sam.
 - Allonge toi sur la table, je vais regarder et te nettoyer si besoin.
Charles sâallongea et Sam dĂ©chira un cĂŽtĂ© de la couche, puis lâautre.
 - Si, si, tu as bien fait un petit pipi dedans, lui dit Sam. Et cela ne doit pas faire longtemps car câest encore tout chaud. Je te passe un coup de lingette et tu pourras te rhabiller.
Charles Ă©tait vraiment Ă©tonnĂ© dâavoir fait pipi. Il avait du mal Ă le croire, lui, faire pipi dans une couche, Ă son Ăąge, et qui plus est la journĂ©e. Il lui Ă©tait bien Ă©videmment obligĂ© de le croire puisque sa couche avait lĂ©gĂšrement jaunie. Sa couche Ă©tait posĂ©e juste devant lui, ouverte. Charles Ă©tait assis et regardait Sam le nettoyer. Cela lui rappelait son frĂšre de 3 ans qui faisait encore pipi au lit et qui mettait encore des couches la nuit. Sa maman le nettoyait de la mĂȘme maniĂšre le matin, alors quâil se levait.
 - Je nâai pas fait exprĂšs, se contenta-t-il de dire. Je ne mâen Ă©tais mĂȘme pas aperçu.
 - Oubli ça. LĂšve les fesses que je tâenfile ton slip et que je te remette ton jogging.
Charles obĂ©issait et 2 minutes plus tard, Sam refermait la porte de la pharmacie et tous les 3 regagnĂšrent la salle oĂč tous les enfants se trouvaient.
 - Je prĂ©fĂšre porter un slip plutĂŽt quâune couche, dit Charles Ă Vincent alors quâils nâĂ©taient que tous les deux. Cela me faisait bizarre cette Ă©paisseur entre les jambes.
 - On sây habitue tu sais. Dâailleurs moi quand je porte une couche, câest tellement naturel que je fais pipi dedans sans mâen apercevoir. Mon cerveau sait que jâai une couche sur moi et du coup ma vessie laisser sortir mon pipi. Dâailleurs câest ce qui a du tâarriver tout Ă lâheure.
 - Peut-ĂȘtre oui, câest vrai que je ne sais pas Ă quel moment jâai fait pipi, je ne mâen souviens pas.
Les deux garçons nâavaient jamais trop discutĂ©s ensemble, et cela les avait rapprochĂ©s de parler des couches.
Le repas arriva, suivi par les douches et la mise en pyjama.
Sam entra dans la chambre de Vincent et de Mathieu.
 - Les garçons, dit-elle, jâai besoin de vous parler. Je pense que vous savez que Eric a eu un problĂšme la nuit derniĂšre.
 - Oui il me lâa dit, annonça Vincent.
 - Jâai convenu avec lui quâil serait mieux quâil porte une couche pour le restant du sĂ©jour et il est dâaccord. Il mâa dit quâil en portait il y a encore peu de temps chez lui. Du coup je pense quâil serait prĂ©fĂ©rable quâil dorme dans votre chambre. Est-ce que cela vous va ?
 - Oui oui, bien sûr, dit Mathieu.
 - Aucun problÚme pour moi, dit Vincent.
 - Je mâen doutais, mais je voulais ĂȘtre sĂ»r de votre rĂ©ponse. Alors suivez-moi, il nous attend dans le couloir.
Câest ainsi que les trois garçons suivirent Sam jusquâĂ lâinfirmerie. Ils furent mis les uns aprĂšs les autres en couche et regagnĂšrent leur chambre.
Sam rentra dans sa chambre en leur disant dâaller se coucher. Alors quâils allaient sâallonger dans leur lit, la porte de leur chambre sâouvrit. Joaquim entra et observa ses camarades.
 - Je me demandais pourquoi tu avais changĂ© de chambre, dit-il Ă Eric avec un sourire. Jâavais bien une idĂ©e, mais je voulais la vĂ©rifier. Ce que je vois confirme donc ce que je pensais, tu as fait pipi au lit la nuit derniĂšre et maintenant tu es dans la chambre des pisseux qui portent des couches.
Vincent, Eric et Mathieu devinrent tout rouge. La honte dâĂȘtre dĂ©masquĂ© et qui plus est par Joaquim les laissa sans voix.
 - Vous nâavez rien Ă dire ? Vous nâessayez mĂȘme pas de nier ? Remarque, ce nâest pas la peine dâessayer, vu les bosses que vous avez sous vos pyjamas, cela ne laisse aucun doute. En plus ta couche dĂ©passe mĂȘme de ton bas de pyjama Vincent, un bout de plastique se voit.
Vincent se dĂ©pĂȘcha se remettre comme il faut son pyjama de maniĂšre Ă cacher sa couche. Eric, lui, certainement plus sensible, se mit Ă pleurer et Ă sortir de la chambre en courant.
 - Bébé pleure maintenant. Mais tu as raison, pleure, tu pisseras moins.
 - Ce nâest pas bien ce que tu fais, dit finalement Mathieu.
 - Retourne dans ta chambre, dit Vincent, et laisse nous tranquille, on ne tâa rien fait nous. Et ce nâest pas notre faute si lâon fait pipi et que lâon doit mettre une couche pour dormir.
 - Baissez vos bas de pyjama, jâai envie de vous voir juste avec votre couche, dit Joaquim en sâavançant vers eux.
 - Nây compte mĂȘme pas, dit Mathieu. Si tu veux la bagarre, tu vas lâavoir.
Vincent, lui, nâĂ©tait pas aussi courageux et se contenta se tenir la ceinture de son bas de pyjama de maniĂšre Ă empĂȘcher Joaquim de lui baisser.
Alors que Joaquim sâapprochait de Vincent et lui empoignait son pyjama, une voix se fit entendre Ă lâentrĂ©e de la chambre.
 - Tu as besoin de quelque chose ? dit Sam dâune voix forte.
Joaquim, surpris, se retourna et regarda Sam.
 - Je pense que tu devrais vite retourner dans ta chambre, continua-t-elle.
Joaquim sâexĂ©cuta, sans rien dire. Une fois quâil fut sortit, Sam tenta de rĂ©conforter les trois garçons.
 - Il nâaurait pas dĂ» faire ça et je le ferai savoir Ă votre maĂźtre pour que Joaquim ait une punition. Allez, mettez-vous dans votre lit maintenant. Vous pouvez discuter 20 minutes si vous voulez et ensuite il faudra Ă©teindre. Mais je repasserai pour vous le dire.
Eric, qui Ă©tait donc allĂ© chercher Sam et Ă©tait restĂ© derriĂšre elle pendant quâelle avait parlĂ© Ă Joaquim passa devant-elle et se mit au lit. Une larme coulait encore sur sa joue.
Les garçons parlĂšrent de couche une fois allongĂ© dans leur lit. Il parlĂšrent Ă©galement de Joaquim et se demandant quâelle allait ĂȘtre sa punition. Ils Ă©taient tout de mĂȘme un peu inquiet que toute la classe soit au courant demain quâils faisaient pipi au lit et mettaient des couches.
 - Tout Ă lâheure, quand Joaquim sâest moquĂ© de nous, jâai fait pipi dans ma couche, dit Eric.
 - Ăa nâa pas dâimportance, dit Vincent, demain matin elle sera certainement mouillĂ©e, du moins la mienne. Toi ce nâĂ©tait peut-ĂȘtre quâun accident la nuit derniĂšre. Et quoi quâil en soit, quâelle soit mouillĂ©e ou non, Sam la jettera demain. Si tu prĂ©fĂšres le dire Ă Sam, peut-ĂȘtre quâelle tâen mettra une propre.
 - Oh non alors, jâaurais trop honte de lui dire que jâai fait pipi dedans en Ă©tant rĂ©veillĂ©.
 - Câest toi qui dĂ©cide.
La conversation changea et ils discutÚrent camping. Ils se promirent de partirent camper un jour, une fois rentré chez eux.
Peu de temps aprĂšs, Sam ouvrit la porte. Le directeur Ă©tait lĂ , ainsi que Joaquim. Il prit la parole alors que les trois garçons sâassirent dans leur lit pour lâĂ©couter.
 - Sam est venu me prĂ©venir de ce que Joaquim avait fait et jâai appelĂ© sa maman pour que lâon convienne dâune punition. Joaquim va vous dire laquelle et je crois quâil a quelque chose Ă vous dire aussi.
Joaquim, qui Ă©tait restĂ© derriĂšre le maĂźtre pendant que celui-ci parlait, nâosait pas avancer.
 - Allez Joaquim, avance. Câest sĂ»r que câest moins drĂŽle pour toi maintenant.
Le maĂźtre passa son bras sur lâĂ©paule de Joaquim et le força Ă avancer.
 - Je suis dĂ©solĂ©, balbutia Joaquim, je nâaurais pas dĂ» me moquer de vous. Je ne le referai pas.
Les trois garçons le regardĂšrent, sans rien dire. Cette scĂšne rappela Ă Vincent une autre fois oĂč son cousin sâĂ©tait moquĂ© de lui et de sa cousine LĂŠtitia. Il se rappela quâelle avait Ă©tĂ© sa punition et baissa les yeux sur le pyjama de Joaquim.
Ce dernier sâen aperçut et rougit.
 - TrĂšs bien, dit le maĂźtre, maintenant je crois que tu peux leur dire quâelle est ta punition maintenant.
Joaquim, aprÚs avoir longuement hésité, commença à balbutier quelques mots que personne ne comprit.
 - Bon, câest moi qui vais le dire, ça ira plus vite, finit par dire le maĂźtre.
Joaquim avait la tĂȘte baissĂ©e et mĂȘme sâil ne pleurait pas, ses larmes nâĂ©taient pas loin.
 - Donc, comme je le disais, jâai appelĂ© la maman de Joaquim et je lui ai expliquĂ© la situation : celle de ce soir, mais aussi les autres fois oĂč Joaquim sâest moquĂ© de toi Vincent, mais aussi de Charles. Ensemble nous avons convenu que la meilleure punition serait dâĂȘtre dans la mĂȘme situation que vous, Ă savoir en couche.
A ce moment lĂ , Eric et Mathieu qui nâavaient pas encore vu ce que Joaquim portait sous son pyjama, baissĂšrent Ă leur tour les yeux vers lui.
 - Oui, Joaquim porte donc une couche sous son pyjama. Il va la garder cette nuit, mais aussi demain pendant la journĂ©e, nâest-ce pas Joaquim ?
Joaquim ne dit rien, et continua de garder sa tĂȘte baissĂ©e, bien trop honteux pour la relever.
 - Et puisque Joaquim avait envie de voir une couche tout Ă lâheure, il va vous montrer la sienne.
Et sans dire un mot de plus, le maĂźtre baissa le pantalon de pyjama de Joaquim et tous virent sa couche. Vincent trouva quâelle Ă©tait plus Ă©paisse que la sienne et vit quâil portait en plus par dessus une culotte en plastique.
 - JâespĂšre que cela te servira de leçon Joaquim, dit le maĂźtre. Et ne tâavise pas de lâenlever car sinon je me verrai dans lâobligation de tâen faire porter une tout le restant de la semaine. Tu as bien compris ?
Joaquim se contenta de secouer sa tĂȘte de haut en bas pour faire comprendre quâil Ă©tait dâaccord.
 - Remonte ton pantalon et va dans ta chambre maintenant. Bonne nuit tous les trois, dit le maßtre en sortant à son tour de la chambre.
Sam avait assisté à la scÚne et rentra pour leur parler.
 - Câest moi qui ai donnĂ© lâidĂ©e au maĂźtre lâidĂ©e de cette punition et je suis presque certaine que Joaquim ne se moquera plus de vous aprĂšs.
 - Merci, dit Vincent. Cela avait fonctionnĂ© avec mon cousin quand il sâĂ©tait moquĂ© de lui. Lui aussi avait dĂ» porter une couche et avait arrĂȘtĂ© de se moquer ensuite. Câest qui qui lui a mis sa couche ?
 - Parce que jâai trouvĂ© quâelle Ă©tait trĂšs Ă©paisse.
 - Tu as lâĆil, lui rĂ©pondit Sam. Effectivement, elle est plus Ă©paisse que celle que je vous ai mise ce soir car jâai ajoutĂ© dedans une couche droite pour augmenter lâabsorption. Je ne pense pas que cela soit nĂ©cessaire, mais câĂ©tait pour que sa couche soit bien visible et que Joaquim ne cherche pas Ă la dissimuler. Je lui ai en plus mis une culotte en plastique par dessus pour quâelle fasse un peu plus de bruit. Avec ça, je doute que ses camarades de chambre ne voit pas ce quâil porte sous son pyjama, dit-elle avec un clin dâĆil.
Ceci donna le sourire Ă Vincent, Eric et Mathieu.
 - Allez, jâĂ©teins la lumiĂšre maintenant, il est tard, et il est lâheure de dormir.
 - Sam, dit doucement Eric.
 - Oui Eric, quâest-ce quâil y a ?
 - Tout Ă lâheure quand Joaquim sâest moquĂ© de nous, jâai un peu fait pipi dans ma couche.
Eric avait trouvé le courage de le dire.
 - Laisse moi regarder, dit Sam.
Sam sâapprocha de lui, se baissa pour se mettre Ă sa hauteur, et descendit son pyjama.
 - Ce nâest quâun petit pipi. Ne crains rien, ces couches sont suffisamment Ă©paisses et absorbantes, tu ne risques pas de fuite cette nuit, dit-elle aprĂšs avoir tĂątĂ© la couche du petit garçon. Je ne te la change pas, il est trop tard.
Sam lui remonta son pyjama et lui fit un bisou sur le front.
 - Bonne nuit et à demain, dit-elle en éteignant la lumiÚre et en fermant la porte.
Vincent sâendormit en pensant Ă Joaquim et Ă la couche quâil portait ce soir, mais aussi Ă celle quâil devrait porter demain pendant la journĂ©e. Cela le fit sourire, mais une petite pointe de jalousie Ă©tait lĂ Ă©galement.