Au plus proche de toi,
Je t'ai aimé.
Sans que tu t'en aperçoives.
L'air de rien.Â
Maintenant j'ai compris.
Ce n'est pas de moi que tu as besoin.

gracie abrams

Discoholic 🪩

PR's Tumblrdome
almost home
KIROKAZE
"I'm Dorothy Gale from Kansas"
Doug Jones
Noah Kahan
Monterey Bay Aquarium
Game of Thrones Daily
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
Not today Justin

roma★
todays bird

if i look back, i am lost
Mike Driver
tumblr dot com
RMH
Fai_Ryy

blake kathryn

seen from Vietnam

seen from Malaysia
seen from United States
seen from United States

seen from Russia

seen from United States
seen from Singapore

seen from United States
seen from Sweden

seen from Netherlands
seen from Sweden

seen from Jordan
seen from South Korea
seen from Belgium
seen from Romania

seen from Malaysia

seen from United States
seen from United States
seen from Netherlands

seen from Russia
@jauraispuetreunkiwi
Au plus proche de toi,
Je t'ai aimé.
Sans que tu t'en aperçoives.
L'air de rien.Â
Maintenant j'ai compris.
Ce n'est pas de moi que tu as besoin.
Elle te fera changer la course des nuages, Balayer tes projets, vieillir bien avant l'âge, Tu la perdras cent fois dans les vapeurs des ports,
C'est écrit...
Elle rentrera blessée dans les parfums d'un autre, Tu t'entendras hurler "que les diables l'emportent" Elle voudra que tu pardonnes, et tu pardonneras,
C'est écrit...
Elle n'en sort plus de ta mémoire Ni la nuit, ni le jour, Elle danse derrière les brouillards Et toi, tu cherches et tu cours.
Tu prieras jusqu'aux heures où personne n'écoute, Tu videras tous les bars qu'elle mettra sur ta route, T'en passeras des nuits à regarder dehors.
C'est écrit...
Elle n'en sort plus de ta mémoire Ni la nuit, ni le jour, Elle danse derrière les brouillards Et toi, tu cherches et tu cours,
Mais y a pas d'amours sans histoires. Et tu rêves, tu rêves...
Qu'est-ce qu'elle aime, qu'est-ce qu'elle veut ? Et ses ombres qu'elle te dessine autour des yeux ? Qu'est-ce qu'elle aime ? Qu'est-ce qu'elle rêve, qui elle voit ? Et ces cordes qu'elle t'enroule autour des bras ? Qu'est-ce qu'elle aime ?
Je t'écouterai me dire ses soupirs, ses dentelles, Qu'à bien y réfléchir, elle n'est plus vraiment belle, Que t'es déjà passé par des moments plus forts, Depuis...
Elle n'en sort plus de ta mémoire Ni la nuit, ni le jour, Elle danse derrière les brouillards Et toi, tu cherches et tu cours,
Mais y a pas d'amours sans histoires. Oh tu rêves, tu rêves...
Elle n'en sort plus de ta mémoire Elle danse derrière les brouillards Et moi j'ai vécu la même histoire Depuis je compte les jours... Depuis je compte les jours... Depuis je compte les jours...
            Installée dans mon silence, je l'aimerai.
                (nb : L'Amoureuse, Mur de Berlin, 2013, ElGouyon.)
La vieillesse est un naufrage.
                                            Charles De Gaulle.
J'ai cessé d'y croire le jour où celle qui m'avait appris l'Amour s'est résignée.
                Lettre à la femme de ma vie.
Merci mon amour, mon grand Amour, merci de ne nous être jamais trouvés. Merci à toi, femme de ma vie qui ne s’est jamais présentée, pourtant je t’ai attendue longtemps, depuis toujours sans doute, plus d’une fois dans la rue j’aurai cru te deviner dans la silhouette de mille contemporaines, des passantes, des anodines de belle allure, dans les bras de quelques-unes aussi j’aurai cru plus d’une fois ressentir l’évidence de ton parfum. Mais non, jusque-là ce n’était pas toi. Mon amour, mon grand Amour, tu ne seras jamais venue. Total, grâce à toi j’ai eu mille vies, mille espérances, dans l’espoir de t’y découvrir, j’aurai accepté tous les voyages, toutes les soirées, toutes les sorties les plus inutiles, quand je ressortais le soir, c’était toujours plus ou moins avec l’arrière-pensée de t’y retrouver, à chaque fois sans doute j’y serai allé dans l’espoir de ce rendez-vous-là , le nôtre, fondé sur l’imprévu.
Mine de rien, t’auras toujours été présente, bien plus fidèle que le plus ancien ami, bien plus présente que n’importe quel parent, depuis toujours je t’ai en tête, tu es en moi, de la façon la plus abstraite, la plus intime et la plus permanente, tu es là . Tu es cette idée que je tiens au chaud, femme de ma vie, comme si toute vie nous devait ça, comme si toute vie offrait la résolution du partage total, de l’harmonie, de la fusion. Je ne sais pas. Amour, mon grand Amour, si tu n’es pas à venir, c’est peut-être que tu es passé déjà , que je ne t’ai pas reconnu, que tu ne m’as pas retenu, c’est possible, le monde est un corridor d’aléas dans lequel j’en finis pas de prendre froid, mais qu’importe, si on s’est connus déjà , je ne t’en aime que davantage. Je ne t’en veux pas. Et si tu ne viens jamais, ne t’en fais pas, je ne prendrai ça pour que pour du retard.
                                                                                   SERGES JONCOUR
Et puis, je me dis qu'on aurait pu ne jamais se rencontrer. Alors, si je dois m'en contenter, je m'en contenterai.
                      Union libre.
Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d'éclairs de chaleur A la taille de sablier Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d'étoiles de dernière grandeur Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche A la langue d'ambre et de verre frottés Ma femme à la langue d'hostie poignardée A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux A la langue de pierre incroyable Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres Ma femme aux épaules de champagne Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace Ma femme aux poignets d'allumettes Ma femme aux doigts de hasard et d'as de coeur Aux doigts de foin coupé Ma femme aux aisselles de martre et de fênes De nuit de la Saint-Jean De troène et de nid de scalares Aux bras d'écume de mer et d'écluse Et de mélange du blé et du moulin Ma femme aux jambes de fusée Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir Ma femme aux mollets de moelle de sureau Ma femme aux pieds d'initiales Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent Ma femme au cou d'orge imperlé Ma femme à la gorge de Val d'or De rendez-vous dans le lit même du torrent Aux seins de nuit Ma femme aux seins de taupinière marine Ma femme aux seins de creuset du rubis Aux seins de spectre de la rose sous la rosée Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours Au ventre de griffe géante Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical Au dos de vif-argent Au dos de lumière A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire Ma femme aux hanches de nacelle Aux hanches de lustre et de pennes de flèche Et de tiges de plumes de paon blanc De balance insensible Ma femme aux fesses de grès et d'amiante Ma femme aux fesses de dos de cygne Ma femme aux fesses de printemps Au sexe de glaïeul Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens Ma femme au sexe de miroir Ma femme aux yeux pleins de larmes Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée Ma femme aux yeux de savane Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.
                                       André Breton, 1931.
Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce           Il n’y a pas d’amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu’on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes           Il n’y a pas d’amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j’ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent           Il n’y a pas d’amour heureux
Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare           Il n’y a pas d’amour heureux
Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l’amour de la patrie Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs           Il n’y a pas d’amour heureux           Mais c’est notre amour à tous les deux
Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)
                    Je. Tu. Tu. Tu. Toi. ♥
                   La vie, cette blague.
                      " Tu me tues.                        Tu me fais du bien."
       A l'heure où j'éclos, je les vois dépérir.
           Ne plus s'attacher au péril de souffrir.
       J'aurais pu t'offrir le meilleur de moi-même.        Et toi, et moi, et toi encore.        J'aurais même pu te dire "Je t'Aime".        Et moi, et toi plus encore.
Ni par le passé, ni par le futur, tu ne dois mener ta vie que par ton présent. Chaque moment, chaque instant se doit d'être intense et merveilleux, et même si quelques fois tu t'ennuies, n'oublie pas que tu es éphémère et vieillissant. Désormais, tout ira pour le mieux.
             Pas le bon jour, pas la bonne heure.              En attendant mon malheur,              Je sillonne nerveusement              Le temps béni              Et les bonheurs passés.
             Fatale sonnerie.