Bon Soir 🆕️🍦🎧 🌅
Bon Entendeur 🎶 Basta Cazzate
(Rivages)
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Bon Soir 🆕️🍦🎧 🌅
Bon Entendeur 🎶 Basta Cazzate
(Rivages)
Mais, par-dessus tout, ce qu’offre la lecture, c’est un soulagement de notre chaos mental. Parfois, j’ai l’impression que c’est la seule chose qui me donne du courage dans la vie, et ce depuis ma plus tendre enfance.
“Inépuisables”, Vivian Gornick, Rivages, 2020
Derrière les ganivelles, Concarneau se dessine dans un reflet
🎧 https://smartlink.ausha.co/rivages-sonores
Venice, Italy, 2018
Rebellion
Ils crient, ils piaillent, ils font un boucan d’enfer et ils ne sont que le début de la catastrophe.
Je déteste ces oiseaux.
À l’époque, ils vivaient sur le lac Stymphale, où ils dévoraient joyeusement les poissons, les autres oiseaux, les animaux au sol et les humains égarés. Leurs becs, leurs serres et leurs ailes sont en airain, ils étaient considérés comme impossibles à tuer et a proliféré comme la vermine qu’ils sont. Puis Hercule s’est pointé et a fait un tel massacre qu’on a considéré l’espèce comme éteinte.
Hélas, il n’a pas totalement fini le travail. Les piafs survivants se sont trouvé un nouvel endroit pour vivre. Un protecteur. Après tout, c’étaient les descendants d’Arès – même si personne ne veut savoir ce qui s’est passé exactement pour qu’il ait des enfants à plume. Les dieux ont gardé une certaine considération.
Aujourd’hui, ils sont les serviteurs des trois Anémoi Thyellai, les terribles dieux-vents des orages, tempêtes et ouragans. Lorsque Zeus accepte qu’on relâche ces enfants terribles, les oiseaux d’airain volent en tête, hurlent et tuent ceux qui ne vont pas se cacher immédiatement. Pourquoi le dieu du ciel a-t-il accepté ? Les éléments sont cruels, et plus cruels encore sont les dieux.
Mais de nos jours, les humains ont appris à se passer des héros, et si ça continue comme ça, on va aussi apprendre à se passer de dieux.
J’arme la machine. Non, elle n’a pas été bénie par Héphaïstos, ce n’est que le talent et l’ingénierie humaine qui l’ont mise au point et perfectionnée. Ce genre de choses est censé nous servir à nous entretuer, pour la plus grande gloire d’Arès, tout ça tout ça. Comme si nous allions accepter de vivre avec les monstres toute notre vie.
Les éclats brillants du soleil sur les ailes d’airain se rapprochent. Les piaillements sont plus insupportables que jamais. Mon arme est chargée et prête à tirer. Je vise.
Aujourd’hui, je vais briser le pacte entre les humains et les dieux, mais la ville est fichue de toute façon, les Anémoi Thyellai vont la réduire en pièce, et tous ses habitants avec. Et puis je ne me rappelle pas avoir signé ce pacte. Personne ne m’a demandé mon avis. Mon avis, le voilà.
Je tire.
L’arc électrique saute sur le premier oiseau et bondit de l’un à l’autre jusqu’à tous les toucher.
Pendant quelques secondes, rien de bouge.
Puis ils se mettent à tomber, les uns après les autres, écrasant leur énorme masse au sol, enfin silencieux.
Derrière eux, la tempête gronde.
Bien.
Je recharge mon arme.
Voyons ce que les dieux des tempêtes valent face à la foudre.
© Harry Gruyaert
“Rivages” de Harry Gruyaert
Lorsque l’on découvre l’œuvre de Gruyaert, la première réaction est bien souvent un choc, visuel, graphique et esthétique. Dans ses images, tout explose comme une révélation, les couleurs, les ombres, les illuminations, les contrastes et les silhouettes dans un maelstrom que le cadrage contingente quand même. Là est la force de Gruyaert, cette concentration d’émotion, cette vibration colorée et cette esthétique de l’instant. Et pourtant, il arrive que le photographe modère ses ardeurs coloristes pour saisir ces paysages où le soleil, ce projecteur parfait, ne fait qu’une timide apparition, des paysages où gronde la tempête à venir, des lieux où le jeu des nuages gris annonce la pluie, là où la frontière de l’eau se brouille avec le ciel, ces bords de mer où le climat océanique se veut changeant, trouble et vaporeux.
C’est cette atmosphère qui nimbe le superbe livre « Rivages » sorti en 2003 et réédité l’année dernière par la maison d’édition Textuel. Ici il est question d’un carnet maritime qui vagabonde le long des plages, des rivages et des côtes, de la Baie de Somme au Mont Saint Michel en passant par Nice, l’Île de Ré, le Nord pas de Calais, Biarritz, Ostende, les côtes irlandaises, égyptiennes ou la Sardaigne, partout où l’océan donne vaguement rendez-vous à la terre.
Dans un format large et confortable, les grandes photos de Gruyaert semblent une véritable invitation à la promenade balnéaire dans ces lieux un peu étranges où l’architecture du ciel et de la mer compose un panorama onirique et poétique. Pour ce photographe belge reconnu comme un des maîtres de la couleur, tout l’intérêt des plages et des rivages réside justement dans cette combinaison : « Ce que j’aime, c’est ce ciel qui touche l’eau, cet infini. C’est graphique et sensuel, ce sont des paysages qui changent tout le temps ». (…) Pour moi, la lumière, les gens, les couleurs, l’architecture ont tous la même valeur » (interview donnée à l’Express lors de la parution du livre en 2003).
Né à Anvers en 1941, Harry Gruyaert a suivi une école de cinéma avant de se lancer dans la photographie de mode et d’évènements sportifs à Bruxelles et à Paris puis d’évoluer vers la réalisation de documentaires pour la télévision. Inspiré par la peinture hollandaise, par Richard Avedon, Irving Penn, William Eggleston, Joel Meyerowitz et Saul Leiter, le maître flamand de la chromie fait partie de la prestigieuse agence Magnum depuis 1981. Depuis plus de quarante ans, le photographe publie régulièrement des ouvrages qui sont autant de solides références en matière de virtuosité photographique. « Rivages » s’inscrit dans cette lignée d’ouvrages majeurs avec une petite nuance dans le traitement de la couleur, une couleur moins contrastée qu’à l’accoutumée, une gamme chromatique, vu le sujet balnéaire, forcément tempérée.
K
« Rivages » de Harry Gruyaert (1941-....), édité par Textuel – paru en 2003, Cote : PHOTO 2 GRUY
« Rivages » de Harry Gruyaert (1941-....), Edité par Textuel - paru en 2018, Cote : PHOTO 2 GRUY
Gruyaert dans le Fonds photo de la Médiathèque Rostand :
· « Morroco » de Harry Gruyaert, édité par Schirmer-Mosel - paru en 1990, PHOTO 2 GRUY
· « Maroc » de Harry Gruyaert, édité par Textuel - paru en 2013, Cote : PHOTO 2 GRUY
· Harry Gruyaert, édité par Actes Sud - paru en 2006, Photo poche, Cote : PHOTO 2 GRUY
· Harry Gruyaert, édité par Textuel - paru en 2015, 80 photographies, Cote : PHOTO 2 GRUY
· «West, East : 1981 Los Angeles, La Vegas. 1989 Moscou » de Harry Gruyaert, édité par Textuel – paru en 2017, Cote : PHOTO 2 GRUY
· « Lumières blanches » de Harry Gruyaert, édité par le Centre national de la photographie – paru en 1986, Cote : PHOTO 2 GRUY
· « Roots : Belgique 1970-1980 » de Harry Gruyaert, édité par les éditions Xavier Barral – paru en 2012, PHOTO 2 GRUY
LA Confidential - 1997 - Curtis Hanson A stylish classic noir movie, based on one of the best crime novels writer, James Ellroy. For those who love gloomy and vintage atmosphere, policeman and especially ambitious men stories, a movie to discover the dark paths to celebrity, dark side of the city of angels, dark side of all of us. The main characters are all in their way very ambiguous and more complex they seem to be at the beginning. Venenous Kim Basinger, brutal and sweet Russel Crowe, tenacious Guy Pearce, colorful Danny de Vitto, and… charming, stylish and at the end very invested and unmissable Kevin Spacey. Jack Vincennes is not the leading character of the movie, and dies too early according to me, but he makes the counterpoint, the balance between a violent Bud White and a too cerebral Exley. A classic Noir movie, that you should watch and rewatch.