Pietà 2013 - D’un scandale à l’autre...

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Pietà 2013 - D’un scandale à l’autre...
RSA en France pour les immigrés : un couple a reçu un RSA à tort
RSA en France pour les immigrés : un couple a reçu un RSA à tort
Le RSA en France pour les immigrés : (Revenu de Solidarité Active) est une prestation de protection sociale française, qui complète les revenus d’une personne pauvre ou à faible revenu, afin de lui garantir un revenu minimum. RSA en France pour les immigrés : les conditions pour demander le RSAVous pouvez demander le RSA si vous avez au moins 25 ans et que vous résidez en France de manière…
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Mâle Noir - ELGAS - 2021
Mâle Noir – ELGAS – 2021
Quatrième de couverture « Aussi loin que je me souvienne, on ne m’a jamais appris à aimer. Je dois dire que les choses n’ont pas beaucoup évolué. » C’est sur cette sentence que s’ouvre le journal anonyme qu’est Mâle Noir. Au fil des pages et des pérégrinations de cet homme d’une trentaine d’années, on découvre son parcours affectif chaotique, ses atermoiements et son incapacité à s’ouvrir aux…
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POLICIER, UN MÉTIER QUI M'INTERPELLE, Un visuel à personnaliser ici : https://t.co/ydjUH5O2ou #police #policier #banlieue #immigré #GiletsJaunes #prison #racaille #gang #faciès #bavure #ViolencesPolicières #DélitDeSaleGueule #gendarme #gendarmerie #tshirt #teeshirt #mug #casquette #tablier #sacentissu #badge #coussin #ideecadeau https://www.instagram.com/p/B_eYLpdqv4y/?igshid=1u72s45ytwn9p
On n’est pas nomades. Le chemin nous rebute Mais quand il faut le prendre on le fait. Et si on bute Sur un obstacle on s’obstine car l’avenir Est devant ; pas là où on laisse souvenirs Et famille, amis et passé,… Et si je m’égare Il y aura toujours un port, une route, une gare,… Pour m’amener au plus près de ce paradis Qu’est ce bel ailleurs lointain que, sans un radis En poche, je me suis promis de connaître Qui me fera enfin renaître et peut-être « être », Dussé-je vider vos poubelles ou alors bâtir Vos maisons et tous mes diplômes néantir. Qu’un parent ait quitté la terre pour la ville, Que l’aïeul ait quitté sa région en pleurant Pour une autre qui ne le ferait plus servile, On est tous des filles et des fils de migrants On est tous les descendants d'un ailleurs, mon frère, Enfants courant sur une seule et même terre : Tant d’ancêtres ont fuit leur pays de malheur Qu'importaient donc alors religion ou langue,… Ils ont eu un asile parfois dans la douleur Au diable alors leur originelle gangue… On a pieds en sang, on fut rançonnés, On a erré, on s'est perdu, maux annoncés Par qui nous a précédé, mais il n’est d'enclave, De mur ou de mafia pour nous faire esclave, Ni de mer pour nous arrêter ou nous briser : Nous arriverons jusqu’à toi, épuisés : Freinés mais jamais endigués, car à nos trousses, La Mort se trouve aussi dans nos champs et nos brousses,… Où la faim a déjà semé tant de ses cercueils, Ou la guerre nous empale sur ses écueils… Devant nous ne se dresse que son spectre, un possible, Un risque, une crainte,… en rien invincible. On est tous des filles et des fils de migrants, Qu’un parent ait quitté la terre pour la ville, Que l’aïeul ait quitté sa région en pleurant Pour une autre qui ne le ferait plus servile, Qu’importaient donc alors langue ou religion Survivre suffisait plus à ces légions… On est tous les descendants d'un ailleurs, mon frère, D'un ancêtre fuyant « son pays » de malheur, Enfant courant sur une seule et même terre, Il a trouvé asile même dans la douleur. Qu’importent les peurs, les maux, le temps qui s’écoule,… Chaque pas fait m’éloignera du sang qui coule. Même si cet exil menant vers l’inconnu N'est qu’embûches et périls, je finirai moins nu Que tu ne me vois dans ce camp-ci qui m'abrite, Que tu ne m'a connu dans ce camp-là, sans mérite. C’était sombrer ici ou me noyer là-bas. Mais il y a pire que de perdre ici-bas Son chemin, c’est d’oublier l’envie ou les causes Qui fait que l’on avance. Et, crois-moi, ces choses Je vais pas les perdre de vue, jour ou nuit : Je sais par trop ce que je suis et fuis ! Qu’un parent ait quitté la terre pour la ville, Que l’aïeul ait quitté sa région en pleurant Pour une autre qui ne le ferait plus servile, On est tous de filles et des fils de migrants On est tous les descendants d'un ailleurs, mon frère, Enfants courant sur une seule et même terre : Que l’aïeul ait quitté sa région en pleurant Pour une autre qui ne le ferait plus servile, Qu’un parent ait quitté la terre pour la ville, On est tous, mon ami, des enfants de migrants,… © Christian Satgé - décembre 2019
Un togolais se livre à la police italienne pour être expulsé, la police le chasse
Un togolais se livre à la police italienne pour être expulsé, la police le chasse
Il était arrivé en Italie depuis la Lybie encouragé par un ami après avoir payé plus de 1500 euros à la mafia.
Etudiant à Tunis en Tunisie, Koffi Paul avait succombé aux appels incessants d’un ami depuis la Lybie sur une chance de gagner enfin l’Europe. Il avait quitté précipitamment la Tunisie sans avertir sa famille depuis Lomé et rejoint illégalement la Lybie et finalement les côtes…
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JOUR 317 - Le Ravissement des innocents, Taiye Selasi
Magnifique roman qui m’a envoûtée dès les premières pages. On part de presque rien, un homme d’âge mûr contemplant son jardin chatoyant. Et déjà là, on a tout en germe : la délicatesse de sa contemplation, l’incongruité de son regard sur la nature, et l’événement minuscule et énorme qui va surgir.
« Un jardin chatoyant. Une moiteur chatoyante. Kweku s’arrête sur le seuil, hors d’haleine, le contemple, une épaule contre la porte coulissante à moitié ouverte et, le coeur serré, pense que le monde est parfois d’une trop grande beauté. Il ne fait pas le poids, impossible de l’accepter - la rosée sur l’herbe, la lumière sur la rosée, la tonalité de la lumière - pour le médecin qu’il est, conscient que de tels miracles durent rarement l’espace d’une nuit ; ils se produisent mais sont éphémères dans le monde qu’il connaît, un lieu brutal, absurde, épuisant, où ils seront brisés à moins qu’ils ne disparaissent, laissant une béance dans leur sillage. »
Kweku est un brillant chirurgien ghanéen qui a fait sa vie aux États-Unis. Avec sa magnifique épouse nigériane, Folá, ils élèvent leurs quatre enfants - Olu qui ressemble tant à son père, les jumeaux si beaux Taiwo et Kehinde, et la petite dernière Sadie. Une tragédie va dynamiter leur équilibre familial ; un événement dont l’ombre portée les hantera longtemps après les faits.
« Les Sai son cinq personnes dispersées, sans centre de gravité, sans liens. Sous eux, il n’existe rien d’aussi lourd que l’argent, qui les riverait à la même parcelle de terre, un axe vertical ; ils n’ont ni racines, ni grands-parents vivants, ni passé, une ligne horizontale - ils ont flotté, se sont séparés, égarés, une dérive apparente ou intérieure, à peine conscients de la sécession de l’un d’entre eux. »
Entre le passé et le présent, les États-Unis, Londres et le Ghana, on suit chacun des personnages dans ces enchevêtrements de perceptions vraies et subjectives, d’accrocs quotidiens, de fêlures à réparer, au sein duquel ils tentent de se construire une identité.
« Elle ne regrettait pas Lagos, la splendeur, la vie formidable, l’impression de richesse - mais son identité livrée à l’absurdité de l’histoire, l’étroitesse et la naïveté de son ancienne individualité. »
Petit à petit, alors que se construit le puzzle des événements, une tension narrative s’instaure et plus j’avançais, plus il était difficile d’interrompre la lecture. On participe à l’archéologie de la psyché de chaque membre de cette famille. L’autrice mêle constamment plusieurs niveaux de récits ; la narration linéaire, l’analyse psychologique, la grâce d’un moment, la conscience d’un niveau supérieur. En dépit du tragique, de l’absurde, c’est très vivant, très humain, et cela donne envie de croire aux fils qui se renouent.
« Des rêveuses. Des femmes très dangereuses. Qui regardaient le monde par leurs grands yeux rêveurs et qui, au lieu de le voir tel qu’il était, « brutal, absurde », etc., songeaient à ce qu’il pourrait être ou devenir. »
G.C.
Le Ravissement des innocents, Taiye Selasi. Traduit de l’anglais par Sylvie Schneiter. Gallimard, 2014. Publication originale : Ghana Must Go, 2013.
Taiye Selasi est née à Londres et a passé son enfance dans le Massachusetts. Elle est titulaire d’une licence de littérature américaine e Yale et d’un DEA de relations internationales d’Oxford. Le Ravissement des innocents, son premier roman, est traduit en dix-sept langues.