Monterey Bay Aquarium

★
No title available
he wasn't even looking at me and he found me
No title available
we're not kids anymore.
𓃗

JVL

@theartofmadeline
NASA
Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ
Cosmic Funnies
Sweet Seals For You, Always

Janaina Medeiros
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

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@itscoolbutidontcare
realised with my boyfriend : the teaser of our next song : T.O.K.YO CONFUSION <3
DEMAIN EST ANNULÉ !
Je me suis parfaitement paumée dans Paris. Entre 2015 et 2017, un mardi 7 mai.
Ce jour là, je me sentais vide. Impression insupportable, tout à fait pénible.
J'ai cru que j'allais me tirer une balle mais j'avais pas de balle ou de flingue parce que c'était interdit.
J'ai essayé de sauter trois fois d'un taxi en route.
Je me suis ouvert la main. J'ai beaucoup saigné, mon cœur battait dans ma paume. Sous la pluie. J'étais seule. Et très loin d'ma piaule. Et dans ma tête, Sainte Marie prononçait des psaumes de la bible.
Pas terrible, j'ai couru. Puis, chialé.
Pas terrible, j'ai tagué, avec une bombe argentée.
De la main gauche, Sur un mur gris : Que je détestais les gens, Que je haïssais la vie.
De la main gauche. Alors que je suis droitière.
Mais ma main était ouverte. Mon cœur battait dans mes doigts. Mes doigts tapaient le rythme de Billie Jean, je crois.
J'ai pris le métro. Chaque fois il y avait ce même mec blond flavescent aux cheveux très courts, aux boucles d'oreilles argentées, aux colliers ambrés, aux allures étrangères. Super bien sapé. Des chaussettes au col roulé, en passant par les ongles noirs minuit.
Quelque part… On était assortis.
Chaussures holographiques et sac à dos qui brille.
À Louvre-Rivoli, j'ai cru m'en sortir. Tout était doré. Comme les cendres de ma vie passée.
La pluie tapait trop fort sur moi. J'avais trop froid. J'étais qu'en pull rouge foncé. Me sentais trop mal.
( Le GPS de mon portable était activé. Mais pas celui de mon cerveau. PS : J'étais juste perdue, désorientée, à fleur de peau. )
Pourtant j'écoutais Vickie et Léo. J'avais envie de me faire électrocuter de bonheur. De retourner en 1990, aux heures hip-hop, aux heures pop cœur. D'avoir un ami-amoureux avec qui faire la fête, croquer dans des glaçons par milliers, écouter de la pop-électro et rouler sur les routes de bus la nuit, passé minuit, en trottinette, en vélo, en skate.
Court-circuit. Cerveau qui grésille. Fourmis dans les pieds. Impressions de déjà-vue ultra réelles.
Flashs dans les yeux, comme dans le ciel.
C'était à cause de toutes ces gouttelettes qui me rentraient dans les oreilles alors que je portais un casque de musique.
J'ai acheté dans une petite épicerie qui coûte la peau des fesses ( même si j'avais du fric ) :
- Des chupa chups vanille-fraise. - Des trucs qui craquent quand on croque. - Des amandes, des carottes, de la meringue. Des trucs de dingues.
Ça m'a réconforté.
Parce que je me sentais vide depuis mon réveil à 3 heures du matin. Perplexe devant l'écran de mon ordi en veille, mes dessins ratés de la veille, mes feuilles de carnets éparpillées dans mon lit qui étaient marquées des plus gros secrets de ma vie et mes zéro appels manqués.
Mes amis étaient à Lyon. Sauf Iris et Zacharie. Qui étaient au Greed Parc, qui m'attendaient depuis midi.
J'ai volé une trottinette à un gamin qui me tirait la langue. J'ai fais les friperies. Pantalon noir en velours. Converses All Star usées. La nuit sur Paris est vite tombée.
À 22h06 je me suis allongée sur les quais. J'ai allumé ma caméra et j'ai slamé à propos de la vie :
“ Paris 2000 et des broutilles. Quais. Arrondissement inconnu. Introvertie aujourd'hui encore. J'ai eu besoin de me ressourcer en me promenant seule dehors. La vie est nulle et personne se fait de câlins de peur que ça passe pour de l'amour. Et puis l'amitié c'est de l'amour. C'est même plus fou que l’or. Mais les gens préfèrent tout miser sur les couples, à la vie, à la mort.
Et personne se donne d'affection parce que faudrait pas paraître trop aimant
et
on est programmé pour être gêné ou quoi
et
pourquoi on se prend la tête ? On dit pas ce qu'on pense quand on pense quelque chose qu'on pense et quand on parle, on regrette.
Peur du ridicule. Peur de l'incrédulité d'autrui. Peur d'être invisible. Peur de faire trop de bruit. “
Sur un son de David Bowie, Space Oddity.
J'ai joué à la Nintendo DS. Je l'aurais jamais cru : sur PictoChat, quelqu'un d'autre que moi était connecté. J’ai nommé : Smoothie acidulé.
“ yo, qu’est-ce que tu fais ? - rien, on fait la fête ? ”
Survivor des Destiny’s Child atteignait mes tympans la minute d'après. Je me suis retourné, je l'ai vu, il dansait. Il s’appelait Neil, il était grand comme tous les garçons ici. Il était beau comme un club boy, peut-être qu'il était un peu gay, un peu hétéro, un peu bi, en tout cas, il avait les cheveux gris.
On a dansé toute la nuit. Zacharie et Iris m'ont pas téléphoné.
Je suis un peu tombée amimoureuse de Neil.
Sous le ciel glacé. Parce que son regard était bleuté-grisé, qu'il s'en fichait pas de tout, mais…
Il faisait comme si
Sans pour autant cacher qu'il faisait semblant.
Il avait 18 ans. Il était pas très marrant mais assez fascinant. Parce qu'il était lui. Il paraissait triste comme moi, mais ça allait. Il paraissait vrai.
Quand j'ai senti mon cœur vibrer de nouveau, j'ai pleuré dans mes bras. Il m'a pas vu.
Je l'ai jamais dit à personne.
Cette nuit avait des allures d'échos qui raisonnent. Dans toutes les campagnes, dans toutes les villes, dans toutes les capitales,
à Berlin, à Barcelone.
J'ai senti mon espoir réapparaître et se propager dans tout mon corps, dans ma bouche, dans mes pieds.
Le goût de la mort remplacé par celui de l'été.
J'ai sautillé, émerveillée. J'ai fais des bulles et des vocalises. J'ai rêvé de Neil, dans les rues de Venise.
L'espoir était si fort que je l'ai senti battre dans les tempes du garçon que j'aime alors que j'étais à Paris et lui, en vacances à Vienne.
J'étais une enfant de Paris, j'aimais terriblement pas la vie.
Mais à 3 heures et demi Je voulais, Faire les quatre cent coups et qu'on m’enlace. M'enivrer de musique et qu'on m'embrasse. Analyser des gens discrètement et sans que je ne me lasse.
Faire parti d'un mouvement ? Provoquer de la casse ?
La minute d'après, Neil était parti sur la lune Ou dans la galaxie, près de Saturne Des mélodies légères tintinnabulais dans l'air. Mes yeux luttaient contre la fatigue avec galère.
Et quand je les ai fermé, enfin Tout s'est brisé, tout s'est éteins.
Je ne voulais plus que crier : Demain est supprimé ! Gommer les gens, et puis le monde. Demain est annulé ! Me dissimuler sous la terre et dans les tombes.
DEMAIN EST ANNULÉ !
mate ma rythmique énigmatique, passion cynique qui m'habite
<3
ave tyler, ave wylie, ave wyler, vous et vos coeurs qui transmettent le bonheur, le feu dans tes mains représente la chaleur, la lueur dans vos yeux donne de l’amour et de l’espoir furieux. Furieux de fureur, la rage de vivre malgré le négatif qui ne meurt.
Avide de vivre.