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La décision du président russe d'ordonner une action militaire dans l'Ukraine voisine à partir du 24 février 2022 en a choqué plus d'un, y compris
La décision du président russe d’ordonner une action militaire dans l’Ukraine voisine à partir du 24 février 2022 en a choqué plus d’un, y compris moi-même. La question qui se pose à ce stade, près de deux semaines après le début de l’action militaire des forces russes et autres en Ukraine, est de savoir ce qui a poussé la Russie à s’engager dans ce que les médias occidentaux décrivent comme une guerre d’agression unilatérale et injustifiée. Une menace publique proférée par le président ukrainien et comédien Volodymyr Zelensky le 19 février, lors de réunions avec des responsables de haut niveau de l’OTAN et d’autres participants à la conférence annuelle sur la sécurité de Munich, fournit un indice largement ignoré sur les actions de Moscou. En outre, des rapports plus récents faisant état de l’existence de nombreux laboratoires d’armes biologiques du Pentagone américain en Ukraine ajoutent aux menaces de fond. Moscou pensait-il que la Russie était confrontée à une réalité de type « do-or-die » [si tu ne fais rien, tu es mort] ?
Un peu d’histoire essentielle
Le conflit actuel en Ukraine trouve son origine dans les années 1990 et dans l’effondrement de l’Union soviétique soutenu par les États-Unis. Au cours des pourparlers de haut niveau du traité Deux + Quatre relatifs à la réunification de l’Allemagne en 1990, pourparlers entre le secrétaire d’État américain James Baker III et le dirigeant soviétique de l’époque, Mikhaïl Gorbatchev, ainsi que la France, le Royaume-Uni et le gouvernement ouest-allemand, au sujet de la réunification de l’Allemagne, Baker avait promis verbalement que l’OTAN ne se déplacerait pas « d’un pouce » vers l’Est pour menacer les anciens territoires soviétiques, en échange de l’autorisation par l’URSS de la réunification de l’Allemagne au sein de l’OTAN.
Pendant des années, Washington a menti au sujet de cet échange, alors que les pays de l’ancien pacte de Varsovie, dont la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Hongrie et les États baltes, ont été intégrés à l’OTAN les uns après les autres et se sont rapprochés de la Russie. Récemment, Poutine a invoqué l’accord Baker de 1990 pour justifier les exigences russes selon lesquelles l’OTAN et Washington doivent donner des garanties juridiques contraignantes [autour de la promesse que l’Ukraine, pas plus que les autres pays du pacte de Varsovie,] ne serait jamais admise dans l’alliance de l’OTAN. Jusqu’à présent, Washington a catégoriquement refusé de le faire.
Le discours de Poutine Ă Munich en 2007
Lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité de 2007, alors que l’administration Bush-Cheney avait annoncé son intention d’installer des systèmes américains de défense antimissile en Pologne, en Roumanie et en République tchèque pour « se prémunir contre des États voyous comme la Corée du Nord ou l’Iran », le président russe Poutine fit une critique cinglante des mensonges des États-Unis et de la violation de leurs assurances de 1990 concernant l’OTAN. À cette époque, dix anciens États communistes de l’Est avaient déjà été admis dans l’OTAN en dépit des promesses faites par les États-Unis en 1990. En outre, l’Ukraine et la Géorgie étaient toutes deux candidates à l’adhésion à l’OTAN à la suite des révolutions de couleur menées par les États-Unis dans ces deux pays en 2003-2004. Poutine a fait valoir à juste titre que les missiles américains visaient la Russie, et non la Corée du Nord ou l’Iran.
Dans ses remarques à Munich en 2007, Poutine a déclaré à son public occidental : « Il s’avère que l’OTAN a placé ses forces de première ligne à nos frontières, alors que nous continuons à remplir strictement les obligations du traité et ne réagissons pas du tout à ces actions. Je pense qu’il est évident que l’expansion de l’OTAN n’a aucun rapport avec la modernisation de l’Alliance elle-même, ni avec la garantie de la sécurité en Europe. Au contraire, elle représente une grave provocation qui réduit le niveau de confiance mutuelle. Et nous sommes en droit de demander : contre qui cette expansion est-elle destinée ? Et qu’est-il advenu des assurances données par nos partenaires occidentaux après la dissolution du pacte de Varsovie ? Où sont ces déclarations aujourd’hui ? Personne ne s’en souvient. » Poutine a ajouté : « Mais je vais me permettre de rappeler à ce public ce qui a été dit. Je voudrais citer le discours du secrétaire général de l’OTAN, M. Woerner, à Bruxelles le 17 mai 1990. Il avait déclaré à l’époque que : "le fait que nous soyons prêts à ne pas placer une armée de l’OTAN en dehors du territoire allemand donne à l’Union soviétique une solide garantie de sécurité". Où sont-elles, ces garanties ? » C’était il y a 15 ans.
Le coup d’État de la place Maidan en 2014
En novembre 2013, une Ukraine économiquement corrompue et chancelante, sous la direction du président élu et également très corrompu Viktor Ianoukovitch, annonçait que, plutôt que d’accepter une association « spéciale » avec l’UE, l’Ukraine accepterait une offre beaucoup plus généreuse de Moscou pour rejoindre l’Union économique eurasienne dirigée par Moscou. La Russie avait accepté de réduire de 30 % le prix du gaz russe à destination de l’Ukraine et d’acheter pour 15 milliards de dollars d’obligations ukrainiennes afin d’atténuer la crise financière de Kiev.
À ce moment-là , le 21 novembre, Arseniy Yatsenyuk, l’homme choisi par Victoria Nuland de Washington et l’ambassadeur de Kiev Geoffrey Pyatt, ainsi que le vice-président de l’époque Joe Biden, ont lancé ce qu’on a appelé les manifestations de la place Maidan contre le régime de Ianoukovitch soutenu par les ONG américaines. Le 20 février 2014, après que des tireurs d’élite organisés par la CIA, qui auraient été recrutés dans la Géorgie voisine, ont tué des dizaines d’étudiants manifestants et aussi des policiers, ce qui a conduit Ianoukovitch à fuir, Yatsenyuk est devenu Premier ministre dans un gouvernement dirigé par les États-Unis, trié sur le volet par Nuland et Biden, entre autres.
Plus tard, en décembre 2014, dans une interview accordée à un journal russe, George Friedman de Stratford, une société privée de conseil au Pentagone et à la CIA entre autres, déclarait à propos du changement de régime de Kiev de février 2014 mené par les États-Unis : « La Russie appelle les événements qui ont eu lieu au début de cette année un coup d’État organisé par les États-Unis. Et c’était vraiment le coup d’État le plus flagrant de l’histoire. » Et il s’en félicitait, dans cette interview.
Ce régime putschiste de Kiev a procédé après le 22 février 2014 à une guerre d’extermination et de nettoyage ethnique des russophones dans l’est de l’Ukraine, dirigée dans une large mesure par une armée privée de néo-nazis, littéralement néo-nazis, du « Secteur droit » (interdit en Russie), les mêmes qui ont assuré la sécurité de la place Maïdan et lancé un règne de terreur contre les Ukrainiens russophones. Des bataillons ont été formés de mercenaires néo-nazis. Ils ont reçu le statut officiel de soldats de la Garde nationale ukrainienne, le bataillon Azov, financé par le patron de la mafia ukrainienne et oligarque milliardaire, Ihor Kolomoisky, qui est le soutien financier de Zelensky en tant que président. Les soldats d’Azov arborent même des runes SS ouvertes comme logo. En 2016, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a accusé le bataillon Azov, officiellement élevé au rang de régiment en janvier 2015, de commettre des crimes de guerre tels que des pillages massifs, des détentions illégales et des actes de torture.
Aujourd’hui, Victoria Nuland est la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques de Biden, responsable des affaires ukrainiennes et russes. Elle sait parfaitement ce qu’est le bataillon Azov.
Zelensky et Munich 2022
Le 19 février 2022 à Munich, le président ukrainien Zelensky profère sa menace de déployer des armes nucléaires sur le territoire ukrainien. Il a exprimé cette menace comme une révocation unilatérale du mémorandum de Budapest de 1994, bien que l’Ukraine n’ait pas été signataire de l’accord. Deux jours plus tard, dans la soirée du 21 février, Poutine prononçait son discours reconnaissant l’indépendance souveraine des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Il faisait explicitement référence à l’engagement de Zelensky à Munich en matière d’armes nucléaires : « Ce n’est pas une bravade creuse », insistait Poutine dans son discours.
Le 6 mars, l’agence de presse d’État moscovite RAI Novosti citait une source haut placée des services de renseignement extérieurs du SVR russe, qui a fourni des détails sur un projet secret de l’Ukraine, qui bénéficierait d’un soutien occidental secret essentiel, visant à doter l’Ukraine d’une capacité de missiles nucléaires et d’une bombe atomique, en violation flagrante du traité de non-prolifération nucléaire. Selon le rapport, les scientifiques nucléaires ukrainiens dissimulaient les travaux déjà entrepris en les situant près des niveaux de radiation élevés du site du réacteur nucléaire de Tchernobyl, ce qui explique les mesures rapides prises par la Russie pour sécuriser Tchernobyl. « C’est là , à en juger par les informations disponibles, que des travaux étaient en cours à la fois sur la fabrication d’une bombe "sale" et sur la séparation du plutonium », cite la source de RIA Novosti. Le principal centre de recherche sur les bombes était situé au Centre scientifique national, Institut de physique et de technologie de Kharkov. À l’heure où nous écrivons ces lignes, de violents combats sont en cours entre les forces russes et les combattants ukrainiens néo-nazis d’Azov, qui auraient l’intention de faire sauter le site du réacteur de recherche et d’en rejeter la responsabilité sur la Russie. La bataille pour le contrôle de la grande centrale nucléaire de Zaporizhzhia fait aussi apparemment partie de la tentative pour dissimuler le projet illégal de bombe en Ukraine.
Il s’avère donc clairement que Poutine avait de sérieuses raisons de réagir à la menace nucléaire ukrainienne. Un missile nucléaire ukrainien situé à moins de six minutes de Moscou représenterait un danger existentiel, que l’Ukraine soit membre de l’OTAN ou non.
Un énorme renforcement militaire - Guerre biologique ?
Il y a plus. Il y a un an, la presse ukrainienne a fait état de nouvelles bases navales de facto de l’OTAN construites par l’Occident à Ochakov et Berdyansk, les qualifiant d’« infrastructures modernes capables d’accueillir des navires de tous types, équipés selon les normes de l’OTAN et construites avec l’argent des pays de l’alliance ». Les médias se sont vantés : « Dans trois ans, nous serons en mesure de frapper les navires russes en mer Noire avec notre flotte de moustiques. Et si nous nous combinons avec la Géorgie et la Turquie, la fédération de Russie sera bloquée », annoncent triomphalement les experts militaires ukrainiens.
En outre, le Pentagone américain disposait d’installations secrètes, de huit unités au moins, peut-être étendues jusqu’à 30 laboratoires de recherche top secret en matière d’armes biologiques à travers l’Ukraine, afin de tester l’ADN de quelque 4 000 volontaires militaires. Une fois que les soldats russes ont pris des mesures pour sécuriser les preuves, l’ambassade des États-Unis à Kiev a supprimé de son site Internet toute mention de ces sites, et les Ukrainiens auraient pris des mesures pour détruire les preuves de l’existence de ces laboratoires. Les laboratoires ukrainiens de Kharkov et d’ailleurs fonctionnaient en coopération avec les États-Unis. Des stocks d’armes y étaient stockés secrètement, en violation directe des conventions internationales.
Un mois entier avant l’action militaire russe du 24 février en Ukraine, Dilyana Gaytandzhieva, chercheuse indépendante en guerre biologique, a obtenu des documents détaillant « les expériences biologiques du Pentagone américain avec un résultat potentiellement mortel sur 4 400 soldats en Ukraine et 1 000 soldats en Géorgie ». Selon les documents divulgués, tous les décès de volontaires devaient être signalés dans les 24 h (en Ukraine) et 48 h (en Géorgie). Elle détaille les expériences humaines, qui comprennent des tests d’anticorps contre quelque 14 agents pathogènes, dont la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, l’espèce Borrelia (maladie de Lyme) et d’autres. Selon les documents, les laboratoires d’Ukraine et de Géorgie font partie d’un programme d’engagement biologique du Pentagone « d’un montant de 2,5 milliards de dollars de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), qui comprend des recherches sur les agents biologiques, les virus mortels et les bactéries résistantes aux antibiotiques ».
Le 6 mars, dans une déclaration à la RAI Novosti officielle de Moscou, le major-général Igor Konashenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, a déclaré qu’ils avaient reçu des documents « d’employés de laboratoires biologiques ukrainiens confirmant que des composants d’armes biologiques étaient bien développés en Ukraine, à proximité immédiate du territoire russe ». Il a noté : « Au cours d’une opération militaire spéciale, les preuves d’un nettoyage d’urgence par le régime de Kiev des traces d’un programme biologique militaire mis en œuvre en Ukraine, financé par le ministère américain de la Défense, ont été découvertes. » [1]
Outre ces preuves du placement d’armes nucléaires et biologiques à l’intérieur de l’Ukraine au cours des dernières années, les pays occidentaux membres de l’OTAN ont déversé des milliards de dollars d’équipements militaires, y compris des armes antichars et des explosifs, en Ukraine, tandis que Zelensky, dont l’opposition dit qu’il se cache à l’ambassade des États-Unis à Varsovie, appelle à plusieurs reprises à la création d’une zone d’exclusion aérienne de l’OTAN au-dessus de l’Ukraine, un acte qui serait un casus belli direct de la guerre entre la Russie et l’OTAN, une guerre qui pourrait rapidement devenir nucléaire ou plus.
La question est de savoir si cette provocation de la sécurité nationale russe par Washington et l’OTAN depuis des années, via l’Ukraine, vise à détruire la viabilité de la Russie en tant que nation souveraine et puissance militaire. S’agit-il d’une manœuvre calculée pour utiliser les sanctions contre la Russie afin de provoquer un effondrement mondial et des crises énergétiques, des pénuries alimentaires et pire encore, tout cela pour faire avancer le programme de la Grande Réinitialisation de Davos 2030 ? Accuser le « méchant Poutine » et la Russie pendant que BlackRock et les puissances financières réorganisent le monde ? Il est trop tôt pour le dire [2], mais ce qui est certain, c’est que ce qui a motivé l’action de la Russie le 24 février 2022 devait être bien plus grave que ce que CNN ou d’autres médias occidentaux contrôlés nous disent.
F. William Engdahl
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Ancien chef du service de renseignement de sécurité de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Alain Chouet vient de publier « Sept pas vers l’enfer », ouvrage dans lequel il dépeint une société française profondément malade du séparatisme et de la violence fondamentaliste. « Quarante années d’aveuglement, d’ignorance, de lâcheté et de “bien-pensance“ ont progressivement conduit la France aux limites de la rupture du pacte républicain », écrit-il.
La France compterait 1514 quartiers de non-droit, interdits d’accès aux forces de sécurité, aux services des secours, aux services médicaux et sociaux. 1514 quartiers établis sur 859 communes, et regroupant 4 millions d’habitants, soit 6% de la population de l’Hexagone.
A la question posée par le site musulman Oumma sur la ghettoïsation, ce spécialiste des problèmes de sécurité et de terrorisme répond que, selon, lui la ghettoïsation aurait été autant choisie que subie. Tous les lecteurs ne seront pas forcément d’accord avec l’ancien espion.
Dans votre livre, vous parlez d’un séparatisme en France. Comment se traduit-il précisément ? Ne faut-il pas plutôt parler d’une ghettoïsation subie, avec une absence totale de mixité sociale, dans des quartiers parfois laissés à l’abandon ?
[…] La « ghettoïsation », souvent invoquée pour expliquer cette séparation, est d’abord un argument victimaire pour justifier le séparatisme et les violences qu’il engendre. Cette ghettoïsation a été autant choisie que subie. Toutes les vagues migratoires que la France a connues au cours du siècle écoulé se sont d’abord regroupées par affinité et pour des raisons conjoncturelles dans des zones géographiques données, et cela n’a pas donné lieu à des phénomènes de dissidence violente localisés. Elles se sont ensuite diluées sur l’ensemble du territoire, à mesure que l’assimilation des deuxièmes et troisièmes générations se faisait.
Cette dilution ne s’est pas faite pour l’immigration maghrébine, arrivée massivement et brutalement dans les années 70 dans un pays dont le ralentissement économique ne permettait pas de les intégrer par le positionnement social que fournit un travail, ni de leur assurer un niveau de vie minimal sans recours à des transferts sociaux massifs qu’ils ont vite perçus comme une rente qu’il convenait, pour certains d’entre eux, de compléter par des activités délinquantes rémunératrices qu’il fallait protéger par un isolement du reste de la collectivité nationale.
D’où la constitution de ces fameux « ghettos » que les différents pouvoirs ont tenté de réduire par une politique de construction de logements sociaux et par un déversement incontrôlé et massif d’aides et de subventions dans le cadre des « politiques de la ville ». Ces aides ont été perçues comme un complément des rentes de l’assistanat social et n’ont jamais contribué à l’intégration des supposés bénéficiaires. De même, les politiques de construction de logement sociaux se sont traduites en l’apparition de nouveaux ghettos, les résidents d’origine du quartier fuyant l’arrivée des nouveaux bénéficiaires aux comportements et aux pratiques souvent « dissidents ». […]
Vous parlez de la découverte, dans la périphérie d’une grande ville, d’armes de guerre, de fusils d’assaut, de lance-roquettes, et de la décision des autorités de ne rien faire, car une opération risquerait de « mettre le feu » à un quartier sensible et contribuerait à « stigmatiser » ses habitants. Vous ne dites pas de quand date cette information. Pensez-vous qu’aujourd’hui encore les autorités décideraient de ne rien faire?
J’ai daté cette notation de la fin des années 90. Ce n’est pas très précis, mais cela donne une indication. C’était donc il y a un peu plus de vingt ans. Les choses ont évidemment changé depuis et la multiplication des attentats terroristes, à partir de 2001, dans le monde entier et plus particulièrement depuis 2015, en France, a évidemment changé la donne. Aucun responsable administratif ou politique ne pourrait aujourd’hui adopter une attitude réservée ou dilatoire par rapport à de tels faits. […]
oumma
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08/03/2022
Dans le flux des personnes recensées par les autorités, 30% sont des migrants d’autres nationalités, dont beaucoup d’Algériens.
Déjà plus de 5000 arrivées en France de migrants d’Ukraine depuis le début de l’attaque russe le 25 février. Un nombre «en augmentation rapide», affirme le premier ministre Jean Castex. Ils étaient «plus de 500», encadrés par des associations pour la seule journée de lundi, arrivés par bus, en provenance de Berlin notamment, mais aussi par train ou par avion. Il y a aussi tous ceux qui arrivent par leurs propres moyens dans les autres villes, aidés par leurs familles installées en France.
Sont-ils tous des Ukrainiens? Dans ce flux en expansion, 30 % environ sont des migrants qui se trouvaient en Ukraine au moment du déclenchement du conflit, selon nos informations. En clair: quasiment un réfugié sur trois n’est pas Ukrainien.
Les dernières arrivées intègrent plus de 7,5 % d’Algériens, 3,5 % d’Ivoiriens, 3,5 % de Marocains, 2,5 % d’Indiens, 2,5 % de Kirghizes, 2 % de Congolais, 1,5 % de Camerounais, 1 % de Pakistanais, mais aussi des Nigériens, des Chinois, des Guinéens, des Angolais.
(…)
Trouve-t-on parmi ces personnes des migrants que la Pologne tentait de repousser en novembre dernier, à la frontière biélorusse, avec le soutien de Paris ? Une chose est sûre : « La plupart des personnes qui étaient refoulées à l’époque ont pu passer depuis et la guerre a rebattu les cartes », confie un haut fonctionnaire à Beauvau.
Ukraine : des milliers de migrants syriens, irakiens ou afghans se mêlent au flot des réfugiés ukrainiens pour tenter de franchir la frontière polonaise et d’entrer dans l’UE, certains “se font passer pour des étudiants” (Mà J)
Le flot de réfugiés venu d’Ukraine ne se tarit pas, il change de nature. Côté ukrainien, des milliers de migrants syriens, irakiens, afghans ou kurdes pris en otage l’été dernier par le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko se retrouvent désormais mêlés au flux. Coincés là , dans une nouvelle impasse. Des milliers de migrants originaires d’Afrique, d’Asie … Lire la suite de
www.lefigaro.fr
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Un homme agressé au couteau à la gare routière de Rennes
[…]
L’agression s’est déroulée vers 9h45 ce mercredi 16 mars  à la gare routière de Rennes. Un homme de 25 ans a porté un coup de couteau à un voyageur.
[…]
L’article dans son intégralité sur France Bleu
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16/03/2022
Le ministre de l’Intérieur estime sur BFMTV-RMC que l’agression dont a été victime le militant nationaliste corse en prison, et qui se trouve toujours entre la vie et la mort, est “un acte terroriste commis sur le sol français”
“Il s’agit manifestement d’un acte terroriste comme pour Samuel Paty. (…) Tout n’est pas comparable. Voilà un terroriste islamiste, radicalisé qui, c’est ce qu’il prétend, sous prétexte qu’Yvan Colonna aurait eu des propos qui releveraient du blasphème se serait vengé et aurait voulu tuer”, a appuyé le locataire de la Place Beauvau sur BFMTV-RMC ce mercredi matin.
Tentative d’assassinat d’Yvan Colonna : Émeutes en Corse, manifestations et affrontements avec la police, une cinquantaine de CRS et gendarmes blessés (Mà J)
38 blessés sont à déplorer dont 24 policiers et gendarmes a annoncé la préfecture. (Actu 17) Les CRS, à court de munitions, battent en retraite jusqu’à la préfecture, poursuivis par les manifestants.“On va vous montrer ce que c’est des Corses” a-t-on pu entendre pic.twitter.com/hdl8CA18Bo — Corse-Matin (@Corse_Matin) March 13, 2022 Voir le récapitulatif complet … Lire la suite de
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[…] L’auteur présumé des coups de couteau est habillé, selon les signalements, avec un bas de survêtement de l’équipe de football du Bayern de Munich. […] Les policiers de la BAC filent sur place et réussissent à interpeller un premier homme d’origine tunisienne à 1h05.
Les deux victimes sont deux personnes transgenres. […]
Au même moment, l’auteur présumé des coups de couteau arrive à prendre la fuite à pied sur la promenade et n’obtempère pas aux injonctions de s’arrêter des policiers. […]
Les agents le voient ensuite courir vers la plage pour s’approcher d’un groupe de personnes. Au dernier moment, le fuyard change sa trajectoire et se dirige finalement vers un couple. Les policiers crient aux badauds de s’écarter, car l’homme est identifié comme l’auteur présumé d’une agression à l’arme blanche.
Finalement, deux policiers parviennent à le ceinturer et un troisième, arrivé en renfort, le plaque au sol. Dans sa poche, les fonctionnaires retrouvent un couteau Opinel ensanglanté. À cet instant, l’individu aurait déclaré aux policiers s’appeler Mohamed D., être né en 2002 à Nice et habiter la commune. Il aurait par ailleurs répété qu’il voulait “mourir en martyr” et qu’il voulait “tuer au nom d’Allah, tuer un pédé”. […]
Tf1info.fr
Auteurs d’une violente agression au couteau dans les rues de Nice, deux individus de 19 et 25 ans ont été interpellés dans la nuit de mardi 15 à mercredi 16 mars par une patrouille de la BAC, a-t-on appris en début de matinée auprès du parquet, confirmant une information de
RTL
.
Les faits se sont déroulés dans le centre-ville de Nice, aux alentours d’une heure du matin. L’un des deux suspects a porté plusieurs coups de couteau au niveau de l’épaule, des bras et des mains d’un homme âgé de 37 ans avant de prendre la fuite à la vue de la police. Une course-poursuite se serait engagée et c’est lors de cette dernière que le jeune homme de 19 ans aurait crié «Allah Akbar» de nombreuses fois, sommant même les policiers de lui tirer dessus. «Tirez-moi dessus, je veux mourir en martyr, je veux aller au paradis», aurait-il dit, selon RTL, qui a pu consulter la déposition des policiers. Xavier Bonhomme, le procureur de la République de Nice appelle toutefois à la prudence : «Tout cela reste à confirmer».
Le suspect a finalement été plaqué au sol et interpellé par un agent de la BAC sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré, tandis que son comparse était lui aussi neutralisé. Sur le premier, les policiers ont découvert un opinel ensanglanté ainsi qu’une carte bancaire ne lui appartenant pas. Une fois menotté, celui-ci aurait répété aux policiers qu’il «voulait mourir en martyr, tuer au nom d’Allah, tuer un homosexuel». Il a aussitôt été placé en garde à vue, ainsi que le second suspect.
La victime a été hospitalisée. Ses jours ne seraient pas en danger. «Nous sommes dans l’attente de précisions sur l’importance de ses blessures», indique-t-on au parquet. La suite des investigations a été confiée à la police judiciaire, étant précisé que le Parquet national antiterroriste a été avisé «et suit l’évolution des premières investigations».
www.lefigaro.fr
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Pour animer cette conférence sous-titrée Genre et ethnicité : comprendre l’intersectionnalité au travail, l’organisme public de régulation a fait appel à Fatima Khemilat, une chercheuse pro-CCIF qui dirigeait l’an dernier un atelier « exclusivement réservé aux femmes racisées », donc interdit aux Blancs.
(…) Valeurs Actuelles
Elle a enseigné à l’Université Paris Est Créteil : Fatima Khemilat animera une conférence interdite aux femmes blanches
Qui est l’intervenante ? Fatima Khemilat est Doctorante en Sciences Politiques et a enseigné à l’Université Paris Est Créteil. Elle  mène des travaux de recherches sur le rapport entre le culte musulman  et les institutions publiques françaises. Ses travaux ont donné lieu à  de nombreuses publications et communications la plaçant aujourd’hui  comme l’une des spécialistes … Lire la suite de
Une conférence “Exotisme et constructions blanches des sexualités des non-blanc.he.s” organisée à Sciences-Po
Mardi 21 février, 19h – 21h Amphithéâtre Boutmy, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris Le Cycle sur la sexualité a pour but principal de discuter et d’interroger nos sexualités et leurs différentes représentations. Il s’agit non seulement d’apprendre et partager des connaissances et des expériences autour de nos pratiques sexuelles, mais aussi de se poser la … Lire la suite de
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« Pourquoi le mot islamisme n’existe pas en arabe ? C’est un artefact sémantique créé pour dédouaner l’islam de sa frange intégriste. C’est un effort qu’on ne consent pour aucune autre religion. » Jean Messiha
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Entre 70% et 80% de ces mineurs sont originaires d’Afrique subsaharienne, poussés sur la route par les tensions politiques et la dégradation des perspectives économiques.
Le nombre de mineurs ayant réussi à atteindre les côtes italiennes, depuis la Tunisie, a quadruplé en 2021 par rapport à 2017, atteignant un «nombre record», notamment pour ceux arrivés seuls, a indiqué mercredi le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).
(…)
Entre 70% et 80% de ces mineurs sont originaires d’Afrique subsaharienne, a-t-il ajouté, expliquant leur départ illicite par une «détérioration de la situation socioéconomique et des tensions politiques» dans leurs pays.
Le FTDES n’a pas donné de chiffres sur le nombre de mineurs de nationalité tunisienne ayant effectué ces voyages illégaux.
(…)
Selon des données officielles italiennes, plus de 55 000 migrants ont débarqué en Italie en 2021, essentiellement depuis les côtes tunisiennes et libyennes, contre un peu moins de 30’000 en 2020.
L’Essentiel
(Merci Ă Bleu-Blanc-Rouche)
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17/03/2022
Dans la nuit de jeudi à vendredi 11 mars 2021, deux militants du parti Reconquête ont été agressés au couteau, à Montévrain. Il était près d’une heure du matin quand les deux militants ont été pris à partie. Ces deux habitants de la commune, âgés d’une trentaine et d’une cinquantaine d’années, collent alors des affiches d’Eric Zemmour sur les panneaux réglementaires.
Derrière eux, deux mineurs les interpellent. Très vite, l’un d’eux sort un couteau et tente de poignarder l’un des militants qui parvient à esquiver le coup, non sans se blesser en tombant. Le second aura moins de chance, atteint au niveau des côtes.
Les deux victimes parviennent à s’enfuir et se rendent au commissariat où ils sont pris en charge par les pompiers puis conduits à l’hôpital de Jossigny. Rétablis, les deux militants sont toutefois « encore sous le choc ».
Grâce aux caméras de vidéosurveillance, l’un des deux agresseurs est identifié et interpellé chez lui, dès le lendemain matin. Le second également, en fin de journée. Aucun des deux n’appartiendrait à un parti politique. Déférés au tribunal et présentés devant un juge d’instruction, ils ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.
La Marne
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Une altercation a éclaté au collège André-Malraux, mercredi 16 mars peu avant midi, entre deux élèves de quatrième. La principale du collège, qui a tenté de les séparer, a reçu un coup au visage.
www.ledauphine.com
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« Charlie zebi on vous a nettoyé en 2015 kalashnikov ta race... On vous a déjà baisé en 2015 la capitale zebi on l’a baisée » Nos militants strasbourgeois viennent d'être menacés de mort par 2 personnes faisant l'apologie des attentats de 2015 sur le campus de Strasbourg
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Belgique – Une peine de prison de 6 ans. C’est ce que le procureur général d’Anvers exige contre Ramesz H. La raison ? En 2017, l’Afghan a violé une jeune fille de 16 ans de Rijkevorsel. L’homme avait le même âge au moment des faits. Un changement de décret au Parlement flamand était nécessaire pour le juger comme un adulte.
(…) La victime X. et l’auteur Ramesz H. ne sont plus les mineurs qu’ils étaient au moment des faits, qui remontent au 2 avril 2017. (…)
(…) Ramesz H. a insisté pour avoir des rapports sexuels, ce que la jeune fille a refusé à plusieurs reprises. Mais quand elle a voulu s’enfuir, la porte d’entrée s’est avérée être verrouillée. Ramesz H. a arraché les vêtements de la jeune fille et l’a violée. Puis il est parti et a laissé X. avec son ami de 19 ans. Ce dernier a violé X. à son tour. En rentrant chez elle, la jeune fille a informé la police. La même nuit, elle a été soumise à un examen médical.
“Ce n’est que pendant son emprisonnement que Ramesz a appris à respecter les femmes”
(…) Mardi après-midi, le procès a finalement eu lieu. L’avocat Brecht Horsten a décrit le long chemin que son client Ramesz H. a parcouru depuis les faits. Le garçon était arrivé en Belgique à l’âge de quinze ans en provenance d’Afghanistan, où il avait été élevé par des parents stricts. Il n’avait jamais eu de contact avec les filles, et encore moins d’éducation sexuelle. L’avocat Brecht Horsten : “Tout à coup, à Anvers, il est exposé à notre société occidentale avec l’alcool, la drogue et les filles. Mon client n’avait aucune idée de la façon de gérer cela. Ce n’est que pendant son incarcération à De Hutten qu’il a appris à respecter les femmes.”
(…) Maître Christian Clément, qui assiste la victime X. et ses parents, a mis en garde les juges sur le menteur convaincant qu’est en réalité Ramesz H.
HLN.be
(Merci Ă Adri)
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Francois
17/03/2022 Ă 16h17
Les Français ont une opinion extrêmement nuancée, voire paradoxale, en matière d’immigration, sujet sur lequel les polémiques sont nombreuses depuis le début de la campagne présidentielle. C’est le principal enseignement d’un sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions*, publié jeudi 17 mars. D’une part, 72% des personnes interrogées considèrent que “l’immigration n’est pas la principale cause de tous les problèmes ou presque en France”, avec de fortes variations selon le candidat préféré des personnes interrogées. De La France insoumise (LFI) à La République en marche (LREM), cette proportion est d’environ 90%, contre 45% pour les sympathisants du Rassemblement national (RN) et 22% pour ceux de Reconquête !, le parti d’Eric Zemmour.
Par ailleurs, selon cette enquête, plus de la moitié des Français (54%) sont favorables au maintien du regroupement familial instauré en 1976, alors que les deux candidats d’extrême droite veulent le supprimer et que Valérie Pécresse (LR) souhaite le durcir.
(…) France TV
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Sept hommes de Rochdale et un homme de Blackpool ont été accusés d’un total de 82 infractions dans le cadre de l’opération Lytton – une enquête majeure non récente sur l’exploitation sexuelle d’enfants.
Mohammed Ghani, 37 ans ; Ali Razza Hussain Kasmi, 34 ans ; Jahn Shahid Ghani, 48 ans ; Ikhlaq Yousaf, 36 ans ; Aftar Khan, 33 ans ; Mohammed Iqbal, 66 ans, et Insar Hussain, 36 ans ; tous les membres de Rochdale ont été accusés de 76 des 82 infractions.
Le huitième homme, Martin Rhodes, 38 ans, de Blackpool, a été accusé de six infractions, dont le viol et les activités sexuelles avec un enfant.
Mohammed Ghani a été accusé de 21 infractions, dont le viol, la pratique d’activités sexuelles avec un enfant et l’indécence flagrante.
Ali Razza Hussain Kasmi a été accusé de six infractions, dont le viol, l’indécence grave et les activités sexuelles avec un enfant.
Jahn Shahid Ghani a été accusé de 17 infractions, y compris le viol, les activités sexuelles avec un enfant, ce qui a amené un enfant à se livrer à des activités sexuelles.
Ikhlaq Yousaf a été accusé de sept infractions, dont le viol, l’indécence grave et les activités sexuelles avec un enfant.
Aftar Khan a été accusé de huit infractions, dont des accusations de viol, d’activités sexuelles avec un enfant et d’indécence flagrante.
Mohammed Iqbal a été accusé de deux chefs d’accusation de paiement des services sexuels d’une fille de moins de 18 ans.
Insar Hussain a été inculpé de 15 infractions, dont le viol, les activités sexuelles avec un enfant, l’indécence grave et la traite des personnes au Royaume-Uni à des fins d’exploitation sexuelle.
Ils ont tous été libérés sous caution avant une comparution au tribunal des magistrats de Manchester et de Salford le 20 avril 2022.
L’opération Lytton est une enquête majeure en cours sur les BPF sur l’exploitation sexuelle non récente des enfants dans le Grand Manchester.
Ces accusations portent spécifiquement sur des abus non récents commis contre deux adolescentes à Rochdale entre 2002 et 2006.
[…]
L’article dans son intégralité sur RochdaleOnline
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Le soleil étincelant, en cette matinée du 20 septembre 2019, donne à cette rentrée un air d’été indien, près du canal Saint-Martin, Paris (Xe). Comme tous les jours, Anna (le prénom a été changé), consultante en communication de 42 ans, vient de déposer sa fille de 3 ans à l’école maternelle. Cette maman solo dynamique, brune aux yeux verts, se hâte jusqu’au jardin Villemin. Elle veut faire un petit saut au compost. Elle passe sous le porche d’entrée du square, rue des Récollets, et se dirige vers le bureau des employés municipaux. Soudain, elle entend une voix l’appeler. C’est son voisin, Abdelaziz A. « Il avait des yeux comme des billes, qui partaient dans tous les sens. Ça m’a glacé le sang. J’ai su qu’il allait se passer quelque chose de grave », se remémore la jeune femme.
Abdelaziz dit à Anna qu’il l’aime. Il veut coucher avec elle. « Je lui dis que j’ai déjà quelqu’un dans ma vie. Et là , c’est parti en vrille. » Selon le récit d’Anna, cet homme de 47 ans se rue sur elle, et l’étrangle avec son bras droit. « Je n’arrivais plus à respirer, mais j’ai réussi à appeler au secours. » Anna sent alors trois impacts sur son flanc gauche. Elle pense à des coups de pied, ou de genou. En réalité, ce sont des coups de couteau. « La suite, c’est très flou », confie la quadragénaire, en ravalant sa salive.
« Si des gens ne l’avaient pas interrompu, il m’aurait tuée »
[…]
« Je sais qu’il visait la gorge, pour me finir… »
[…]
Il était gentil, cordial.
[…]
Six mois avant son agression, Anna est chez elle, lorsqu’elle entend des sirènes de police. Pendant toute la matinée, elle reste bloquée chez elle, comme tous les autres résidents de l’immeuble. Elle apprend qu’une tentative de meurtre vient d’avoir lieu dans le bâtiment. Abdelaziz en est le principal suspect. Mais il a pris la fuite. « Il y avait des traces de sang partout. Tout le périmètre était bloqué. » Elle apprendra plus tard que la victime était la voisine de palier d’Abdelaziz. Cette jeune femme, Sandra, avait contracté un mariage blanc avec le frère du suspect, mais elle voulait divorcer. Elle aussi avait failli succomber à ses blessures à l’arme blanche au thorax, à l’abdomen et au bras.
Entendue par la police quelques jours après les faits, Anna s’était abstenue de dire du mal de son voisin. « C’est dire comme j’étais naïve, soupire-t-elle. Ça m’avait fait complètement stresser. D’autant que je suis seule. Je ne me sentais pas en sécurité. »
[…]
L’article dans son intégralité sur Le Parisien