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14 November 2024
Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels Pourquoi es-tu parti Avant que je te l'apprenne ? Le savais-tu déjà ? Avais-tu deviné ? Que des dieux se cachaient Sous des faces avinées Mortels, mortels, Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels As-tu vu ces lumières Ces pourvoyeuses d’été Ces leveuses de barrières Toutes ces larmes épuisées Les baisers reçus Savais-tu qu’ils duraient Qu’en se mordant la bouche Le goût en revenait Mortels, mortels, nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes sommes immortels As-tu senti parfois Que rien ne finissait ? Et qu'on soit là ou pas Quand même on y serait
Et toi tu n'es plus là C'est comme si tu étais Plus immortel que moi Mais je te suis de près
Mortels, mortels, Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels
Mortels, mortels, Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels
Artist: Alain Bashung Song: Immortels Album: En amont [23rd november 2018]
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/alain-bashung-immortel/
Alain Bashung, immortel
Dans son dernier édito, notre rédacteur en chef Belkacem Bahlouli revient sur les combats et la carrière d’un véritable patron du rock français. Dossier complet à retrouver dans le numéro 112 de Rolling Stone, disponible dès maintenant
Dix ans que Bashung nous a quittés. Le 14 mars 2009, disparaissait à 61 ans celui qui a incarné avec une véritable élégance une idée précise de ce qu’on peut encore appeler le rock français. Aujourd’hui, dix ans après sa disparition, subsistent encore son écho, sa voix, ses chansons et sa présence. Sa prestance aussi. Outrancière à la fin des années 80, elle s’assombrira plus tard. Parallèlement, il était devenu l’homme pour lequel il fallait avoir écrit une chanson, signé un texte, composé un thème. Bashung, avec ses auteurs, a su constituer un répertoire impressionnant − ainsi que le rappelle le coffret rétrospectif intégral que s’apprête à publier son label.
L’Alsacien de Wingersheim, village proche de Strasbourg où se trouve la maison bleue de sa prime enfance située rue de la Libération et rebaptisée désormais rue Alain Bashung, est devenu le modèle définitif de toute une génération de musiciens hexagonaux. Par une force de caractère acquise après des années de galère, alors qu’il tentait de s’imposer dans le milieu du showbiz français des années 70 où la variété régnait en maître. Il aura fallu attendre un tube, “Gaby oh Gaby”, pour qu’il se révèle et même après ce hit, de nombreuses années ont été nécessaires pour qu’il s’impose comme le patron du rock français jusqu’à son dernier souffle. De “Vertige de l’amour” à “La nuit je mens” en passant par des dizaines d’autres chansons, l’artiste nous a laissé une œuvre définitive.
Le 23 novembre dernier, la sortie d’En Amont, son album posthume édité par Barclay et arrangé par Édith Fambuena, cette musicienne extraordinaire qui a signé la réalisation du magnifique Fantaisie militaire, a impressionné. Onze titres au total, pour une véritable réussite, un tour de force même, alors que l’appréhension était de mise. Et qui vaudra au chanteur une Victoire de la musique, treizième trophée de sa carrière, le transformant en artiste le plus primé, à égalité avec -M-, de l’histoire de la cérémonie. C’est dans ce disque que figure notamment le poignant “Immortels”, écrit par Dominique A et dont les vers “Et toi qui n’es plus là/c’est comme si tu étais/plus immortel que moi/mais je te suis de près”, une décennie après sa disparition, résonnent aujourd’hui comme un requiem.
Belkacem Bahlouli
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Alain Bashung en couverture du n°112 de Rolling Stone, en kiosque dès maintenant
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Alain Bashung - Immortels
Et je vais m'endormir, songeant à ton amour, et, malgré l'isolement, la distance et le froid, je me sentirai bien, apaisé et serein, car nos rêves nous unissent et ils sont immortels..." "And I go sleep, thinking about your love, and despite isolation, the distance and the cold, I will feel well, soothed and serene, because our dreams we unite and they are immortal... "
V. H. SCORP
Plus une goutte ! Quand l'ambroisie défaille, les Immortels s'en vont !
Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
des dieux se cachaient sous des faces avinées...