À nos pieds s'étalent des trésors
Qui sont pour nous sans valeur.
Les moments de joie, de bonheur,
Les rires aux éclats des enfants
Qui jouent dans le sable, inconscients
De la nature éphémère de l'heure,
Ou du jour dans ses dernières lueurs
Quand doucement le soleil s'endort.
Je porte mon regard au lointain
Sur l'océan et ses merveilles.
Dans l'eau se reflète le soleil.
Ce que je mire, c'est de l'or.
Celui que convoite le conquistador.
Comme la ruche appelle l'abeille
Ce mirage d'or en moi éveille
La soif. L'avidité. L'appât du gain.
Je cours et piétine les trésors
Que je gardais au fond du coeur
Inattentif aux cris moqueurs
Des mouettes et des cormorans.
Une plainte d'enfant me rappelle alors,
Vers la plage nappée du sang vermeil
De mes trésors foulés par mes orteils.
Je voulais plus, il ne reste rien.