“A Bas les Calottes !" lithographie de Gustave Henri Jossot (1903) à l'exposition “L'Art est dans la Rue” du Musée d'Orsay à Paris, juin 2025.

seen from Spain

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Brazil

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Russia

seen from United States
seen from United States
seen from China

seen from United States
seen from United States

seen from Spain
seen from Saudi Arabia
seen from Indonesia

seen from Singapore
seen from United States
“A Bas les Calottes !" lithographie de Gustave Henri Jossot (1903) à l'exposition “L'Art est dans la Rue” du Musée d'Orsay à Paris, juin 2025.
Gustave-Henri Jossot 1903
Jossot,
Tant pire! (Hommage à Jossot), Acrylique sur toile, 89 x 115,5 cm, 2018
"Les Refroidis" d'Henri Jossot dans la revue "L'Assiette au Beurre"(1904) à l'exposition “Au Pays des Monstres. Léopold Chauveau (1870-1940)” au Musée d'Orsay, juillet 2020.
"Le Plus Grand Format Tiré à ce Jour en un Seul Morceau" lithographie de Gustave Jossot pour l'Imprimerie Camis (1897) à l'exposition “L'Art est dans la Rue” du Musée d'Orsay à Paris, juin 2025.
La vérité contre la légende
Depuis la nuit des temps toutes les occasions sont bonnes de représenter des femmes dévêtues. Déesses, vertus cardinales et théologales, donzelles de l’Ancien Testament, tout fait ventre. Il était donc naturel que la Vérité y passe aussi, comme c’est le cas dans ce dyptique de 1902 où la dite Vérité se change en République.
Pour info, c’est l’œuvre de Jossot, dessinateur satirique enragé qui mérite d’être redécouvert. https://www.lemonde.fr/culture/article/2011/04/16/jossot-caricaturiste-de-genie-et-genie-du-monstrueux_1508664_3246.html
C’est l’occasion de parler d’historiographie et du rapport à la vérité... Pendant des siècles, les faits, et donc une forme de vérité, n’étaient pas considérés comme si importants pour la transcription du réel, et les chroniqueurs de chaque période n’en avaient pas grand soin.
C’est une difficulté ajoutée au travail d’historien : là où on pourrait s’imaginer qu’un témoin couchant par écrit les figures et événements de son époque aurait grande chance d’en faire un rendu sincère à défaut d’être juste en tous points, eh bien, même pas. Ils ne savent pas tout, et même ce qu’ils savent ils le travestissent. Pourquoi? parce que la vérité, à part celle du Très-Haut, ça ne pesait pas grand chose face à la nécessité d’édifier les masses avec quelques récits bien torchés et face à la volonté de forger des légendes.
Voilà qui nous ramène à Giorgio Vasari. Le monsieur, artiste de son état, publia en 1550 (avec nouvelle édition en 1568) Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, un des ouvrages les plus importants de la Renaissance, et un des piliers précoces de l’histoire de l’art. Dedans, il nous parle des artistes ses contemporains et de ceux ayant disparu juste quelques décennies auparavant, tels Botticelli ou Raphaël. Mais sa doctrine était semblable à celle d’un John Ford, celui qui disait "Si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende" Le gars était tellement en roue libre que même son assistant dans cette entreprise littéraire montra sa désapprobation.
Si l’on voulait tracer des parallèles, à contempler en retour l’époque actuelle, ne pourrions-nous pas dire que nous nageons en plein Vasarisme ? C’est plus chic que post-vérité.
🖤❤️🖤 Circulez ! par Jossot aux éditions L'Insomniaque. Découvrez les percutants dessins de Henri Gustave Jossot parus dans le célèbre hebdomadaire satirique L' Assiette au beurre entre 1901 et 1904 qui dénoncent les violences policières et un système judiciaire qui répriment durement le prolétariat urbain de l'époque. 👉 https://bit.ly/3QVZD8V #jossot #caricature #assietteaubeurre #art #anarchisme #librairie #mollat #bordeaux (à librairie mollat) https://www.instagram.com/p/Cn9WlFTjei8/?igshid=NGJjMDIxMWI=