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La décision du président russe d'ordonner une action militaire dans l'Ukraine voisine à partir du 24 février 2022 en a choqué plus d'un, y compris
La dĂ©cision du prĂ©sident russe dâordonner une action militaire dans lâUkraine voisine Ă partir du 24 fĂ©vrier 2022 en a choquĂ© plus dâun, y compris moi-mĂȘme. La question qui se pose Ă ce stade, prĂšs de deux semaines aprĂšs le dĂ©but de lâaction militaire des forces russes et autres en Ukraine, est de savoir ce qui a poussĂ© la Russie Ă sâengager dans ce que les mĂ©dias occidentaux dĂ©crivent comme une guerre dâagression unilatĂ©rale et injustifiĂ©e. Une menace publique profĂ©rĂ©e par le prĂ©sident ukrainien et comĂ©dien Volodymyr Zelensky le 19 fĂ©vrier, lors de rĂ©unions avec des responsables de haut niveau de lâOTAN et dâautres participants Ă la confĂ©rence annuelle sur la sĂ©curitĂ© de Munich, fournit un indice largement ignorĂ© sur les actions de Moscou. En outre, des rapports plus rĂ©cents faisant Ă©tat de lâexistence de nombreux laboratoires dâarmes biologiques du Pentagone amĂ©ricain en Ukraine ajoutent aux menaces de fond. Moscou pensait-il que la Russie Ă©tait confrontĂ©e Ă une rĂ©alitĂ© de type « do-or-die » [si tu ne fais rien, tu es mort] ?
Un peu dâhistoire essentielle
Le conflit actuel en Ukraine trouve son origine dans les annĂ©es 1990 et dans lâeffondrement de lâUnion soviĂ©tique soutenu par les Ătats-Unis. Au cours des pourparlers de haut niveau du traitĂ© Deux + Quatre relatifs Ă la rĂ©unification de lâAllemagne en 1990, pourparlers entre le secrĂ©taire dâĂtat amĂ©ricain James Baker III et le dirigeant soviĂ©tique de lâĂ©poque, MikhaĂŻl Gorbatchev, ainsi que la France, le Royaume-Uni et le gouvernement ouest-allemand, au sujet de la rĂ©unification de lâAllemagne, Baker avait promis verbalement que lâOTAN ne se dĂ©placerait pas « dâun pouce » vers lâEst pour menacer les anciens territoires soviĂ©tiques, en Ă©change de lâautorisation par lâURSS de la rĂ©unification de lâAllemagne au sein de lâOTAN.
Pendant des annĂ©es, Washington a menti au sujet de cet Ă©change, alors que les pays de lâancien pacte de Varsovie, dont la Pologne, la RĂ©publique tchĂšque, la Roumanie, la Hongrie et les Ătats baltes, ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s Ă lâOTAN les uns aprĂšs les autres et se sont rapprochĂ©s de la Russie. RĂ©cemment, Poutine a invoquĂ© lâaccord Baker de 1990 pour justifier les exigences russes selon lesquelles lâOTAN et Washington doivent donner des garanties juridiques contraignantes [autour de la promesse que lâUkraine, pas plus que les autres pays du pacte de Varsovie,] ne serait jamais admise dans lâalliance de lâOTAN. JusquâĂ prĂ©sent, Washington a catĂ©goriquement refusĂ© de le faire.
Le discours de Poutine Ă Munich en 2007
Lors de la confĂ©rence annuelle de Munich sur la sĂ©curitĂ© de 2007, alors que lâadministration Bush-Cheney avait annoncĂ© son intention dâinstaller des systĂšmes amĂ©ricains de dĂ©fense antimissile en Pologne, en Roumanie et en RĂ©publique tchĂšque pour « se prĂ©munir contre des Ătats voyous comme la CorĂ©e du Nord ou lâIran », le prĂ©sident russe Poutine fit une critique cinglante des mensonges des Ătats-Unis et de la violation de leurs assurances de 1990 concernant lâOTAN. Ă cette Ă©poque, dix anciens Ătats communistes de lâEst avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© admis dans lâOTAN en dĂ©pit des promesses faites par les Ătats-Unis en 1990. En outre, lâUkraine et la GĂ©orgie Ă©taient toutes deux candidates Ă lâadhĂ©sion Ă lâOTAN Ă la suite des rĂ©volutions de couleur menĂ©es par les Ătats-Unis dans ces deux pays en 2003-2004. Poutine a fait valoir Ă juste titre que les missiles amĂ©ricains visaient la Russie, et non la CorĂ©e du Nord ou lâIran.
Dans ses remarques Ă Munich en 2007, Poutine a dĂ©clarĂ© Ă son public occidental : « Il sâavĂšre que lâOTAN a placĂ© ses forces de premiĂšre ligne Ă nos frontiĂšres, alors que nous continuons Ă remplir strictement les obligations du traitĂ© et ne rĂ©agissons pas du tout Ă ces actions. Je pense quâil est Ă©vident que lâexpansion de lâOTAN nâa aucun rapport avec la modernisation de lâAlliance elle-mĂȘme, ni avec la garantie de la sĂ©curitĂ© en Europe. Au contraire, elle reprĂ©sente une grave provocation qui rĂ©duit le niveau de confiance mutuelle. Et nous sommes en droit de demander : contre qui cette expansion est-elle destinĂ©e ? Et quâest-il advenu des assurances donnĂ©es par nos partenaires occidentaux aprĂšs la dissolution du pacte de Varsovie ? OĂč sont ces dĂ©clarations aujourdâhui ? Personne ne sâen souvient. » Poutine a ajoutĂ© : « Mais je vais me permettre de rappeler Ă ce public ce qui a Ă©tĂ© dit. Je voudrais citer le discours du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOTAN, M. Woerner, Ă Bruxelles le 17 mai 1990. Il avait dĂ©clarĂ© Ă lâĂ©poque que : "le fait que nous soyons prĂȘts Ă ne pas placer une armĂ©e de lâOTAN en dehors du territoire allemand donne Ă lâUnion soviĂ©tique une solide garantie de sĂ©curitĂ©". OĂč sont-elles, ces garanties ? » CâĂ©tait il y a 15 ans.
Le coup dâĂtat de la place Maidan en 2014
En novembre 2013, une Ukraine Ă©conomiquement corrompue et chancelante, sous la direction du prĂ©sident Ă©lu et Ă©galement trĂšs corrompu Viktor Ianoukovitch, annonçait que, plutĂŽt que dâaccepter une association « spĂ©ciale » avec lâUE, lâUkraine accepterait une offre beaucoup plus gĂ©nĂ©reuse de Moscou pour rejoindre lâUnion Ă©conomique eurasienne dirigĂ©e par Moscou. La Russie avait acceptĂ© de rĂ©duire de 30 % le prix du gaz russe Ă destination de lâUkraine et dâacheter pour 15 milliards de dollars dâobligations ukrainiennes afin dâattĂ©nuer la crise financiĂšre de Kiev.
Ă ce moment-lĂ , le 21 novembre, Arseniy Yatsenyuk, lâhomme choisi par Victoria Nuland de Washington et lâambassadeur de Kiev Geoffrey Pyatt, ainsi que le vice-prĂ©sident de lâĂ©poque Joe Biden, ont lancĂ© ce quâon a appelĂ© les manifestations de la place Maidan contre le rĂ©gime de Ianoukovitch soutenu par les ONG amĂ©ricaines. Le 20 fĂ©vrier 2014, aprĂšs que des tireurs dâĂ©lite organisĂ©s par la CIA, qui auraient Ă©tĂ© recrutĂ©s dans la GĂ©orgie voisine, ont tuĂ© des dizaines dâĂ©tudiants manifestants et aussi des policiers, ce qui a conduit Ianoukovitch Ă fuir, Yatsenyuk est devenu Premier ministre dans un gouvernement dirigĂ© par les Ătats-Unis, triĂ© sur le volet par Nuland et Biden, entre autres.
Plus tard, en dĂ©cembre 2014, dans une interview accordĂ©e Ă un journal russe, George Friedman de Stratford, une sociĂ©tĂ© privĂ©e de conseil au Pentagone et Ă la CIA entre autres, dĂ©clarait Ă propos du changement de rĂ©gime de Kiev de fĂ©vrier 2014 menĂ© par les Ătats-Unis : « La Russie appelle les Ă©vĂ©nements qui ont eu lieu au dĂ©but de cette annĂ©e un coup dâĂtat organisĂ© par les Ătats-Unis. Et câĂ©tait vraiment le coup dâĂtat le plus flagrant de lâhistoire. » Et il sâen fĂ©licitait, dans cette interview.
Ce rĂ©gime putschiste de Kiev a procĂ©dĂ© aprĂšs le 22 fĂ©vrier 2014 Ă une guerre dâextermination et de nettoyage ethnique des russophones dans lâest de lâUkraine, dirigĂ©e dans une large mesure par une armĂ©e privĂ©e de nĂ©o-nazis, littĂ©ralement nĂ©o-nazis, du « Secteur droit » (interdit en Russie), les mĂȘmes qui ont assurĂ© la sĂ©curitĂ© de la place MaĂŻdan et lancĂ© un rĂšgne de terreur contre les Ukrainiens russophones. Des bataillons ont Ă©tĂ© formĂ©s de mercenaires nĂ©o-nazis. Ils ont reçu le statut officiel de soldats de la Garde nationale ukrainienne, le bataillon Azov, financĂ© par le patron de la mafia ukrainienne et oligarque milliardaire, Ihor Kolomoisky, qui est le soutien financier de Zelensky en tant que prĂ©sident. Les soldats dâAzov arborent mĂȘme des runes SS ouvertes comme logo. En 2016, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de lâhomme (HCDH) a accusĂ© le bataillon Azov, officiellement Ă©levĂ© au rang de rĂ©giment en janvier 2015, de commettre des crimes de guerre tels que des pillages massifs, des dĂ©tentions illĂ©gales et des actes de torture.
Aujourdâhui, Victoria Nuland est la sous-secrĂ©taire dâĂtat aux affaires politiques de Biden, responsable des affaires ukrainiennes et russes. Elle sait parfaitement ce quâest le bataillon Azov.
Zelensky et Munich 2022
Le 19 fĂ©vrier 2022 Ă Munich, le prĂ©sident ukrainien Zelensky profĂšre sa menace de dĂ©ployer des armes nuclĂ©aires sur le territoire ukrainien. Il a exprimĂ© cette menace comme une rĂ©vocation unilatĂ©rale du mĂ©morandum de Budapest de 1994, bien que lâUkraine nâait pas Ă©tĂ© signataire de lâaccord. Deux jours plus tard, dans la soirĂ©e du 21 fĂ©vrier, Poutine prononçait son discours reconnaissant lâindĂ©pendance souveraine des rĂ©publiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Il faisait explicitement rĂ©fĂ©rence Ă lâengagement de Zelensky Ă Munich en matiĂšre dâarmes nuclĂ©aires : « Ce nâest pas une bravade creuse », insistait Poutine dans son discours.
Le 6 mars, lâagence de presse dâĂtat moscovite RAI Novosti citait une source haut placĂ©e des services de renseignement extĂ©rieurs du SVR russe, qui a fourni des dĂ©tails sur un projet secret de lâUkraine, qui bĂ©nĂ©ficierait dâun soutien occidental secret essentiel, visant Ă doter lâUkraine dâune capacitĂ© de missiles nuclĂ©aires et dâune bombe atomique, en violation flagrante du traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. Selon le rapport, les scientifiques nuclĂ©aires ukrainiens dissimulaient les travaux dĂ©jĂ entrepris en les situant prĂšs des niveaux de radiation Ă©levĂ©s du site du rĂ©acteur nuclĂ©aire de Tchernobyl, ce qui explique les mesures rapides prises par la Russie pour sĂ©curiser Tchernobyl. « Câest lĂ , Ă en juger par les informations disponibles, que des travaux Ă©taient en cours Ă la fois sur la fabrication dâune bombe "sale" et sur la sĂ©paration du plutonium », cite la source de RIA Novosti. Le principal centre de recherche sur les bombes Ă©tait situĂ© au Centre scientifique national, Institut de physique et de technologie de Kharkov. Ă lâheure oĂč nous Ă©crivons ces lignes, de violents combats sont en cours entre les forces russes et les combattants ukrainiens nĂ©o-nazis dâAzov, qui auraient lâintention de faire sauter le site du rĂ©acteur de recherche et dâen rejeter la responsabilitĂ© sur la Russie. La bataille pour le contrĂŽle de la grande centrale nuclĂ©aire de Zaporizhzhia fait aussi apparemment partie de la tentative pour dissimuler le projet illĂ©gal de bombe en Ukraine.
Il sâavĂšre donc clairement que Poutine avait de sĂ©rieuses raisons de rĂ©agir Ă la menace nuclĂ©aire ukrainienne. Un missile nuclĂ©aire ukrainien situĂ© Ă moins de six minutes de Moscou reprĂ©senterait un danger existentiel, que lâUkraine soit membre de lâOTAN ou non.
Un énorme renforcement militaire - Guerre biologique ?
Il y a plus. Il y a un an, la presse ukrainienne a fait Ă©tat de nouvelles bases navales de facto de lâOTAN construites par lâOccident Ă Ochakov et Berdyansk, les qualifiant dâ« infrastructures modernes capables dâaccueillir des navires de tous types, Ă©quipĂ©s selon les normes de lâOTAN et construites avec lâargent des pays de lâalliance ». Les mĂ©dias se sont vantĂ©s : « Dans trois ans, nous serons en mesure de frapper les navires russes en mer Noire avec notre flotte de moustiques. Et si nous nous combinons avec la GĂ©orgie et la Turquie, la fĂ©dĂ©ration de Russie sera bloquĂ©e », annoncent triomphalement les experts militaires ukrainiens.
En outre, le Pentagone amĂ©ricain disposait dâinstallations secrĂštes, de huit unitĂ©s au moins, peut-ĂȘtre Ă©tendues jusquâĂ 30 laboratoires de recherche top secret en matiĂšre dâarmes biologiques Ă travers lâUkraine, afin de tester lâADN de quelque 4 000 volontaires militaires. Une fois que les soldats russes ont pris des mesures pour sĂ©curiser les preuves, lâambassade des Ătats-Unis Ă Kiev a supprimĂ© de son site Internet toute mention de ces sites, et les Ukrainiens auraient pris des mesures pour dĂ©truire les preuves de lâexistence de ces laboratoires. Les laboratoires ukrainiens de Kharkov et dâailleurs fonctionnaient en coopĂ©ration avec les Ătats-Unis. Des stocks dâarmes y Ă©taient stockĂ©s secrĂštement, en violation directe des conventions internationales.
Un mois entier avant lâaction militaire russe du 24 fĂ©vrier en Ukraine, Dilyana Gaytandzhieva, chercheuse indĂ©pendante en guerre biologique, a obtenu des documents dĂ©taillant « les expĂ©riences biologiques du Pentagone amĂ©ricain avec un rĂ©sultat potentiellement mortel sur 4 400 soldats en Ukraine et 1 000 soldats en GĂ©orgie ». Selon les documents divulguĂ©s, tous les dĂ©cĂšs de volontaires devaient ĂȘtre signalĂ©s dans les 24 h (en Ukraine) et 48 h (en GĂ©orgie). Elle dĂ©taille les expĂ©riences humaines, qui comprennent des tests dâanticorps contre quelque 14 agents pathogĂšnes, dont la fiĂšvre hĂ©morragique de CrimĂ©e-Congo, lâespĂšce Borrelia (maladie de Lyme) et dâautres. Selon les documents, les laboratoires dâUkraine et de GĂ©orgie font partie dâun programme dâengagement biologique du Pentagone « dâun montant de 2,5 milliards de dollars de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), qui comprend des recherches sur les agents biologiques, les virus mortels et les bactĂ©ries rĂ©sistantes aux antibiotiques ».
Le 6 mars, dans une dĂ©claration Ă la RAI Novosti officielle de Moscou, le major-gĂ©nĂ©ral Igor Konashenkov, porte-parole du ministĂšre russe de la DĂ©fense, a dĂ©clarĂ© quâils avaient reçu des documents « dâemployĂ©s de laboratoires biologiques ukrainiens confirmant que des composants dâarmes biologiques Ă©taient bien dĂ©veloppĂ©s en Ukraine, Ă proximitĂ© immĂ©diate du territoire russe ». Il a notĂ© : « Au cours dâune opĂ©ration militaire spĂ©ciale, les preuves dâun nettoyage dâurgence par le rĂ©gime de Kiev des traces dâun programme biologique militaire mis en Ćuvre en Ukraine, financĂ© par le ministĂšre amĂ©ricain de la DĂ©fense, ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes. » [1]
Outre ces preuves du placement dâarmes nuclĂ©aires et biologiques Ă lâintĂ©rieur de lâUkraine au cours des derniĂšres annĂ©es, les pays occidentaux membres de lâOTAN ont dĂ©versĂ© des milliards de dollars dâĂ©quipements militaires, y compris des armes antichars et des explosifs, en Ukraine, tandis que Zelensky, dont lâopposition dit quâil se cache Ă lâambassade des Ătats-Unis Ă Varsovie, appelle Ă plusieurs reprises Ă la crĂ©ation dâune zone dâexclusion aĂ©rienne de lâOTAN au-dessus de lâUkraine, un acte qui serait un casus belli direct de la guerre entre la Russie et lâOTAN, une guerre qui pourrait rapidement devenir nuclĂ©aire ou plus.
La question est de savoir si cette provocation de la sĂ©curitĂ© nationale russe par Washington et lâOTAN depuis des annĂ©es, via lâUkraine, vise Ă dĂ©truire la viabilitĂ© de la Russie en tant que nation souveraine et puissance militaire. Sâagit-il dâune manĆuvre calculĂ©e pour utiliser les sanctions contre la Russie afin de provoquer un effondrement mondial et des crises Ă©nergĂ©tiques, des pĂ©nuries alimentaires et pire encore, tout cela pour faire avancer le programme de la Grande RĂ©initialisation de Davos 2030 ? Accuser le « mĂ©chant Poutine » et la Russie pendant que BlackRock et les puissances financiĂšres rĂ©organisent le monde ? Il est trop tĂŽt pour le dire [2], mais ce qui est certain, câest que ce qui a motivĂ© lâaction de la Russie le 24 fĂ©vrier 2022 devait ĂȘtre bien plus grave que ce que CNN ou dâautres mĂ©dias occidentaux contrĂŽlĂ©s nous disent.
F. William Engdahl
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Ancien chef du service de renseignement de sĂ©curitĂ© de la Direction gĂ©nĂ©rale de la sĂ©curitĂ© extĂ©rieure (DGSE), Alain Chouet vient de publier « Sept pas vers lâenfer », ouvrage dans lequel il dĂ©peint une sociĂ©tĂ© française profondĂ©ment malade du sĂ©paratisme et de la violence fondamentaliste. « Quarante annĂ©es dâaveuglement, dâignorance, de lĂąchetĂ© et de âbien-pensanceâ ont progressivement conduit la France aux limites de la rupture du pacte rĂ©publicain », Ă©crit-il.
La France compterait 1514 quartiers de non-droit, interdits dâaccĂšs aux forces de sĂ©curitĂ©, aux services des secours, aux services mĂ©dicaux et sociaux. 1514 quartiers Ă©tablis sur 859 communes, et regroupant 4 millions dâhabitants, soit 6% de la population de lâHexagone.
A la question posĂ©e par le site musulman Oumma sur la ghettoĂŻsation, ce spĂ©cialiste des problĂšmes de sĂ©curitĂ© et de terrorisme rĂ©pond que, selon, lui la ghettoĂŻsation aurait Ă©tĂ© autant choisie que subie. Tous les lecteurs ne seront pas forcĂ©ment dâaccord avec lâancien espion.
Dans votre livre, vous parlez dâun sĂ©paratisme en France. Comment se traduit-il prĂ©cisĂ©ment ? Ne faut-il pas plutĂŽt parler dâune ghettoĂŻsation subie, avec une absence totale de mixitĂ© sociale, dans des quartiers parfois laissĂ©s Ă lâabandon ?
[âŠ] La « ghettoĂŻsation », souvent invoquĂ©e pour expliquer cette sĂ©paration, est dâabord un argument victimaire pour justifier le sĂ©paratisme et les violences quâil engendre. Cette ghettoĂŻsation a Ă©tĂ© autant choisie que subie. Toutes les vagues migratoires que la France a connues au cours du siĂšcle Ă©coulĂ© se sont dâabord regroupĂ©es par affinitĂ© et pour des raisons conjoncturelles dans des zones gĂ©ographiques donnĂ©es, et cela nâa pas donnĂ© lieu Ă des phĂ©nomĂšnes de dissidence violente localisĂ©s. Elles se sont ensuite diluĂ©es sur lâensemble du territoire, Ă mesure que lâassimilation des deuxiĂšmes et troisiĂšmes gĂ©nĂ©rations se faisait.
Cette dilution ne sâest pas faite pour lâimmigration maghrĂ©bine, arrivĂ©e massivement et brutalement dans les annĂ©es 70 dans un pays dont le ralentissement Ă©conomique ne permettait pas de les intĂ©grer par le positionnement social que fournit un travail, ni de leur assurer un niveau de vie minimal sans recours Ă des transferts sociaux massifs quâils ont vite perçus comme une rente quâil convenait, pour certains dâentre eux, de complĂ©ter par des activitĂ©s dĂ©linquantes rĂ©munĂ©ratrices quâil fallait protĂ©ger par un isolement du reste de la collectivitĂ© nationale.
DâoĂč la constitution de ces fameux « ghettos » que les diffĂ©rents pouvoirs ont tentĂ© de rĂ©duire par une politique de construction de logements sociaux et par un dĂ©versement incontrĂŽlĂ© et massif dâaides et de subventions dans le cadre des « politiques de la ville ». Ces aides ont Ă©tĂ© perçues comme un complĂ©ment des rentes de lâassistanat social et nâont jamais contribuĂ© Ă lâintĂ©gration des supposĂ©s bĂ©nĂ©ficiaires. De mĂȘme, les politiques de construction de logement sociaux se sont traduites en lâapparition de nouveaux ghettos, les rĂ©sidents dâorigine du quartier fuyant lâarrivĂ©e des nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires aux comportements et aux pratiques souvent « dissidents ». [âŠ]
Vous parlez de la dĂ©couverte, dans la pĂ©riphĂ©rie dâune grande ville, dâarmes de guerre, de fusils dâassaut, de lance-roquettes, et de la dĂ©cision des autoritĂ©s de ne rien faire, car une opĂ©ration risquerait de « mettre le feu » Ă un quartier sensible et contribuerait à « stigmatiser » ses habitants. Vous ne dites pas de quand date cette information. Pensez-vous quâaujourdâhui encore les autoritĂ©s dĂ©cideraient de ne rien faire?
Jâai datĂ© cette notation de la fin des annĂ©es 90. Ce nâest pas trĂšs prĂ©cis, mais cela donne une indication. CâĂ©tait donc il y a un peu plus de vingt ans. Les choses ont Ă©videmment changĂ© depuis et la multiplication des attentats terroristes, Ă partir de 2001, dans le monde entier et plus particuliĂšrement depuis 2015, en France, a Ă©videmment changĂ© la donne. Aucun responsable administratif ou politique ne pourrait aujourdâhui adopter une attitude rĂ©servĂ©e ou dilatoire par rapport Ă de tels faits. [âŠ]
oumma
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08/03/2022
Dans le flux des personnes recensĂ©es par les autoritĂ©s, 30% sont des migrants dâautres nationalitĂ©s, dont beaucoup dâAlgĂ©riens.
DĂ©jĂ plus de 5000 arrivĂ©es en France de migrants dâUkraine depuis le dĂ©but de lâattaque russe le 25 fĂ©vrier. Un nombre «en augmentation rapide», affirme le premier ministre Jean Castex. Ils Ă©taient «plus de 500», encadrĂ©s par des associations pour la seule journĂ©e de lundi, arrivĂ©s par bus, en provenance de Berlin notamment, mais aussi par train ou par avion. Il y a aussi tous ceux qui arrivent par leurs propres moyens dans les autres villes, aidĂ©s par leurs familles installĂ©es en France.
Sont-ils tous des Ukrainiens? Dans ce flux en expansion, 30 % environ sont des migrants qui se trouvaient en Ukraine au moment du dĂ©clenchement du conflit, selon nos informations. En clair: quasiment un rĂ©fugiĂ© sur trois nâest pas Ukrainien.
Les derniĂšres arrivĂ©es intĂšgrent plus de 7,5 % dâAlgĂ©riens, 3,5 % dâIvoiriens, 3,5 % de Marocains, 2,5 % dâIndiens, 2,5 % de Kirghizes, 2 % de Congolais, 1,5 % de Camerounais, 1 % de Pakistanais, mais aussi des NigĂ©riens, des Chinois, des GuinĂ©ens, des Angolais.
(âŠ)
Trouve-t-on parmi ces personnes des migrants que la Pologne tentait de repousser en novembre dernier, Ă la frontiĂšre biĂ©lorusse, avec le soutien de Paris ? Une chose est sĂ»re : « La plupart des personnes qui Ă©taient refoulĂ©es Ă lâĂ©poque ont pu passer depuis et la guerre a rebattu les cartes », confie un haut fonctionnaire Ă Beauvau.
Ukraine : des milliers de migrants syriens, irakiens ou afghans se mĂȘlent au flot des rĂ©fugiĂ©s ukrainiens pour tenter de franchir la frontiĂšre polonaise et dâentrer dans lâUE, certains âse font passer pour des Ă©tudiantsâ (MĂ J)
Le flot de rĂ©fugiĂ©s venu dâUkraine ne se tarit pas, il change de nature. CĂŽtĂ© ukrainien, des milliers de migrants syriens, irakiens, afghans ou kurdes pris en otage lâĂ©tĂ© dernier par le dictateur biĂ©lorusse Alexandre Loukachenko se retrouvent dĂ©sormais mĂȘlĂ©s au flux. CoincĂ©s lĂ , dans une nouvelle impasse. Des milliers de migrants originaires dâAfrique, dâAsie ⊠Lire la suite de
www.lefigaro.fr
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Un homme agressé au couteau à la gare routiÚre de Rennes
[âŠ]
Lâagression sâest dĂ©roulĂ©e vers 9h45 ce mercredi 16 mars  à la gare routiĂšre de Rennes. Un homme de 25 ans a portĂ© un coup de couteau Ă un voyageur.
[âŠ]
Lâarticle dans son intĂ©gralitĂ© sur France Bleu
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16/03/2022
Le ministre de lâIntĂ©rieur estime sur BFMTV-RMC que lâagression dont a Ă©tĂ© victime le militant nationaliste corse en prison, et qui se trouve toujours entre la vie et la mort, est âun acte terroriste commis sur le sol françaisâ
âIl sâagit manifestement dâun acte terroriste comme pour Samuel Paty. (âŠ) Tout nâest pas comparable. VoilĂ un terroriste islamiste, radicalisĂ© qui, câest ce quâil prĂ©tend, sous prĂ©texte quâYvan Colonna aurait eu des propos qui releveraient du blasphĂšme se serait vengĂ© et aurait voulu tuerâ, a appuyĂ© le locataire de la Place Beauvau sur BFMTV-RMC ce mercredi matin.
Tentative dâassassinat dâYvan Colonna : Ămeutes en Corse, manifestations et affrontements avec la police, une cinquantaine de CRS et gendarmes blessĂ©s (MĂ J)
38 blessĂ©s sont Ă dĂ©plorer dont 24 policiers et gendarmes a annoncĂ© la prĂ©fecture. (Actu 17) Les CRS, Ă court de munitions, battent en retraite jusquâĂ la prĂ©fecture, poursuivis par les manifestants.âOn va vous montrer ce que câest des Corsesâ a-t-on pu entendre pic.twitter.com/hdl8CA18Bo â Corse-Matin (@Corse_Matin) March 13, 2022 Voir le rĂ©capitulatif complet ⊠Lire la suite de
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[âŠ] Lâauteur prĂ©sumĂ© des coups de couteau est habillĂ©, selon les signalements, avec un bas de survĂȘtement de lâĂ©quipe de football du Bayern de Munich. [âŠ] Les policiers de la BAC filent sur place et rĂ©ussissent Ă interpeller un premier homme dâorigine tunisienne Ă 1h05.
Les deux victimes sont deux personnes transgenres. [âŠ]
Au mĂȘme moment, lâauteur prĂ©sumĂ© des coups de couteau arrive Ă prendre la fuite Ă pied sur la promenade et nâobtempĂšre pas aux injonctions de sâarrĂȘter des policiers. [âŠ]
Les agents le voient ensuite courir vers la plage pour sâapprocher dâun groupe de personnes. Au dernier moment, le fuyard change sa trajectoire et se dirige finalement vers un couple. Les policiers crient aux badauds de sâĂ©carter, car lâhomme est identifiĂ© comme lâauteur prĂ©sumĂ© dâune agression Ă lâarme blanche.
Finalement, deux policiers parviennent Ă le ceinturer et un troisiĂšme, arrivĂ© en renfort, le plaque au sol. Dans sa poche, les fonctionnaires retrouvent un couteau Opinel ensanglantĂ©. Ă cet instant, lâindividu aurait dĂ©clarĂ© aux policiers sâappeler Mohamed D., ĂȘtre nĂ© en 2002 Ă Nice et habiter la commune. Il aurait par ailleurs rĂ©pĂ©tĂ© quâil voulait âmourir en martyrâ et quâil voulait âtuer au nom dâAllah, tuer un pĂ©dĂ©â. [âŠ]
Tf1info.fr
Auteurs dâune violente agression au couteau dans les rues de Nice, deux individus de 19 et 25 ans ont Ă©tĂ© interpellĂ©s dans la nuit de mardi 15 Ă mercredi 16 mars par une patrouille de la BAC, a-t-on appris en dĂ©but de matinĂ©e auprĂšs du parquet, confirmant une information de
RTL
.
Les faits se sont dĂ©roulĂ©s dans le centre-ville de Nice, aux alentours dâune heure du matin. Lâun des deux suspects a portĂ© plusieurs coups de couteau au niveau de lâĂ©paule, des bras et des mains dâun homme ĂągĂ© de 37 ans avant de prendre la fuite Ă la vue de la police. Une course-poursuite se serait engagĂ©e et câest lors de cette derniĂšre que le jeune homme de 19 ans aurait criĂ© «Allah Akbar» de nombreuses fois, sommant mĂȘme les policiers de lui tirer dessus. «Tirez-moi dessus, je veux mourir en martyr, je veux aller au paradis», aurait-il dit, selon RTL, qui a pu consulter la dĂ©position des policiers. Xavier Bonhomme, le procureur de la RĂ©publique de Nice appelle toutefois Ă la prudence : «Tout cela reste Ă confirmer».
Le suspect a finalement Ă©tĂ© plaquĂ© au sol et interpellĂ© par un agent de la BAC sans quâaucun coup de feu ne soit tirĂ©, tandis que son comparse Ă©tait lui aussi neutralisĂ©. Sur le premier, les policiers ont dĂ©couvert un opinel ensanglantĂ© ainsi quâune carte bancaire ne lui appartenant pas. Une fois menottĂ©, celui-ci aurait rĂ©pĂ©tĂ© aux policiers quâil «voulait mourir en martyr, tuer au nom dâAllah, tuer un homosexuel». Il a aussitĂŽt Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă vue, ainsi que le second suspect.
La victime a Ă©tĂ© hospitalisĂ©e. Ses jours ne seraient pas en danger. «Nous sommes dans lâattente de prĂ©cisions sur lâimportance de ses blessures», indique-t-on au parquet. La suite des investigations a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă la police judiciaire, Ă©tant prĂ©cisĂ© que le Parquet national antiterroriste a Ă©tĂ© avisĂ© «et suit lâĂ©volution des premiĂšres investigations».
www.lefigaro.fr
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Pour animer cette confĂ©rence sous-titrĂ©e Genre et ethnicitĂ© : comprendre lâintersectionnalitĂ© au travail, lâorganisme public de rĂ©gulation a fait appel Ă Fatima Khemilat, une chercheuse pro-CCIF qui dirigeait lâan dernier un atelier « exclusivement rĂ©servĂ© aux femmes racisĂ©es », donc interdit aux Blancs.
(âŠ) Valeurs Actuelles
Elle a enseignĂ© Ă lâUniversitĂ© Paris Est CrĂ©teil : Fatima Khemilat animera une confĂ©rence interdite aux femmes blanches
Qui est lâintervenante ? Fatima Khemilat est Doctorante en Sciences Politiques et a enseignĂ© Ă lâUniversitĂ© Paris Est CrĂ©teil. Elle  mĂšne des travaux de recherches sur le rapport entre le culte musulman  et les institutions publiques françaises. Ses travaux ont donnĂ© lieu Ă Â de nombreuses publications et communications la plaçant aujourdâhui  comme lâune des spĂ©cialistes ⊠Lire la suite de
Une confĂ©rence âExotisme et constructions blanches des sexualitĂ©s des non-blanc.he.sâ organisĂ©e Ă Sciences-Po
Mardi 21 fĂ©vrier, 19h â 21h Amphithéùtre Boutmy, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris Le Cycle sur la sexualitĂ© a pour but principal de discuter et dâinterroger nos sexualitĂ©s et leurs diffĂ©rentes reprĂ©sentations. Il sâagit non seulement dâapprendre et partager des connaissances et des expĂ©riences autour de nos pratiques sexuelles, mais aussi de se poser la ⊠Lire la suite de
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« Pourquoi le mot islamisme nâexiste pas en arabe ? Câest un artefact sĂ©mantique créé pour dĂ©douaner lâislam de sa frange intĂ©griste. Câest un effort quâon ne consent pour aucune autre religion. » Jean Messiha
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Entre 70% et 80% de ces mineurs sont originaires dâAfrique subsaharienne, poussĂ©s sur la route par les tensions politiques et la dĂ©gradation des perspectives Ă©conomiques.
Le nombre de mineurs ayant réussi à atteindre les cÎtes italiennes, depuis la Tunisie, a quadruplé en 2021 par rapport à 2017, atteignant un «nombre record», notamment pour ceux arrivés seuls, a indiqué mercredi le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).
(âŠ)
Entre 70% et 80% de ces mineurs sont originaires dâAfrique subsaharienne, a-t-il ajoutĂ©, expliquant leur dĂ©part illicite par une «dĂ©tĂ©rioration de la situation socioĂ©conomique et des tensions politiques» dans leurs pays.
Le FTDES nâa pas donnĂ© de chiffres sur le nombre de mineurs de nationalitĂ© tunisienne ayant effectuĂ© ces voyages illĂ©gaux.
(âŠ)
Selon des donnĂ©es officielles italiennes, plus de 55 000 migrants ont dĂ©barquĂ© en Italie en 2021, essentiellement depuis les cĂŽtes tunisiennes et libyennes, contre un peu moins de 30â000 en 2020.
LâEssentiel
(Merci Ă Bleu-Blanc-Rouche)
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17/03/2022
Dans la nuit de jeudi Ă vendredi 11 mars 2021, deux militants du parti ReconquĂȘte ont Ă©tĂ© agressĂ©s au couteau, Ă MontĂ©vrain. Il Ă©tait prĂšs dâune heure du matin quand les deux militants ont Ă©tĂ© pris Ă partie. Ces deux habitants de la commune, ĂągĂ©s dâune trentaine et dâune cinquantaine dâannĂ©es, collent alors des affiches dâEric Zemmour sur les panneaux rĂ©glementaires.
DerriĂšre eux, deux mineurs les interpellent. TrĂšs vite, lâun dâeux sort un couteau et tente de poignarder lâun des militants qui parvient Ă esquiver le coup, non sans se blesser en tombant. Le second aura moins de chance, atteint au niveau des cĂŽtes.
Les deux victimes parviennent Ă sâenfuir et se rendent au commissariat oĂč ils sont pris en charge par les pompiers puis conduits Ă lâhĂŽpital de Jossigny. RĂ©tablis, les deux militants sont toutefois « encore sous le choc ».
GrĂące aux camĂ©ras de vidĂ©osurveillance, lâun des deux agresseurs est identifiĂ© et interpellĂ© chez lui, dĂšs le lendemain matin. Le second Ă©galement, en fin de journĂ©e. Aucun des deux nâappartiendrait Ă un parti politique. DĂ©fĂ©rĂ©s au tribunal et prĂ©sentĂ©s devant un juge dâinstruction, ils ont Ă©tĂ© mis en examen et placĂ©s sous contrĂŽle judiciaire.
La Marne
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Une altercation a éclaté au collÚge André-Malraux, mercredi 16 mars peu avant midi, entre deux élÚves de quatriÚme. La principale du collÚge, qui a tenté de les séparer, a reçu un coup au visage.
www.ledauphine.com
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« Charlie zebi on vous a nettoyĂ© en 2015 kalashnikov ta race... On vous a dĂ©jĂ baisĂ© en 2015 la capitale zebi on lâa baisĂ©e » Nos militants strasbourgeois viennent d'ĂȘtre menacĂ©s de mort par 2 personnes faisant l'apologie des attentats de 2015 sur le campus de Strasbourg
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Belgique â Une peine de prison de 6 ans. Câest ce que le procureur gĂ©nĂ©ral dâAnvers exige contre Ramesz H. La raison ? En 2017, lâAfghan a violĂ© une jeune fille de 16 ans de Rijkevorsel. Lâhomme avait le mĂȘme Ăąge au moment des faits. Un changement de dĂ©cret au Parlement flamand Ă©tait nĂ©cessaire pour le juger comme un adulte.
(âŠ) La victime X. et lâauteur Ramesz H. ne sont plus les mineurs quâils Ă©taient au moment des faits, qui remontent au 2 avril 2017. (âŠ)
(âŠ) Ramesz H. a insistĂ© pour avoir des rapports sexuels, ce que la jeune fille a refusĂ© Ă plusieurs reprises. Mais quand elle a voulu sâenfuir, la porte dâentrĂ©e sâest avĂ©rĂ©e ĂȘtre verrouillĂ©e. Ramesz H. a arrachĂ© les vĂȘtements de la jeune fille et lâa violĂ©e. Puis il est parti et a laissĂ© X. avec son ami de 19 ans. Ce dernier a violĂ© X. Ă son tour. En rentrant chez elle, la jeune fille a informĂ© la police. La mĂȘme nuit, elle a Ă©tĂ© soumise Ă un examen mĂ©dical.
âCe nâest que pendant son emprisonnement que Ramesz a appris Ă respecter les femmesâ
(âŠ) Mardi aprĂšs-midi, le procĂšs a finalement eu lieu. Lâavocat Brecht Horsten a dĂ©crit le long chemin que son client Ramesz H. a parcouru depuis les faits. Le garçon Ă©tait arrivĂ© en Belgique Ă lâĂąge de quinze ans en provenance dâAfghanistan, oĂč il avait Ă©tĂ© Ă©levĂ© par des parents stricts. Il nâavait jamais eu de contact avec les filles, et encore moins dâĂ©ducation sexuelle. Lâavocat Brecht Horsten : âTout Ă coup, Ă Anvers, il est exposĂ© Ă notre sociĂ©tĂ© occidentale avec lâalcool, la drogue et les filles. Mon client nâavait aucune idĂ©e de la façon de gĂ©rer cela. Ce nâest que pendant son incarcĂ©ration Ă De Hutten quâil a appris Ă respecter les femmes.â
(âŠ) MaĂźtre Christian ClĂ©ment, qui assiste la victime X. et ses parents, a mis en garde les juges sur le menteur convaincant quâest en rĂ©alitĂ© Ramesz H.
HLN.be
(Merci Ă Adri)
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Francois
17/03/2022 Ă 16h17
Les Français ont une opinion extrĂȘmement nuancĂ©e, voire paradoxale, en matiĂšre dâimmigration, sujet sur lequel les polĂ©miques sont nombreuses depuis le dĂ©but de la campagne prĂ©sidentielle. Câest le principal enseignement dâun sondage Ipsos-Sopra Steria pour France TĂ©lĂ©visions*, publiĂ© jeudi 17 mars. Dâune part, 72% des personnes interrogĂ©es considĂšrent que âlâimmigration nâest pas la principale cause de tous les problĂšmes ou presque en Franceâ, avec de fortes variations selon le candidat prĂ©fĂ©rĂ© des personnes interrogĂ©es. De La France insoumise (LFI) Ă La RĂ©publique en marche (LREM), cette proportion est dâenviron 90%, contre 45% pour les sympathisants du Rassemblement national (RN) et 22% pour ceux de ReconquĂȘte !, le parti dâEric Zemmour.
Par ailleurs, selon cette enquĂȘte, plus de la moitiĂ© des Français (54%) sont favorables au maintien du regroupement familial instaurĂ© en 1976, alors que les deux candidats dâextrĂȘme droite veulent le supprimer et que ValĂ©rie PĂ©cresse (LR) souhaite le durcir.
(âŠ) France TV
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Sept hommes de Rochdale et un homme de Blackpool ont Ă©tĂ© accusĂ©s dâun total de 82 infractions dans le cadre de lâopĂ©ration Lytton â une enquĂȘte majeure non rĂ©cente sur lâexploitation sexuelle dâenfants.
Mohammed Ghani, 37 ans ; Ali Razza Hussain Kasmi, 34 ans ; Jahn Shahid Ghani, 48 ans ; Ikhlaq Yousaf, 36 ans ; Aftar Khan, 33 ans ; Mohammed Iqbal, 66 ans, et Insar Hussain, 36 ans ; tous les membres de Rochdale ont été accusés de 76 des 82 infractions.
Le huitiÚme homme, Martin Rhodes, 38 ans, de Blackpool, a été accusé de six infractions, dont le viol et les activités sexuelles avec un enfant.
Mohammed Ghani a Ă©tĂ© accusĂ© de 21 infractions, dont le viol, la pratique dâactivitĂ©s sexuelles avec un enfant et lâindĂ©cence flagrante.
Ali Razza Hussain Kasmi a Ă©tĂ© accusĂ© de six infractions, dont le viol, lâindĂ©cence grave et les activitĂ©s sexuelles avec un enfant.
Jahn Shahid Ghani a été accusé de 17 infractions, y compris le viol, les activités sexuelles avec un enfant, ce qui a amené un enfant à se livrer à des activités sexuelles.
Ikhlaq Yousaf a Ă©tĂ© accusĂ© de sept infractions, dont le viol, lâindĂ©cence grave et les activitĂ©s sexuelles avec un enfant.
Aftar Khan a Ă©tĂ© accusĂ© de huit infractions, dont des accusations de viol, dâactivitĂ©s sexuelles avec un enfant et dâindĂ©cence flagrante.
Mohammed Iqbal a Ă©tĂ© accusĂ© de deux chefs dâaccusation de paiement des services sexuels dâune fille de moins de 18 ans.
Insar Hussain a Ă©tĂ© inculpĂ© de 15 infractions, dont le viol, les activitĂ©s sexuelles avec un enfant, lâindĂ©cence grave et la traite des personnes au Royaume-Uni Ă des fins dâexploitation sexuelle.
Ils ont tous été libérés sous caution avant une comparution au tribunal des magistrats de Manchester et de Salford le 20 avril 2022.
LâopĂ©ration Lytton est une enquĂȘte majeure en cours sur les BPF sur lâexploitation sexuelle non rĂ©cente des enfants dans le Grand Manchester.
Ces accusations portent spécifiquement sur des abus non récents commis contre deux adolescentes à Rochdale entre 2002 et 2006.
[âŠ]
Lâarticle dans son intĂ©gralitĂ© sur RochdaleOnline
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Le soleil Ă©tincelant, en cette matinĂ©e du 20 septembre 2019, donne Ă cette rentrĂ©e un air dâĂ©tĂ© indien, prĂšs du canal Saint-Martin, Paris (Xe). Comme tous les jours, Anna (le prĂ©nom a Ă©tĂ© changĂ©), consultante en communication de 42 ans, vient de dĂ©poser sa fille de 3 ans Ă lâĂ©cole maternelle. Cette maman solo dynamique, brune aux yeux verts, se hĂąte jusquâau jardin Villemin. Elle veut faire un petit saut au compost. Elle passe sous le porche dâentrĂ©e du square, rue des RĂ©collets, et se dirige vers le bureau des employĂ©s municipaux. Soudain, elle entend une voix lâappeler. Câest son voisin, Abdelaziz A. « Il avait des yeux comme des billes, qui partaient dans tous les sens. Ăa mâa glacĂ© le sang. Jâai su quâil allait se passer quelque chose de grave », se remĂ©more la jeune femme.
Abdelaziz dit Ă Anna quâil lâaime. Il veut coucher avec elle. « Je lui dis que jâai dĂ©jĂ quelquâun dans ma vie. Et lĂ , câest parti en vrille. » Selon le rĂ©cit dâAnna, cet homme de 47 ans se rue sur elle, et lâĂ©trangle avec son bras droit. « Je nâarrivais plus Ă respirer, mais jâai rĂ©ussi Ă appeler au secours. » Anna sent alors trois impacts sur son flanc gauche. Elle pense Ă des coups de pied, ou de genou. En rĂ©alitĂ©, ce sont des coups de couteau. « La suite, câest trĂšs flou », confie la quadragĂ©naire, en ravalant sa salive.
« Si des gens ne lâavaient pas interrompu, il mâaurait tuĂ©e »
[âŠ]
« Je sais quâil visait la gorge, pour me finir⊠»
[âŠ]
Il était gentil, cordial.
[âŠ]
Six mois avant son agression, Anna est chez elle, lorsquâelle entend des sirĂšnes de police. Pendant toute la matinĂ©e, elle reste bloquĂ©e chez elle, comme tous les autres rĂ©sidents de lâimmeuble. Elle apprend quâune tentative de meurtre vient dâavoir lieu dans le bĂątiment. Abdelaziz en est le principal suspect. Mais il a pris la fuite. « Il y avait des traces de sang partout. Tout le pĂ©rimĂštre Ă©tait bloquĂ©. » Elle apprendra plus tard que la victime Ă©tait la voisine de palier dâAbdelaziz. Cette jeune femme, Sandra, avait contractĂ© un mariage blanc avec le frĂšre du suspect, mais elle voulait divorcer. Elle aussi avait failli succomber Ă ses blessures Ă lâarme blanche au thorax, Ă lâabdomen et au bras.
Entendue par la police quelques jours aprĂšs les faits, Anna sâĂ©tait abstenue de dire du mal de son voisin. « Câest dire comme jâĂ©tais naĂŻve, soupire-t-elle. Ăa mâavait fait complĂštement stresser. Dâautant que je suis seule. Je ne me sentais pas en sĂ©curitĂ©. »
[âŠ]
Lâarticle dans son intĂ©gralitĂ© sur Le Parisien