My Wonder Women, par Angela Robinson
Titre
My Wonder Women (Titre original : professor Marston & The Wonder Women)
Réalisateur / Réalisatrice
Angela Robinson
Acteurs principaux
Luke Evans dans le rôle de William Moulton Marston
Rebecca Hall dans le rôle d’Elizabeth Marston
Bella Heathcote dans le rôle d’Olive Byrne
Date de sortie
2017
Information sur le réalisateur/la réalisatrice
Il y a peu d’information sur la réalisatrice. Ses œuvres principales sont My Wonder Women et D.E.B.
Genre
Drame, Romance
Mots-clés
Film, Angela Robinson, Luke Evans, Rebecca Hall, Bella Heathcote, Drame, Romance, Polyamour, Wonder Woman, Inspirée d’une histoire vraie
Résumé
Inspirée d’une histoire vraie, nous suivons les péripéties amoureuses et professionnelles de William, un psychologue et un scénariste.
Marié à une féministe, Elizabeth, et lui-même féministe, il insuffle ce mouvement au personnage de Wonder Woman, l’une des plus grandes super-héroïnes de temps.
Cependant, ce n’est pas ce personnage qui cause toutes les controverses autour de lui, mais sa relation polyamoureuse avec Elizabeth et une élève, Olive.
Mon avis
Le film m’a laissé un brin perplexe et mitigé. En lisant le résumé initialement, je devinais la thématique centrale – le polyamour – mais j’avais espéré davantage d’éléments ou de références à Wonder Woman – le processus créatif, l’accueil, les critiques etc – tout au long du film.
Si l’histoire amoureuse assez atypique est plutôt bien amenée, les scènes et tensions érotiques poussées jusqu’au bout et les conséquences plus ou moins énoncées, je n’en reste pas moins dubitative. Le film décrit la relation avec bien des poésies, le trouple est plutôt harmonieux. Si tumultes, ils ont une même origine : le regard d’une société très puritaine. Qu'en est-il des tensions internes ? Cependant, il est difficile de tout caler en 1h30 à peu près, donc considérons que le ménage à trois a su trouver une bonne entente !
Par contre, j’ai perçu une tout autre dimension au personnage de Wonder Woman et me rends compte qu’elle a été bien édulcorée, voire « lissée » au fil des ans – et même aujourd’hui. Le lasso de vérité est inspiré du travail sur le détecteur de mensonge du scénariste, et le film souffle à travers l’acteur de Luke Evans que Wonder Woman court après la vérité, avant tout, et la réforme des criminels. Quant à la sexualité de la super-héroïne, qu’elle soit bisexuelle fait actuellement bien du sens au vu de son passif – une Amazone ayant grandie dans une île entourée de femmes fortes – mais aussi au regard du scénariste et de sa vision de l’amour – polyamour, homosexualité etc.
Pour finir avec le scénario, j’ai eu une petite émotion lorsque le personnage de William clame que Wonder Woman est sa vie (Citation originale : « She is my life »). Il est vrai que lorsqu’on passe plusieurs années à écrire son personnage et ses aventures, il devient une partie de soi – sa vie, son bébé, son œuvre. C’est assez puissant, apportant une dimension encore plus importante et majeure à notre héroïne Wonder Woman.
Une petite mention spéciale à la belle alchimie entre les trois acteurs. Lorsque tout va bien, les regards pétillent entre les deux femmes et l’homme est ravi de cette harmonie. Lorsque tout va mal et la séparation s’impose, les souffrances et les peines peuvent se lire sur les visages et, surtout, l’absence d’un personnage se remarque vite. Les femmes jouent avec brio, Luke Evans semble éclipsé. Pourtant, son rôle discret est crucial, établissant un pont entre tous, apportant ce grain de folie ou de créativité, osant bousculer l'ordre établi. Il ne s'impose pas, mais il ne disparait pas.
La bande originale du film souligne toute la sensibilité de ce film.
En conclusion, c'est davantage un film sur la romance que sur la création de Wonder Woman en elle-même.
Note











