Leven vanuit het hart

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Leven vanuit het hart
"[…] les matérialistes, avec tout leur "bon sens" tant vanté et tout le "progrès" dont ils se considèrent fièrement comme les produits les plus achevés et les représentants les plus "avancés", ne sont, au fond, que des êtres en qui certaines facultés se sont atrophiées au point d'être complètement abolies. C'est d'ailleurs à cette condition seulement que le monde sensible peut leur apparaître comme un "système clos", à l'intérieur duquel ils se sentent en parfaite sécurité ; il nous reste à voir comment cette illusion peut, en un certain sens et dans une certaine mesure, être "réalisée" du fait du matérialisme lui-même ; mais nous verrons aussi plus loin comment, malgré cela, elle ne représente en quelque sorte qu'un état d'équilibre éminemment instable, et comment, au point même où les choses en sont actuellement, cette sécurité de la "vie ordinaire", sur laquelle a reposé jusqu'ici toute l'organisation extérieure du monde moderne, risque fort d'être troublée par des "interférences" inattendues."
René Guénon, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, 1945.
"Vos masses envieuses, muflisées, rationalistes, prosaïsées, enragées de matérialismes, exigeront toujours infiniment plus de matière que toutes vos mécaniques les plus productrices, les mieux tourbillonnantes, vous permettront jamais de leur distribuer, surtout égalitairement. Vous êtes frits. Rien ne vous sauvera. Vous n'arriverez jamais à joindre les deux bouts. Vous aurez beau promettre, surpromettre, et promettre encore, vous faire éclater de promesses, vous ne contenterez jamais personne. Vous serez toujours distancés par cent mille autres nouveaux bobards. La rage, le chantage, le délire matérialiste surpasseront toujours et comment ! de cent mille coudées vos pires mirages, vos pires engagements, les plus éhontés, les plus culottés, les plus faribolants. Même l’armature de votre boutique sera saccagée en fin de compte. Votre propre système à produire les richesses, l'usine, la mine, les coopératives s'écrouleront, comme tout le reste, sous les assauts du peuple, dans la boulimie délirante populaire. L'imagination matérialiste nous condamne à l'infini dans la destruction, la philosophie matérialiste, la poésie matérialiste nous mènent au suicide par la matière, dans la matière. Tous ces acharnements prosaïques ne sont qu'autant de trucs de la matière pour nous dissoudre, nous rattraper. Les hommes épris de matière sont maudits. Lorsque l'homme divinise la matière il se tue."
Louis-Ferdinand Céline, L’école des cadavres, 1938.
Petites boîtes, la dépendance à l’objet
Très chers lecteurs, je suis ravie de vous retrouver et suis impatiente de vous présenter le sujet du jour intitulé » petites boîtes « . Aujourd’hui, nous allons aborder les concepts du choix, de l’objet et de l’oubli.
Chers amis, vous avez très certainement une boîte dans laquelle vous préservez des effets personnels tels que des cadeaux, colifichets, porte-bonheur, photos, ou autres… N’est-ce pas ?
Une boîte peut être soit vide, soit pleine.
Je suis à peu près certaine que la votre renferme des trésors ; vestiges de la personne que vous avez été, que vous êtes et qui vous souhaiteriez être. Partant de ce principe, nous pouvons alors s’interroger sur la place que nous attribuons à l’objet et pourquoi est-il si difficile de s’en séparer? Mes amis, détendez-vous, aucun jugement ne sera porté mais soyons honnêtes… vous et moi sommes tous (un peu) matérialistes. La question que je vous pose est « on jette ou on garde » ce qu’il s’y trouve ? – Ça dépend ! me répondrez-vous ?
Alors, que gardez-vous et pourquoi ?
Au fils de nos expériences on accumule toutes sortes d’objets, mais au fond que représentent t’ils ? Est-ce à la hauteur de l’investissement d’une relation passée (filiale, amicale, sentimentale, professionnelle) ? Est-ce que je m’y rattache car il me rappelle inconsciemment la façon dont j’ai été aimé(e), écouté(e) et témoin de l’attention que l’on me portait jadis ?
Attendez-vous une réponse de ma part ? La seule que je puis vous donner est que vous avez déjà la réponse en vous.
Éléments déclencheurs & décisions …
Pour ma part, le premier déclencheur a été mon déménagement suite à une séparation. Cette dernière a été une vraie délivrance, je l’intitule « mon plan de sauvetage ». J’ai toute quitté pour m’installer à l’autre bout du territoire sans en connaître quoi que ce soit. J’y ai donc amené toutes les affaires d’une vie (y compris tout ce qui se trouve chez mes aïeux). Avant de sauter le pas, je bénéficiais d’un très bref délais pour répondre à ces 2 problématiques : les finances & la logistique (espace de stockage).
Je me suis résolue à mettre en vente une partie de mes affaires et contrainte de laisser l’autre partie à Chiabrena* (qui n’est autre que mon ex). Faire le tris dans l’urgence est un moment redouté et il n’est possible de garder uniquement ce dont nous avons besoin ET de ce que l’on aime réellement.
Etats des lieux méthodiques
Il est nécessaire de faire divers états des lieus. Le premier étant « physiques » : quels objets je possède et combien (quantité) ? Le second se veut « mental » : pourquoi j’ai ces objets (raison) ? et le dernier est « émotionnel » : quels sont les personnes et les souvenirs rattachés à ces objets (sentiment) ? De ça en découle une interrogation supplémentaire : Sur quels critères se base-t ‘on pour attribuer de la valeur ? Arbitraire, non ?
Durant cette période de tris pré-déménagement / post-emménagement, je sentais une incommensurable pression, comme si le « poids » de ma vie était là dans ces cartons. Je flirtais avec ambivalence entre la nostalgie d’un passé douloureux et le soulagement d’aller de l’avant. On accumule des objets au cours de son existence, les pièces rétrécissent, et on finit par se dire que c’est plus possible.
Pourquoi “trier” nous fait autant suer ? On repousse cette étape parce qu’au fond nous savons que ça va être une contrainte (temporelle, physique et même nettoyer les vitres devient une activité bien plus distrayante).
A-t ’on réellement le courage de se faire face ? Les objets sont notre reflet dans le miroir, ainsi que les stigmates de ce qui n’est plus. S’ils ne sont pas dans une boîte, ils sont exposés aux yeux de tous…
Prenez ce « truc », ça traine là. En vrai, on ne peut plus se le voir…
Reprenons, un objet est un symbole, souvent lié à une personne (ou un lieu) et nous ramène à elle. Il devient la preuve de ce qu’on a vécu, par conséquent détient une valeur sentimentale. Témoin d’une de nos histoires, de notre bonheur insouciant. Se séparer de l’un d’entre eux peut se révéler d’une violence inouïe. Cela conclu à une rupture avec son “ancien soi”, de son ancienne vie.
Analogie de la pierre
Au printemps dernier, Dame K. m’interrogeait sur le sens symbolique de se débarrasser de mes cailloux*. Elle fait référence plus précisément à « mon sac à dos remplis de cailloux », soit aux événements douloureux et autres traumatismes vécus que je porte sur les épaules. Faire un travail sur soi permet d’un un premier temps de retirer une pierre et de la garder dans la main, et dans un second temps de déposer cette pierre. L’analogie est intéressante, si je déplace la pierre, mon dos (ma conscience) est allégé(e) mais il m’empêche tant bien que mal à me servir de mes mains. On peut choisir de déposer ce poids pour se délester et lâcher prise, soit on peut faire le choix de bâtir.
Jeter c’est oublier ?
Je pense que tout objet n’est pas “bon” à garder, et ce peu importe la valeur financière ou sentimentale de ce dernier. Garder peut entretenir un chagrin latent, s’en séparer reviendrait à se délivrer, à reprendre le dessus et transformer les émotions négatives en joie. Êtes-vous tiraillé(e) entre : protéger les souvenirs qui font partie de vous et faire une croix sur votre passé ?
Que redoute-t-on ? Avons-nous peur que notre trace soit effacée ? Pourquoi être si triste d’oublier ou d’être oublié(e) ? (J’aborderai cette thématique dans une autre chronique). D’où vient ce besoin d’exister au travers de l’objet ? Secouez-vous ! Cessez d’accumuler, détachez-vous de l’emprise qu’a l’objet sur votre état, gardez l’utile et l’agréable.
Il n’y a pas de « oui mais… » qui tiennent
Mes chers lecteurs, n’y voyez aucune invective contre votre personne, comme je le rappelle, Mon existence relative est un lieu d’échanges bienveillants. Ici, il est question de vous interpeler, de vous questionner sur vos schémas, d’éveiller votre conscience.
Faire du tris engage de nombreux tumultes, des remises en questions, des déclics parfois douloureux mais ils sont tous passagers. La séparation d’un objet nécessite de faire un choix alors prenez le soin de ne pas vous y attarder, cela pourrait se révéler contre-productif. Le trouble doit être vif et temporaire, retirez le sparadrap d’un coup net et précis ! C’est déjà oublié.
Amicalement vôtre, Lady B. Van Der Fiak
“Vous n’aviez pas l’air de savoir que les temps modernes n’ont pas seulement résolu le problème de la désintégration de l’atome, mais qu’ils ont effectué la désintégration des esprits, libérant sans raison des forces spirituelles qui nous étaient nécessaires pour vivre une vie humaine. Les spéculations purement intellectuelles dépouillent l’univers de son manteau sacré.”
Jean Giono, Les Vraies Richesses, Paris, Grasset, 1937.
Salat Kita Untuk Apa
Salat disyariatkan salah satu tujuannya adalah agar hati manusia terpaut dengan akhirat. Lima kali sehari semalam mereka diingatkan bahwa mereka akan kembali kepada Tuhannya. Tujuan salat ini jelas sekali diisyaratkan ayat 45-46 surat Al-Baqarah:
وَٱسۡتَعِينُواْ بِٱلصَّبۡرِ وَٱلصَّلَوٰةِۚ وَإِنَّهَا لَكَبِيرَةٌ إِلَّا عَلَى ٱلۡخَٰشِعِينَ * ٱلَّذِينَ يَظُنُّونَ أَنَّهُم مُّلَٰقُواْ رَبِّهِمۡ وَأَنَّهُمۡ إِلَيۡهِ رَٰجِعُونَ
“Jadikanlah sabar dan salat sebagai penolongmu. Dan sesungguhnya yang demikian itu amat berat, kecuali bagi orang-orang yang khusyuk, (yaitu) orang-orang yang meyakini bahwa mereka akan menemui Tuhannya dan bahwa mereka akan kembali kepada-Nya.”
Ketika dalam hati seorang selalu hadir keyakinan bahwa suatu saat ia akan bertemu Rabbnya dan mempertanggungjawabkan segala amalannya dulu di dunia, maka ia akan selalu memperhatikan amal perbuatannya. Dengan keyakinan ini, seorang pekerja kantor tak mungkin melakukan korupsi. Seorang pemuda takut untuk melihat suatu yang haram untuk dilihat. Seorang pelajar tak mungkin culas ketika ujian. Allah berfirman dalam surat Al-Ankabut ayat 45:
ٱتۡلُ مَآ أُوحِيَ إِلَيۡكَ مِنَ ٱلۡكِتَٰبِ وَأَقِمِ ٱلصَّلَوٰةَۖ إِنَّ ٱلصَّلَوٰةَ تَنۡهَىٰ عَنِ ٱلۡفَحۡشَآءِ وَٱلۡمُنكَرِۗ وَلَذِكۡرُ ٱللَّهِ أَكۡبَرُۗ وَٱللَّهُ يَعۡلَمُ مَا تَصۡنَعُونَ
“Bacalah apa yang telah diwahyukan kepadamu, yaitu Al Kitab (Al Quran) dan dirikanlah shalat. Sesungguhnya shalat itu mencegah dari (perbuatan-perbuatan) keji dan mungkar. Dan sesungguhnya mengingat Allah (shalat) adalah lebih besar (keutamaannya dari ibadat-ibadat yang lain). Dan Allah mengetahui apa yang kamu kerjakan.”
Semua sifat terpuji Itu ada pada diri seorang karena hadirnya keyakinan bahwa ia akan bertemu Tuhannya. Dan keyakinan ini dimunculkan dengan salat wajib lima waktu.
Sebaliknya, orang yang meninggalkan salat dan lalai terhadapnya maka dia akan cenderung lupa bahwa ia akan bertemu dengan Tuhannya. Akibatnya, hatinya jauh dari akhiat. Hatinya tepaut dengan dunia. Ketika hati seorang sudah melupakan akhirat maka ia lebih suka mengikuti nafsunyanya dan melakukan perbuatan buruk. Oleh karena itu Allah berfirman dalam surat Maryam ayat 59:
فَخَلَفَ مِنۢ بَعۡدِهِمۡ خَلۡفٌ أَضَاعُواْ ٱلصَّلَوٰةَ وَٱتَّبَعُواْ ٱلشَّهَوَٰتِۖ فَسَوۡفَ يَلۡقَوۡنَ غَيًّا
“Maka datanglah sesudah mereka, pengganti (yang jelek) yang menyia-nyiakan shalat dan memperturutkan hawa nafsunya, maka mereka kelak akan menemui kesesatan.”
Begitulah urgensi salat bagi manusia. Yaitu agar hatinya selalu hadir keyakinan bahwa ia akan mati kemudian dibangkitkan untuk berdiri dihadapan Tuhannya. Dengan salat karat-karat hati yang disebabkan oleh kecintaan pada dunia bisa terkikis. Inilah tujuan utama dari syariat salat.
Oleh karena itu, kita harus melakukan sesuatu sesuai tujuannya. Tujuan salat bukan seperti yang orang umum sekarang kampanyekan. Salat bukan agar bisnis untung. Agar ujian berhasil. Salat bukan untuk hal-hal materi seperti itu.
Orang yang udah salat lima kali sehari semalam tapi dengan tujuan materi, maka ga heran salat yang ia kerjakan bukannya mendekatkannya pada akhirat tapi malah membuat kecintaannya pada dunia makin bertambah.
Makanya, ga kebayang betapa parah kanker materialisme seorang ketika salat yang tujuan disyariatkannya adalah mengikis karat-karat materialisme dalam diri manusia, malah menjadi sarana memupuk sifat-sifat materialisme baginya.
So, lakukanlah sesuatu sesuai tujuannya. Belajarlah dengan giat agar lulus ujian. Belajarlah teknik-teknik marketing agar bisnis lebih menghasilkan. Dan Salatlah agar selalu sadar bahwa suatu saat kita pasti akan kembali pada Sang Pencipta.
Kairo, 27 Desember 2021
" L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu'ils constituent eux-mêmes un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification. C'est la réalisation fantastique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine n'a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel."
Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel - Karl Marx 1844
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