comme d'habitude je suis partie, je suis devenue spectatrice, j'ai lu vos messages, vos posts, certains mots m'ont touchée mais je suis restée silencieuse, me disant que ça ne servait à rien que je réponde parce qu'au fond ce que je dis à bien peu d'importance et comment vous vous sentez, et puis toute ma vie est devenue compliquée, je suis devenue une étrangère et je ne me (re)connais plus, parfois quand je passe devant un miroir j'ai un sursaut d'horreur je ne sais plus vraiment si tout ça me correspond, si ça sert à quelque chose ou quelqu'un, je ne sais plus qui je suis alors j'ai de la peine à écrire et savoir ce que je ressens
Éclats de blues, éclats de tristesse, de doute, de crainte, de confiance. Des morceaux épars. Ils se sont permis d’émerger à la surface, ils sont regardés en face, ils sont regardés en face ? Il n’y a que des questions en suspens. Y a t-il autre chose que le vide ? Tout n’est-il pas que vide ? Tout n’est-il pas plein rempli vainement ? Ne se complains t-on pas dans son malheur ? Les issues sous les yeux mais l’impossibilité d’y tendre ? Tout a de l’importance ? Rien n’a de l’importance ? Sais t-on un jour qui est ce “je” ? As t-on envie de savoir ? Qu’est ce que nous ne nous laissons pas vivre ? As t-on envie de vivre ? Pourquoi d’autres la vie simple ? Nous connaissons-nous nous mêmes ? Avons-nous envie de nous connaitre ? Pourquoi tant donner ? Pourquoi rien donner ? Pourquoi les autres ? Pourquoi le normal, l’habituel ne se laisse pas atteindre ? Le veux t-on ? Où est la vie ? La provoques t-on dans le danger ? Pourquoi est-elle pâle ? Est-il possible qu’elle brille un peu plus ? Aimes t-on la lumière ?
Du spleen à l’idéal j’oscille en ne touchant que par intermittence les périodes magiques de Baudelaire, c’est pourquoi je t’écris ce jour.Tes questions qui courent sous tes mots sont et ont été les miennes. Le beau se saisit, se détruit, s’attrape, s’écharpe, nous savons où est la sortie pour le paisible, je crois













