Le KRG veut créer une brigade spéciale de peshmergas Shabak
See on Scoop.it - Le Kurdistan après le génocide
"KRG to Establish Special Shabak Peshmerga Brigade"
Le Phénix kurde's insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE
Des centaines d'hommes de la minorité Shabak envisagent de former officiellement une brigade opérant sous le contrôle du ministère des peshmergas, au sein de la région autonome du Kurdistan).
Salim Shabak, membre Shabak du Parlement irakien, a dit à dit Bas News que 655 jeunes de leur communauté ont déjà rejoint les Peshmergas, et combattent maintenant l'État islamique (EI, dit Daesh) aux côtés des forces kurdes sur la ligne de front de Khazr.
Salim Shabak a dit qu'il a discuté de l'engagement de 2.000 bénévoles Shabak avec le Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan (KRG), Nechirvan Barzani: "Nous devons organiser les bénévoles Shabak peshmergas dans une brigade spéciale car le nombre est en croissance rapide", a fait savoir le le député Shabak.
Les gens de la minorité Shabak vivent principalement dans le nord de la province irakienne de Ninive, envahie par les militants de Daesh mi-2014. Plus de 75% des Shabaks sont des musulmans chiites et le reste sont sunnites.
Le député Shabak a expliqué que des milliers de Shabaks se sont principalement dirigés vers les provinces chiites de Najaf et Karbala en Irak central après que Daesh a pris le contrôle de leur secteur, mais le KRG en a convaincu environ 8500 de revenir dans la région du Kurdistan.
"Le KRG fait des efforts considérables pour faciliter le retour des 2.500 Shabaks restants, dans la Région du Kurdistan."
COMPLEMENT D'INFORMATIONS SUR LES SHABAK
Lire ou relire l'article : "Les Shabaks, victimes méconnues de Daesh", publié dans le Phénix kurde le 27 mars 2015.
Depuis que les peshmergas n'ont pas réussi à empêcher le massacre des Yézidis, en août 2014 à Shingal, le gouvernement régional du Kurdistan fait tout pour se racheter auprès des minorités, qu'elles soient yézidies, chrétiennes/assyriennes, turkmènes ou shabaks. Le KRG a pris en charge la formation de tous ceux qui, parmi leurs membres, voulaient participer au combat contre Daesh. Dans la foulée, la région autonome a créé des unités combattantes de toutes ces minorités, sous l'égide du ministère des Peshmergas. Une façon de lutter aussi contre la "concurrence" du PKK (guerilla des Kurdes de Turquie) qui forme sur son territoire des milices... en intégrant une formation politique à la formation militaire.
Le KRG tente de défendre l'unité du Kurdistan Sud d'un côté, quand le PKK prône un confédéralisme démocratique opposé au nationalisme défendu par Erbil (capitale du Kurdistan Sud) de l'autre.