This blend is intended to keep me protected, grounded and feeling well when working in the spiritual realm and/or with the dead. It honours the dead, opens pathways to liminal realms and harnesses intuitive abilities, yet still upholds strong but gentle boundaries between myself and outside energies/beings.
Blend
Black Salt
Marigold
Lemon Verbena
Lavender
Larkspur
Cinnamon
Mugwort
Cedar
Garlic
Bay
Lobelia
Rosemary
White Willow Bark
Myrrh
Weeks prior to creating this blend, I had been feeling prone to headaches and easily overwhelmed intuitively while around death energy, so in the morning before visiting one of my local cemeteries, I whipped it together. I still felt lucid, grounded and able to work with energies and my intuition, but the fogginess, headaches and nausea were gone. It also gives off such a warm, comforting sense, that I often carry it with me just because it feels so lovely to have around.
(to see the purpose of each ingredient, go to the full post)
Ingredient Functions:
• Black Salt: wards off & banishes negative energies/influences, purifies, protects
• Marigold: honours the dead, protects, chases off unwanted energies
• Larkspur: repels & removes negative energies/ghosts, good for any water-related energy/magic
• Cinnamon: protects, used in mummification in ancient Egypt, healing, wards illness, brings comfort
• Mugwort: enhances psychic/spiritual abilities and awareness, protection in all ways, excellent for lucid dreams, divination and altered states of consciousness, connected to Hecate, Artemis and Diana, as well as earth, moon and water energies, provides groundedness during all aforementioned aspects
• Cedar: opens one to higher levels of spiritual consciousness, dispels negativity, powerful grounding properties, spiritual protection, connected to Persephone, creates sacred spaces, connects to ancestors, intense cleanser
• Garlic: offers protection, wards off and banishes evil and vampiric/draining energies/entities, promotes good health, strength, sacred to Hecate
• Bay: spiritual cleansing, banishes & exorcises, heals, helps enhance (and induce) visions, psychic abilities, and all divination, increases positive energy and protects from negative energy
• Lobelia: increases spiritual awareness, protects, helps one stay in the present moment, relaxes with its dreamy vibes, prophetic visions and intuitive dreams, protects ones health and physical bodies
• Rosemary: remembrance especially for the dead, grounds, gives a sense of home-like warmth and comfort, brings good energies, cleansing and purification, helps in recalling dreams and protects from unwanted nighttime visitors/nightmares
• White Willow Bark: lunar and death energies, connected to Morrigan, Hecate, Persephone, a traditional graveyard tree, effective for contacting the dead, meditation, a healer & protector, calming effect
• Myrrh: healing, cleansing, peace/joy, purification, exorcism, protection, connects you to your spirit, used in ancient Egyptian funerary rites, linked to mediation, Isis, and helps those in mourning
The purposes for the components I’ve listed are merely my own personal associations for them, and are by no means limited to just these aspects. Also, as usual, I don’t have measurements for my herbal blends, as I often create them intuitively and tend to add more/less of certain ingredients each time depending on what aspects of each feel most needed.
*Disclaimer! This blend is not meant to treat or cure headaches, nausea, migraines, brain fog etc. Remember to consider and asses your physical health and consult a healthcare provider if you have concerns!*
AZK7004C30
DEATHCRAFT
Comtes Sordides I : La Forêt Sans Oiseaux
1. INTRODUCTION
Elle avait les cheveux blonds.
Elle marchait sur le chemin en cueillant les coquelicots épars dans les champs qui le bordaient.
Le soleil ne pouvait pas la voir, et des nuages chargés de mauvais présages écrasaient l’horizon, pareil à de titanesques moutons.
La môme dans sa robe trouée ne les voyait pas, rebondissant de-ci, de-là sur les papillons rouges, comme l’eau vive sur les rochers.
Sans vraiment savoir comment, elle s’égara, ignorant que ce qui allait lui arriver par la suite allait la changer jusqu’au reste de ses jours.
Un roncier avait étendu ses bras jusqu’à l’orée du bosquet devant lequel elle se trouvait désormais.
L’enfant, toujours munie de son bouquet couleur pourpre, crut reconnaître un raccourci.
Le vent qui s’échappait d’entre les troncs moites semblait l’inviter dans la pénombre de la hêtraie.
Pendant un court instant, elle crut entendre un murmure. Elle s’engouffra alors dans cette forêt, cette forêt où aucun chant d’oiseau ne résonnait…
2. LES OMBRES
Il lui fallut quelques instants pour s’habituer à l’obscurité ambiante du bois.
L’odeur fétide qui émanait des troncs moisis ne semblait pas l’intimider, pas plus que la brise glaciale qui habillait le sinistre silence ambiant.
Un sentier semblait se dessiner à mesure qu’elle mettait un pied devant l’autre.
Tenant son modeste bouquet dans les mains, elle avançait.
Ce qui était de la méfiance se transforma en curiosité lorsqu’elle aperçut quelque chose d’étrange.
Quand elle posa son regard au travers des cimes, il lui sembla distinguer plusieurs silhouettes.
Les ombres apparaissaient subitement, puis disparaissaient parmi les buissons touffus dans un balai furtif.
Au détour du chemin, une arche de lumière, le bois sinistre et ombragé débouchait sur une large clairière à l’herbe grasse et fournie.
L’endroit semblait hors du monde, baignant dans une lumière aveuglante.
3. LA DAME DE LA CLAIRIÈRE
Éblouie, elle couvrit d’une main ses yeux clairs.
L’air était chaud, et l’apprêté qu’elle avait ressenti jusqu’alors s’évanouit pour laisser place à un doux parfum.
Comment les nuages épais qu’elle avait laissés derrière elle avaient-ils pu s’évanouir de la sorte ?
Mais elle n’y prêta pas attention, car ce qu’elle découvrit au beau milieu de ce large trou de lumière était d’autant plus perturbant.
À mesure qu’elle écartait ses doigts pour laisser passer la clarté, elle put distinguer une belle grande femme aux longs cheveux noirs.
Qui était vêtue d’une robe si sombre que les rayons du soleil semblaient disparaître dans ses plis.
La petite enfant, téméraire et naïve, n’y voyait là rien d’autre qu’une occasion de se faire une amie.
Quand elle fut devant la dame mystérieuse, elle lui tendit son petit bouquet de coquelicots.
L’inconnue accepta le cadeau et saisit le bouquet.
«Merci», dit-elle, puis elle se pencha en avant pour déposer un baiser sur le front de la petite aventurière. 4. Éternité
Sans qu’elle sache vraiment pourquoi, elle fut projetée hors de son corps.
La réalité devint transparente, lui laissant voir l’infinité
des possibles.
Alors qu’elle traversait l’univers, elle voyait les coquelicots faner, les empires se défaire, les étoiles s’éteindre.
En ce lieu, le temps n’était pas, elle eut mille vies,
avant et après.
Elle s’éveilla dans la clairière, fixant le ciel comme si elle voyait au-delà.
La femme n’était plus là, si elle l’avait un jour été.
Les ombres, agglutinées dans les fourrés, restaient muettes, s’écartant à son approche tandis qu’elle quittait déjà la clairière.
De retour
Et la voilà maintenant cheminant inexorablement à travers ce bois sordide.
Malgré leur aplomb, les grands arbres mornes semblaient s’écarter à son approche.
À travers leur écorce, et jusqu’au fond de leurs troncs éventrés, ces derniers laissaient deviner des visages obscurs.
Alors qu’elle avançait, leurs racines semblaient se dérober sous ses pieds comme une nuée de serpents grouillants.
Autour d’elle, des particules d’eau en suspension dans l’atmosphère.
La voici atteignant l’orée de ce bois funeste, et ni les nuages lourds, ni la brise qui balayait ses cheveux blonds, ne semblaient la reconnaître.
4. LE BÛCHER
Elle marchait sur le chemin, plus comme une enfant, elle était quelque chose d’autre.
Ses pupilles dilatées à l’extrême ne laissaient plus rien voir du bleu de ses yeux.
Arrivant au village, tout le monde s’arrêta et accourut vers elle.
Elle portait désormais une marque étrange sur le front.
Les hommes criaient fort et les femmes pleuraient beaucoup, mais elle était calme, elle avait déjà vu ça.
Elle monta d’elle-même sur le tas de bois qu’on mit en place au centre du village et quand on l’attacha au pilori, elle n’opposa aucune résistance.
Quand elle ouvrit la bouche, tout le monde se tut pour entendre les dernières paroles de la sorcière.
«Je n’ai trouvé que le silence».
Malgré la fumée qui s’épaississait, ses yeux restaient grands ouverts.
À travers le linceul suffoquant, elle voyait des visages déformés et des rictus simiesques.
Ce jour-là, une enfant maudite fut brûlée vive.
On raconte que le soir du drame, une ombre dansait non loin du village, rebondissant de ci de là sur les coquelicots épars, se dirigeant droit vers la forêt sans oiseau…
4 tracks aux inspirations dubstep, dub, expérimentales, indus, etc, etc, sélectionnées parmi les nombreuses heures de rec à se perdre dans les machines et la bière.
Pour accompagner cette sortie venue des vallées Pyrénéennes, une affiche A3 par un des Maître Az Maxime C. dit Klave.