Post-it. Des difficultés du développement impersonnel et du détournement appliqué à sa vie : JLG, Maldiney, Weizsäcker.
Au sujet de l'extrait de Maldiney, une question : et si le malade pensait plutôt à s'échapper « par le bas », selon le motif récurrent dans la poésie : la catabase ? Descente dans les profondeurs des sous-sol de la conscience, des souterrains du jugement et des enfers de l'inexistence. Il ne chercherait pas tant à démontrer l'incohérence de l'expérience du monde qui a pris « le visage du terrifiant », qu'à montrer simplement que d'autres expériences d'autres mondes sont possibles. D'ailleurs, le monde peut lui apparaître plein de visages, comme Le Portement de Croix de Bosch par exemple. Si le monde apparaît terrifiant, c'est parce qu'il est plein des visages peints aux couleurs du monde. Les pieds peuvent bien être sur terre, mais si le sol s'y dérobe dans l'expérience, où sont-ils ? La catabase poétique n'a certes plus d'assise réelle, mais c'est car elle découvre, en s'y enfonçant, que le terreau de l'expérience est précisément sans fond – une « catastrophe » ? C'est en tout cas une découverte majeure qui produit deux affects en apparence opposés : l'effroi et la fascination.
Au sujet de l'extrait de Weizsäcker (3) : pour ce qui ne me concerne pas, je suis pour le pathique.








