On This Day: 15th May, 1836
Fashion plate from Le Charivari, signed Mondain.
Costume d'homme des magasins de Mr. Richard Laurent, Palais Royal Galerie d'Orleans, 1 & 3.
Robe de Memphis garnie de Rubans.
Bonnet et pelerine à la Charlotte Corday, des magasins de la Venitienne, Boulevard St. Denis, 15
~~~~~
Description from reverse page:
Dessin.
MODES DE FEMME.
Les robes et les redingotes de velours, les larges mantelets, les grands et chauds cachemires sont toujours bien portés pour la promenade; il en est de même des chapeaux d'étoffe. Les rubans de velours uni sont toujours admis sur certains chapeaux et même sur la paille d'Italie.
Les fichus garnis de dentelle ont pour caractère principal, ainsi que le représente notre gravure d'aujourd'hui, de ne plus faire la collerette, mais de descendre en biais jusqu'à la ceinture, un peu dans le genre des fichus menteurs que l'ou portait autrefois. Un rang de valenciennes ou de petites malines monté sur un ruban, un rang de point monté après un bonillon, sont du plus gracieux effet. Au lieu du nœud, on plare avec avantage, parmi ces dentelles, des flots de rubans et de dentelle étagés, au-dessus desquels se trouve une très large épingle: miniature sur émail entouree de brillans ou mosaïque bordee d'un filet d'or.
Les mantelets de cette année ne ressemblent point à ceux de l'année dernière; on ne les double pas; on les fait carres comme des écharpes, de manière qu'ils forment des plis irréguliers et se croisent en serrant les épaules; une nouvelle forme est arrondie dans le dos; une échancrure dans le cou la dégage et permet au mantelet de se rejeter en arrière.
On voit quelques robes à volans; mais cela convient principalement, si les volans sont en blonde, pour demi-toilette du soir.
Les manchettes n'ont plus qu'une petite ruche ronde.
Les robes noires sièient si bien que l'on en voit encore beaucoup en gros d'été; elles deviennent des robes de demi-parures pour le soir, lorsqu'elles ont un volant de blonde.
Les redingottes doublées ont maintenant le même succès que l'année dernière, mais il faut qu'elles soient bordées.
Les jupes de dessous, pour mettre avec les robes ouvertes, seront faites cet été avec beaucoup de coquetterie; elles auront de hautes broderies. Les jours sont ménagés de manière à produire une illusion complète.
Les pélerines vivent encore, plus grandes, plus amples que jamais et plus que jamais aussi bordées d'une immnense garniture... C'est au point qu'elles devenaient embarrassautes, surtout avec les manches plates. On vient d'obvier à cet inconvenient, en formant deux plis contrariés sur l'épaule, ce qui fait faire coquille à la pélerine, laquelle, de cette manière, emboîte l'épaule et forme ornement sur la manche.
On porte quelques ceintures faites d'un long ruban qui croise derrière et revient se nouer devant.
Depuis la saison du renouvellement des modes, les équipages des femmes élegantes font queue devant les magasins du séduisant Gagelin, la terreur des contribuables de ménage, c'est-à-dire des maris.
Les corsets les plus nouveaux et les plus variés dans la forme et dans les prix se trouvent chez Mme Clemencon, rue du Port-Mahon, n. 8.
MODES D'HOMMES.
Les redingotes et les habits se font plus ajustés que jamais. Il n'est plus permis de voir un pli dans un corsage bien fait, et cela s'obtient en donnant beaucoup de poitrine, des épaulettes longues, le dos large du haut, étroit du bas, la taille de moyenne longueur, les anglaises petites, et que depuis quelques jours seulement nos grands tailleurs, Humann, par exemple, ne marquent plus.
Les petites redingotes sont plus courtes que jamais, tout-à-fait à plat par devant, et n'ayant au bas de la taille que quelques plis très creux.
Les cannes sont plus que jamais de mode; elle varient depuis la plus mince badine jusqu'à la canne-moustre de M. de Balzac.














