Ce tableau pop art 128 x 72 cm (Plexiglas) capture l'émotion d'une demande en mariage à Paris, sous la silhouette iconique de la Tour Eiffel
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Ce tableau pop art 128 x 72 cm (Plexiglas) capture l'émotion d'une demande en mariage à Paris, sous la silhouette iconique de la Tour Eiffel
Être ou faire
La nuit est tombée. Encore elle. Des questions émergent, des idées s’éclairent mais les réponses s’entremêlent.
Pourquoi ? Pourquoi je suis ? Pourquoi je fais ?
Il y a quelques instants, je m’interrogeais sur la condition des êtres humains. Certains sont pour exister, d’autres font pour exister. Sur ce postulat, j’ai donc cherché des exemples, essayé de trouver qui pouvait relever de l’être ou du faire. C’est avec surprise que je fis un tableau assez complet de mes amis.
Je vous invite à laisser dévier votre imaginaire dans ces questions identitaires.
Bonne nuit.
Ton visage est un tableau
Après plusieurs coups de crayon, des dizaines de brouillons et des heures d’imagination, le tableau naquit.
Des yeux en amandes dirigeaient l’harmonie de ses couleurs romandes tandis que ses lèvres dessinées et maquillées amenaient notre regard sur la douceur de ses traits angéliques.
Soudain le tableau prend vie, les détails se vivifient, l’énergie se densifie. Le peintre, subjugué, devant l’étendue de toute sa beauté, accroche le tableau parmi les plus beaux.
Son art animé - kosovares sont ses origines - avares de la moindre faiblesse, file et défile au rythme de son existence sublimée de son essence.
L’idée pulsatile
Le spectre de sa couleur s’illumine dans la nuit noire et calme.
Le souffle sourd de son inspiration résonne dans mon oreille attentive.
Le goût sucré de sa gourmandise désarme mon palais ordonné.
Le parfum de ses pulsions extase l’air frais qui m’anime.
L’ardeur de sa rondeur épouse mon corps exténué.
———
Retour au calme.
Le destin visionnaire
Assis sur les cultures herbacées,
J’observe mes humeurs sublimées
Par la beauté du ciel bleuté.
La nuit tombe, l’azur est sombre,
Les étoiles scintillent sur les brindilles,
Des images défilent au démarrage du film.
Comme des filantes dans l’univers éclairé,
Des mots voyagent et sont liés
Par la beauté des nouveautés.
Les « aurais du » ne sont qu’éphémères,
Quand les sourires deviennnent partenaires,
L’ « ainsi-soit-il » ou le destin visionnaire.
La Nuit étoilée - Vincent Van Gogh
La Prophétie
Il y a quelques années, un ami très proche, qui avait observé de longs instants mes intéractions avec le monde, vint me voir avec une prophétie.
Ma stupeur fut intense. De nature cartésienne, je trouvai cette nouvelle de prime abord assez farfelue et fantaisiste mais, qui ne serait pas curieux d’entendre une telle chose ?
Ne me mentez pas, vous auriez voulu savoir tout autant que moi, même si la raison est monnaie courante chez vous. C’est humain. Et puis au pire, comme dirait Dewie « je m’attendais à rien, mais je suis quand même déçu » pourrions-nous rétorquer en cas de déception.
L’envie était là. Je voulais savoir.
Si l’on effectue un saut dans le présent, il serait intéressant de me demander si j’aurais vraiment voulu savoir. Connaître son avenir engendrait forcément un stress ; et si cette parole, cette action modifiait mon avenir ?
Oui, je m’égare. Car au moment de l’annonce de la prophétie, je m’attendais vraiment à une bêtise venant de cet ami. Un sacré filou.
———
L’envie est là. Vous voulez savoir.
———
J’ai une amie, je l’aime beaucoup. Il y a cette connexion entre nous que l’on ne retrouve pas dans toutes les amitiés. Nos regards se croisent et nos âmes se parlent. À vrai dire, c’est bien plus que de l’amitié. Je n’irais pas dire que c’est de l’amour, enfin qui sait. C’est inexpliquable. L’expression d’ « atomes crochus » est certes bancale et parfois ringarde, mais celle-ci m’interpelle quand je pense à cette amie. J’ai l’impression qu’elle complète le vide qui compose mes propres atomes. Peut-être je complète les siens. Je ne pense pas qu’il y ait des mots à tout cela. Cette connexion est beaucoup complexe qu’une simple phrase, elle prend sa source dans les cascades du psychisme qui lit les vivants, et elle synchronise nos énergies spirituelles.
Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas. Je croyais qu’il était impossible de voir ces connexions si personnelles entre les êtres. Mais cet ami des premières lignes l’a vue, l’a comprise et m’a énoncé sa prophétie.
———
Aujourd’hui, nos destins semblent se lier. Chaque fait et geste n’est pas anodin, il mène en fait à cette prophétie. Ce n’est pas de l’ordre physique. C’est d’une tout autre nature qui jouit de l’inexpliquable. Chercher à comprendre serait dangereux.
Aujourd’hui j’écris pour trouver des réponses même si je sais que je les aurai en me plongeant dans tes yeux.
Laissons-nous aller.
Je suis d’humeur câline.
Et j’aime ta folie.
Bonne année 2021 aux quelques lecteurs de mes histoires...
L’éphéméride sentimentale
C’était il y a maintenant plus d’un mois.
Nous étions deux personnes, inconnues l’une de l’autre, s’écrivant de temps à temps.
Nos regards ne s’étaient jamais croisés, pourtant nos écrits témoignaient d’une complicité.
Très vite, l’épistolarité de notre relation nous fit voir grandir les liens que nous tissions.
***
Je repense à cette émotion que procurait la lecture de l’un de ses messages ; je me sentais écouté, je me sentais lunaire, quelqu’un d’invisible était avec moi, comme si elle me prenait la main.
De jours en semaines, de nouvelles couleurs remplissaient mes tableaux de vie, je n’avais qu’une obsession : je me devais de lire le regard de ma nouvelle amie. Nos messages s’intensifiaient, nos discours nous souriaient, notre lien atteint le sommet.
***
Mais, arrivé au sommet, j’étais tellement ébloui par ce brouillard émotif que je n’ai pas vu la pente. Après avoir franchi le point culminant d’une montagne, on redescend de celle-ci.
Je voulais tant rester en haut du mont. Il y faisait si bon vivre, et ça, même si la distance glaciale et spatiale nous accablait.
Peut-être que l’on ne parcourait pas le même chemin. Du moins, vers le même sommet. Peut-etre, nous sommes nous précipités sans pouvoir voir les précipices.
Tant de questions auxquelles le destin, camouflé en sagesse, me conseillera de ne pas y répondre.
Nous ne nous sommes pas brûlés les ailes, mais à l’image d’un papillon, notre relation si particulière n’était qu’éphémère.
Je l’appellerai l’éphéméride sentimentale.
🦋🌑
Fermons nos volets
L’odeur de l’hiver
Il est 23 heures. J’ai tourné en rond toute la journée. Des allers-retours, des aléas prévisibles, j’en perds l’inspiration.
Les secondes sont longues, les minutes passent mais les heures s’écoulent si vite.
Il y a encore un instant, j’ouvrais mes volets pour dire bonjour au ciel bleuté.
Je viens de fermer mes volets avec un sentiment d’inachevé. Qu’ai-je raté ? Pourquoi cette journée est-elle si futile ?
Je ne saurais l’expliquer, mais une envie me gagne à une vitesse monstre : je dois rouvrir mes volets. Mon cœur commence à palpiter, je respire de plus en plus fort (enfin, de l’adrénaline). C’est riducule, ça sert à rien, t’as juste besoin de prendre l’air. Oh tiens la Lune...
———
La Lune est blanche, pleine et brille de tout éclat. Il fait froid, humide et le vent murmure.
***
J’ai trouvé ma réponse.
———
Cette sensation m’est familière. Cette odeur si douce, cette fraîcheur nocturne. Elle me plonge dans des souvenirs si profonds. Ceux qui me font sourire. Je me vois, l’hiver dernier, dehors à grelotter, entouré de ceux qui me sont chers, en sirotant une boisson pas si chère (un rosé à 3 euros).
Il est déjà minuit. Dans ma tête, un cinéma a vu le jour. Il diffusait plein de films géniaux… si longs, mais si courts. Silencieux de l’extérieur, une vraie fanfare à l’intérieur.
Perdu dans la routine, j’ai renoué avec mes souvenirs. Ça fait du bien. Ça me donne envie d’en recréer. Je sais que ce n’est pas pour maintenant.
D’ici là, fermons nos volets.
L’autre réalité
Le voyage dans le temps
C’est bon. J’ai perdu connaissance dans la réalité qui me lie à tout le monde. Mon corps s’est endormi. Je respire toujours mais d’une façon beaucoup plus calme et lente. Je sens mes muscles se détendre et s’enfoncer dans le lit qui me parait de plus en plus doux, comme un nuage. Oui, ce qu’on dit est vrai. Ça y est je dors ; ma conscience, elle, s’envole pour l’autre réalité. Un voyage d’aléatoire, où tous mes sens ne feront qu’un. En moi demeure qu’une seule obsession : me souvenir de mon autre réalité au sortir de celle-ci demain matin.
...
Ça y est je rêve,
J’ai tout oublié de ce que je suis, je ne sais même pas ce que je fais. Je me fiche de savoir dans quelle réalité je suis. À vrai dire j’en ignore l’existence ; pour moi, j’ai qu’un objectif : accomplir ce qui s’apparente à une mission. Tout est flou, tout se fige et bouge, mais ma conscience occulte ces imperfections.
Je viens de comprendre. Devant moi, j’ai une machine à remonter le temps, j’adore. Moi qui pensais que c’était que dans les films, qu’elle surprise. Je me dois de percer les mystères de cette mystérieuse machine et d’apporter mes connaissances dans mon autre réalité afin de les partager.
J’effectue les premiers tests et les premières conclusions viennent :
Je peux arrêter le temps, choisir un instant et un endroit et surtout je peux revenir à l’instant initial. Mais (il fallait bien un mais), je ne peux pas être moi-même. Je devrai prendre la place d’un autre et serai prisonnier de ses volontés.
Je commence à m’agiter devant cette découverte, aurais-je compris ce qu’est la réincarnation ? Je me sens un peu bizarre, à vrai dire c’est comme si je venais d’oublier ce que je viens d’apprendre. Ma conscience me protège-t-elle ? Non, je ne veux pas partir, je dois encore explorer cette réalité.
...
Le réveil sonne.
Je me réveille. J’ai mal dormi. Une sensation d’avoir peu dormi en fait. Le voyage dans le temps.
Oui, c’est ça, je m’empresse d’écrire dans mon bloc note le peu de souvenirs que j’ai de cette fabuleuse expérience dans l’autre réalité. Cette réalité, je la visite pratiquement toutes les nuits. Et pourtant, je la redécouvre chaque nuit, parfois je l’oublie. Voire souvent.
Que me cache mon esprit ? Il n’y a pourtant que moi qui pourrait trouver ce que renferme les fins fonds de celui-ci.
L’autre réalité me paraît tellement lointaine, comme si le temps s’y arrêtait. En fin de compte, quand je rêve, je voyage dans le temps. Un temps si différent du temps de la réalité collective. L’esprit façonne une sorte de réalité.
Attendez...