DEAR READER
he wasn't even looking at me and he found me
trying on a metaphor
Alisa U Zemlji Chuda

titsay

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cherry valley forever
hello vonnie
Stranger Things
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Cosimo Galluzzi
we're not kids anymore.
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RMH
"I'm Dorothy Gale from Kansas"

❣ Chile in a Photography ❣
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@noemiou
La Vera Poesia - Lucia Osmanni
La vena poetica cominciò a irrompere nel suo cuore e Lucia ne provò sollieo, d'allora si dedicò con passione alla poesia che scaturiva spontanea dalla sua mente.
L'espressione del suo animo è descritta in questi versi.
Boscomare anno 1935
Non si apprende
ma si sente nel cuore,
con strano volere
essa appare
e sembra portare
al mondo un dorato splendore.
Si ispira al candore
d'un fiore,
poi candida e lieve
ci sfiora, come un lento
cadere di neve
e prepotente si esprime
in un linguaggio
variato da mille colori.
Affascina il cuore e la mente
splendente,
ma soffre per tutto quel male
che offende.
Quel male vorrebbe scacciare,
restando sconfitta ogni volta
di fronte all'immensa marea
che l'innonda.
Infanga anche i fiori, quel male,
calpesta le aiuole, distrugge le rose,
ma lei si avvicina,
poi triste si china
di strana rugiada le bagna
ed esse ritornan alla vita.
È stanca, ma splende
il suo viso.
Ha vinto!
E lenta, soave, prosegue il cammino.
—
On ne l’apprend pas,
on la ressent au fond du cœur,
par un étrange élan
elle surgit
et semble offrir
au monde une splendeur dorée.
Elle s’inspire de la candeur
d’une fleur,
puis, blanche et légère,
elle nous effleure, comme une lente
chute de neige,
et avec force s’exprime
dans un langage
teinté de mille couleurs.
Elle enchante le cœur et l’esprit
resplendissante
mais souffre de tout le mal qui l’offense.
Ce mal, elle voudrait le chasser,
mais demeure chaque fois vaincue
face à l’immense marée
qui la submerge.
Il souille même les fleurs, ce mal,
piétine les parterres, détruit les roses ;
mais elle s’approche,
puis, triste, se penche.
D’une étrange rosée elle les arrose
et elles reviennent à la vie.
Elle est fatiguée,
mais son visage rayonne.
Elle a vaincu !
Et, lente et douce, elle poursuit son chemin.
—
Nata a Boscomare il 16 Ottobre 1917.
All'età di due anni la mamma per un tragico destino la lasciò per sempre, con tre sorelle e un fratello. Erano cinque orfanelli ed il padre ha cresciuto con dignità i suoi figlioli.
Lucia era la più piccola, la più bisognosa di affetto, gentile e sensibile, piangeva per un nonnulla.
Il desiderio della mamma diventava di giorno in giorno sempre più vivo. Il suo unico conforto erano i sogni, dove la mamma le appariva e cullandola fra le braccia la stringeva a sé, chiamandola con i nomi più dolci. Il risveglio era sempre triste, perché lei non c'era più.
Negli anni di scuola la sua maestra, conoscendo il suo dramma, cercò di dedicarle un po' di quell'affetto che solo una mamma può dare e Lucia provò finalmente un po' di sollievo.
Attendeva con ansia l'inizio della scuola, per vederla arrivare, per sentire la sua mano accarezzarle il viso e rispondere al suo saluto con un "Buon giorno bambina cara!"
Da bambina sentiva dentro di sé il desiderio di scrivere poesia.
La vena poetica irrompeva come un vulcano e Lucia cominciò molto presto a scrivere poesie, dedicate alla mamma e alla maestra che le aveva donato un po' di quell'affetto.
Antonio Parisi
Carrie Fisher asleep on the set of The Empire Strikes Back
Morgane Merteuil
Photographie de Lou-Anna Ralite
L’amour
La Poésie
Kiki Smith
Paul Eluard
Des champs à perte de vue et au milieu la gare
Il fait très chaud, presque 40 degrés, l’air est lourd et pollué. Une route goudronnée traverse les champs depuis la gare vers une petite ville dortoir. Tout est brûlé par le soleil et aplati par sa lumière. Des déchets en plastique parsèment le paysage. Cette route perdue en périphérie semble interminable.
Un hôpital ancien construit en briques devenues poreuses, situé dans les hauteurs de la ville, est décoré de banderoles militantes. Pour pouvoir y entrer, il faut contourner cette entrée "historique" désormais condamnée, remonter la pente d’un trottoir peu accueillant, arriver devant un grand portail en fer repeint en bleu et modernisé, sonner à l’interphone visio, attendre que quelqu’un nous ouvre à distance depuis un petit bâtiment d’accueil panoptique, passer les premiers tourniquets puis se présenter devant une vitre pour passer un second portail en échange de son identité et obtenir des indications d’orientation.
Dedans, les jardins sont fatigués, comme les bâtiments. Tout est décrépi et uniforme. Tout est en forme de L. Il faut faire le tour du cadran de cette lourde architecture pour trouver la bonne porte, le bon couloir, la bonne personne qui nous dira « oui, c’est içi » car il est impossible de couper son chemin en passant par le centre.
Nous venons de quitter le premier confinement et tout est vide. Peut-être plus que d’habitude, je ne sais pas, car c’est la première fois que je viens ici. Un chat me suit dans le couloir. Il n’y a personne dans les bureaux. Ce couloir sombre, ouvert sur l’extérieur, donne la chair de poule malgré la chaleur suffocante.
Des jardins japonais sont aménagés derrière des vitres embuées. On dirait que personne ne s’en est occupé depuis les années 80, tout est en friche et en fougères sèches, c’était peut-être joli à l’époque mais aujourd’hui ça participe aux allures d’abandon général du lieu.
Un autre chat se promène le long d’un muret en hauteur.
Je monte des escaliers et j’arrive au 2e étage du bâtiment C. Je sonne, tout est fermé. On me dit d’attendre. J’attends longtemps debout, sur le pallier, pour voir ma mère.
Quand je suis revenue quelques jours plus tard, je me suis rendue compte que je ne me souvenais pas des cris, des colères, des chants, des râles, des monologues, et des dialogues entre malades et soignants qu’on entendait tout le long de ce parcours avant d’entrer dans un des bâtiments. Soit mon esprit était trop concentré sur mes pensées pour les entendre, soit l’ambiance avait changé à l’hôpital.
Peu à peu les herbes reverdissaient, la vie semblait reprendre ses droits après cet épisode de canicule qui avait tout cramé.
On s’asseyait toujours au même endroit avec ma mère, sur un banc, à l’ombre d’un arbre. Je venais la voir un jour sur deux. Et petit à petit nos paroles se déliaient. On commençait à marcher un peu, petites promenades dans les jardins refleuris.
Bientôt, elle pourrait sortir, retrouver sa liberté, essayer de vivre à nouveau dans le monde réel, après cette parenthèse de soin et de repos. Elle pourrait quitter ce refuge en ruine.
" Ses paroles, telles que Manastabal, mon guide, me les transmets, claquent comme des coups de fusil contre le volume de l'air, vrombissant autour de mes oreilles, galvanisant mes muscles. S'il le faut donc j'irai jusqu'au bout de l'enfer pour retrouver de l'autre côté au milieu des anges celle qui m'a donné le goût du paradis par ses bienfaits. Je dis donc à Manastabal, mon guide :
(Guide-moi, je ferai de mon mieux pour te suivre. Qu'il pleuve ou qu'il vente, qu'il neige ou qu'il grêle, qu'il tonne ou qu'il fasse une chaleur à crever, j'irai. Je n'aurai pas besoin que tu me portes sur ton dos, comme il est de tradition pour ce genre de passage. Même au contraire je pourrai te porter un peu si besoin est.)
A ces mots, Manastabal, mon guide, émet un rire qui claque mes nerfs désagréablement. Se pourrait-il qu'on soit déjà en enfer ? Mais non, je ne vois autour que poussière et tourbillons de vent qui s'y ruent."
Monique Wittig, Virgile, non, Les éditions de Minuit, 1985, p.10
it’s all the same anyways
Une femme mélancolique - Susanne Heinrich (2019)