NASA
Keni
Lint Roller? I Barely Know Her

Kiana Khansmith
untitled
One Nice Bug Per Day

Product Placement
TMBGareOK. The Official They Might Be Giants tumblr
★

titsay
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ojovivo
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PR's Tumblrdome
Xuebing Du
Misplaced Lens Cap
todays bird
🩵 avery cochrane 🩵

@theartofmadeline

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@kostbar70
sarahsolis
Dusk (Crépuscule), ca. 1897 Paul Balluriau
Pezo von Ellrichshausen
Herkunft
Ich habe dieses Bild vor einigen Jahren aufgenommen. Damals wusste ich nicht, warum ich genau dort stehen blieb.
Heute glaube ich, dass es nicht die Blumen waren.
Nicht das Haus.
Nicht einmal die offene Tür.
Es war das Gefühl, dass manche Orte nichts beweisen müssen.
Sie sind einfach da.
Vielleicht begann genau dort diese Geschichte.
→ Eingang: Link in meiner Bio.
i bagni verdi
Jour 10
Dernier jour. On le sent, forcément — cette légère mélancolie du dernier vrai petit dej pris sur la table pliante, cette manière de regarder la porte latérale d’Estafette, l’antre de notre lit roulant, notre brave compagne d’aventure.
Demain, ça sera le départ, notre retour en Creuse.
Mais avant, on a un programme : direction le marché de Saint-Nectaire. Quatorze kilomètres de route à travers la montagne, trente-cinq minutes d’Estafette — le genre de distance qui, dans un autre contexte, serait presque une plaie, mais là , on part à l’aventure…
La route grimpe d’abord jusqu’au col de la Croix Saint-Robert, pour redescendre en lacets jusqu’au lac Chambon, où déjà , à cette heure, la petite plage au bord de l’eau est remplie d’estivants. On continue notre route pour découvrir Murol et son château, pour arriver quelques kilomètres plus loin à Saint-Nectaire, où la grotte du Cornador — quel nom — attend les touristes à l’entrée du village. Le marché, lui, est niché tout en haut du village, il faut monter pour l’atteindre, jusqu’à l’église. Il est petit, mais on y trouve de tout — du très local et du moins local, l’ambiance y est bonne enfant. On avait prévu d’acheter de quoi pique-niquer directement sur les étals mais, au marché, c’est un peu cher, alors on s’est laissé tenter par un petit lieu insolite qu’on a découvert un peu par hasard, presque caché, les Épicurieuz. C’est une épicerie-restaurant. Les jeunes qui tiennent la boutique sont adorables, tout est fait maison, et le tarif est très raisonnable — bien plus que sur le marché, en fin de compte. Ils ont un choix de vins qui donnent envie, mais on s’est dit qu’avec la chaleur, ce n’était pas très raisonnable. Du coup, ce sera bière pour moi et petit thé glacé pour la parisienne.
En revenant sur nos pas avec Estafette, on s’est arrêtées au lac Chambon pour une petite marche. Le sentier longe l’eau de si près qu’on n’a pas résisté longtemps : pieds dans l’eau… glacée — petites natures que nous sommes —, les montagnes en toile de fond qui se reflètent à la surface, un de ces panoramas qui n’ont vraiment rien à envier aux cartes postales, sauf qu’on y était. On est revenues au camping vers 15h30, assez tôt en fait.
Ludi s’est plongée dans son livre, affalée sur mon bide, et j’ai scrollé sur mon tel une bonne partie du reste de l’après-midi, sans oublier mon occupation des vacances : observer les allées et venues de nos compagnons campeurs. Et il s’en passe, des choses…
Dans ce camping, les gens sont majoritairement là pour randonner. Je donnerais un taux de 80% ; on dirait plutôt des courts séjours, à en croire le renouvellement constant des têtes. Et, des nouvelles têtes, il y en a une : un gros camping-car qui s’est installé sur l’emplacement en face du nôtre. Il a mis, facile, une heure trente à se garer, et ça n’a pas l’air encore gagné pour autant. Même Ludi s’est prise à suspendre sa lecture pour regarder le spectacle. On s’est dit, avec Ludi et les voisins — qui venaient de rentrer, les parents attentifs à ce que leurs deux petits monstres n’aillent pas du côté du camping-car bizarre — que le monsieur cherchait sans doute le plat parfait, parce que c’est vrai que c’est toujours mieux que d’être légèrement en pente. Mais, on s’est trompées. Les allers-retours, les manœuvres millimétrées, tout ça n’avait rien à voir avec le niveau du sol : le monsieur a fini par faire venir la gérante du camping — la fille du monsieur avec qui on a mangé hier, si tu suis la saga — pour lui expliquer son problème. J’ai tendu l’oreille, et j’ai compris : il n’arrive pas à capter la télévision avec la parabole de son camping-car. Lui et sa femme viennent chaque année, paraît-il, et d’habitude ils n’ont jamais ce souci. En déplaçant le camping-car de quelques demi-mètres à chaque fois, il espérait retrouver le signal, en vain.
Autant te dire que la gérante n'y peut pas grand chose. Je l'ai entendue lui proposer un autre emplacement, un peu moins bien placé — il faut le reconnaître —, mais le monsieur a refusé dans un premier temps, puis a accepté d'y aller juste quelques heures, en disant à la dame qu'il comptait bien reprendre sa place initiale après, ce que la gérante semble avoir accepté à la condition de ne pas circuler dans le camping après 22h, créant un nouveau grognement de ce monsieur grassouillet. Il a répondu « oui, oui », mais j'ai des doutes sérieux sur le respect de cet engagement. Grâce à Ludi — qui a fait le lien en une seconde avec la Coupe du monde de football qui se jouait justement ce soir-là —, j'ai enfin compris l'enjeu. Trop forte, ma femme. Moi, j'étais à mille lieues de tout ça.
Bref. Si cette nuit, on entend un bruit de camping-car en train de se garer, on connaîtra le coupable.
Mon métier d'observatrice de la vie des campeurs va sacrément me manquer…
Interior by Mossebo
Foggy forest.
Fukushima, Japan.
Brickhead Earth by James Tyler - Burning Man