La vague, elle a beau être cassée, elle revient, la même, encore et encore !
«Quant à» l’éternel retour du même, concept boomerang en forme de moustache de phoque, d’un philosophe humain trop humain, pense, que pour tous les cerveaux complexés par leur philo d’jeunesse (pour classes en phase terminale - le diagnostic étant posé depuis longtemps, on était donc prévenu), il te faut démêler l’écheveau complexe de cette idée par phylogénèse, c’est-à-dire en posant la question : «qui est l’ancêtre de qui »?
Première proposition – l’évidence :
La mère de Nietzsche “ça c'est ben vrai ça !! !”
Une sacrée vedette qui ne mérite pas vraiment notre confiance pour autant – les dernières «Volontés… de Puissance» de son fils, ne les a-t-elle pas détournées (en fait sa sœur) avec fureur au profit d’un dangereux Mr Propre-maniaque pour bons à rien ?- c’est le cadeau Malux comme conséquence en solution finale. A laver son linge sale en famille avec les cendres de son fils, la « mutter » atterre. Alors que l’Ecce Homo à la pierre Ponce du fils du surhomme nettoie le corps et l’âme - Méthode Pilate - pour la grande santé -qui s’en lave pour le coup les mains en dansant. A l’évidence, les vies dansent et reviennent.
Nietzsche a fait une confidence : «J'avoue que mon objection la plus profonde à l'éternel retour, c'est toujours ma mère et ma sœur».
Deuxième proposition – à oser :
Le maire de Nice - est-ce trop ? Si ?
Vous m’en voyez fort aise… car dominant tout niçois qui manigance, se trouve le chemin de Nietzsche, qui conduisit, jadis, le fort en thèse philosophe taiseux - jusqu’à EZE sur mer.
Conduite de luxe car la mer c’est d’EZE qu’il la contemple. La partie 3 du Zarathoustra : «des vielles et des nouvelles tables» y fut médité.
«C’est là aussi que j’ai ramassé sur ma route le mot de «Surhumain» et cette doctrine : l’homme est quelque chose qui doit être surmonté»…
«Pour les purs, tout est pur» — ainsi parle le peuple. Mais moi je vous dis : pour les porcs, tout est porc !
Fils de Nice mais pas fils de Nietzsche, Christian (étymologiquement «disciple du sacré » voire un sacré disciple ) est un ex «motorcycle boy» mâtiné d’un bol d’or (façon Brice assurément) qui conçoit le «retour du même» d’une curieuse manière : «il faut tout changer» s’écrie-t-il (s’écrit-il?) – voyons cela:
Nouveau départ-le casse de Naïce - c’est le casse case neuve –
Amour de philosophe (Schopenhauer et le caniche – Lou et le cas Nietzsche) : Nouveau mariage (avec l’égérie Leymergienne télématinale) célébré par la téléretraitée - là ! J’ai ri - Denise Fabre -toute «décontrastée».
Mort au loup – un bon loup est un loup mort dans le Mercantour .
La mort : l’éternel retour
Le retour de la peine de mort
La vitesse : éloge de la lenteur pour être plus fort (voir billet : Le lièvre et la tortue. Mais au fait, quel animal “danse dans ses chaines”).
Permis de tuer à point : 150km/h sur autoroute dans ma Benz Benz Benz…
«Comment devenir plus fort : se décider lentement, et se tenir obstinément à ce qu’on a décidé. Tout le reste s’ensuit. Les soudains et les changeants : les deux espèces de faibles. Ne pas se confondre avec eux – sentir la distance - à temps ! » Fragments posthumes de 1888.
Troisième proposition – et pourquoi pas, plus de Nietzsche :
Mehr Nietzsche ? Warum nicht !
« Cette vie, telle que tu la vis et l'a vécu, il te faudra la vivre encore une fois et encore d'innombrables fois ; et elle ne comportera rien de nouveau », Le Gai Savoir
Toute la pensée de Nietzsche repose sur un présupposé : le constat pessimiste de Schopenhauer. En effet bien que construit comme une réfutation de ce pessimisme – tout du moins de son aspect pratique – la philosophie de Nietzsche en garde pourtant son côté théorique. C’est à partir de lui qu’il va construire sa pensée d’une affirmation joyeuse du tragique de l’existence.
Le constat pessimiste pratique du monde, les religions – chrétiens – musulmans –bouddhistes en tête, en font même le fondement de leurs conceptions. Pour elles, la vraie vie se situe ailleurs – le monde n’est qu’apparence passagère – c’est parce que le croyant souffre de la vie qu’il en espère une meilleure après la mort – Face à l’éternité de l’au-delà, la vie de l’ici-bas ne vaut plus rien.
Nietzsche reconnait aux religions leur pouvoir mobilisateur autour de la création de nouvelles valeurs fédératrices (voir billet : sens dessus dessous) Pour lui ces valeurs –judéo-chrétiennes sont en train d’expirées et il faut les réinventer en prenant pour base l’amour de la vie – C’est à quoi sa philosophie nous conduit en cherchant une nouvelle mobilisation autour d’une idée forte : l’éternel retour du même.
Pour Nietzsche seule la vie – la réalité et non l’idéal – a une valeur et c’est pour cela qu’il va inventer une doctrine (c’est ainsi qu’il l’appelle) qui elle aussi postule l’éternité mais une éternité qu’il faut chercher, non pas dans la mort mais dans la vie.
« Si cette pensée prenait corps en toi, elle te transformerait peut-être, mais peut-être aussi t'anéantirait-elle ; la question “ veux-tu cela encore une fois et une quantité innombrable de fois ”, cette question, en tout et pour tout, pèserait sur toutes tes actions d'un poids formidable. Comme il te faudrait alors aimer la vie, comme il faudrait que tu t'aimes toi-même, pour ne plus désirer autre chose que cette suprême et éternelle confirmation ! », Ainsi parlait Zarathoustra.
Il s’agit de réarticuler les trois ordres que les stoïciens avaient distingués : cosmologique, ontologique et éthique, à partir de la volonté de puissance, c’est-à-dire d’une volonté qui veut puissamment ce qui arrive au lieu de le craindre et de le fuir ou d’y souscrire par résignation.
Cosmologique : A la ligne (conception linéaire du temps occidentale), il n’oppose pas le cercle (conception orientale), mais la sphère. Il applique au temps ce que nous pouvons, pour mieux comprendre l’idée de Nietzsche et par analogie, appliquer à l’espace. Un homme en parcourant inlassablement la Terre en ligne droite reviendrait immanquablement sur des chemins qu’il a déjà fréquentés et cela infiniment. A noter que notre cosmologie scientifique actuelle parle d’un univers fini mais sans bord sphérique ou en forme de donut ou en double vortex en forme de tore (cette dernière proposition ayant ma faveur - voir billets Vortex – Troublant trou noir).
Nietzsche postule pour un temps de vie fini sans bord donc éternel et donc répétable.
L'éternel retour peut se comparer au flux héraclitéen, le monde et le temps sont comme une gigantesque vague qui vient et revient (Nietzsche de Nice - ça farte ?). Tout cycle tourne et s'enroule sur soi pour revenir finalement à soi.
Nietzsche s’efforce de justifier physiquement le sens de l’éternel retour : une force universelle finie se déployant dans une durée infinie implique que « toutes les évolutions possibles doivent déjà s’être produites. En conséquence de quoi le développement présent doit être une répétition de ce qui a déjà eu lieu un nombre incalculable de fois » (Fragments posthumes, 1881).
Cette synthèse du passé et du futur, du singulier et de la répétition trouve alors sa formulation éthique la plus décisive dans la volonté de puissance et sa formulation anthropologique la plus radicale dans la figure du surhomme. Sous cet angle, c’est la réponse au problème du nihilisme. L’éternel retour est une question de volonté qui renverse le nihilisme en amour de ce qui advient de toute éternité. Tel est le programme d’une philosophie expérimentale qui procède de l’acquiescement au monde tel qu’il est. Non pas le Vouloir résigné de ce qui est selon la nécessité, opposé au vouloir illusoire d’un libre arbitre indéterminé; mais le Vouloir d’une volonté créatrice, qui retourne le destin contre la nécessité, et que Nietzsche appelle amor fati. Le surhumain étant l’homme qui, seul est capable de supporter la réalité de supporter l’idée de l’éternel retour du même.
Pour ce faire Nietzsche invente une religion de l’immanence dont il écrira l’évangile (Ainsi parlait Zarathoustra). La doctrine de l’éternel retour du même y est pourtant présenté très brièvement (comme si le philosophe avait craint de l’exposer haut et fort). Nietzsche sait que sa cosmologie est probablement erronée, cela ne va pas en contradiction avec sa pensée vantant les mérites de «l'erreur» (A l’instar des religions qui se sont basées sur des cosmologies fausses mais qui à partir d’elles ont produit les valeurs qui sont les nôtres). Bien qu’à peine esquissés, la doctrine et son dogme sont bien là pour procéder au changement de valeur.
Chez Nietzsche le désir - autrement dit la Volonté vers - et non de - la puissance est inconscient- c’est une des différences avec Spinoza qui lui considère le désir comme conscient de lui-même.
Les désirs infra personnel et supra-personnel c’est-à-dire hors champs de notre conscience, nous déterminent. Le désir se manifeste par une polarisation. Le désir recherche un monde qui se dérobe sans cesse à lui –il ne peut donc jamais être complétement satisfait – à l’inverse d’un besoin qui lui se satisfait d’un manque comblé. Le besoin procède au principe de causalité qui nous pousse à agir - tandis que le désir nous tire – nous aspire (voir billet « fais de l’intention ton attention) nous forçant à nous émouvoir – à nous mouvoir par la grâce de l’élan vital, cette puissance qui se veut elle-même.
L’être aimé est aimé car il nous ouvre un accès vers ce monde. Le désir s’accomplit et se régénère sans cesse en reproduisant sur l’objet ses hallucinations. C’est cette force créatrice qui parcourt l’être du surhumain. La création artistique est son activité essentielle car c’est celle de la nature même. Le désir ne cesse de se surpasser (de se surmonter dit Nietzsche). C’est une caractéristique fondamentale du vivant et donc de l’homme. Toute puissance vise à aller au-delà de sa puissance.
«Et la vie elle-même m’a dit ce secret : Vois, dit-elle, je suis ce qui doit toujours se surmonter soit même» Ainsi parlait Zarathoustra : du surpassement de soi.
Il faut considérer que le but proposé du philosophe n’est pas la recherche de la connaissance (comme pour Spinoza) ni par conséquence de la vérité car cette dernière est trouble et insaisissable et parfois si cruelle que l’homme n’a pas d’autre choix que de l’embellir et de la simplifier par des mensonges plus ou moins conscient, plus ou moins consolateurs, plus ou moins roboratifs – L’art qui n’est pas vérité vaut plus qu’elle pour aimer la vie et pour la souhaiter se répéter indéfiniment à l’identique.
« Nous avons besoin du mensonge pour vaincre cette réalité, cette –vérité- c’est-à-dire, pour vivre…Que le mensonge soit nécessaire pour vivre appartient en lui-même à ce caractère terrifiant et problématique de l’existence … » Fragment posthume.
Voilà donc en quelques lignes le résumé de ce que j’ai pu comprendre après moult lectures de ce satané philosophe à la moustache de «fuck» mais qui m’a permis de m’approcher davantage du joyeux Baruck.
Sur mon épaule gauche, le Dionysiaque Nietzsche - sur mon épaule droite le rationaliste radical Spinoza
Et moi - entre les deux- seul dans mon slip…
Et si on revivait la même vie comme Bill Murray revit la même journée dans “un jour sans fin” en ayant appris des vies précédentes et en vivant en surhumain - le pont de l’homme étant franchi…
« Faire un pont pour de bon, lui donner ton prénom (désir - un pont, un tramway même combat), le traverser pour t’embrasser (destin) - faire un pont pour de bon » l’Eternal Reverse - l’Authendick de Nice qui, par une balade (sur la promenade des franglais), illustre la doctrine de la nouvelle religion aussi bien qu’a pu le faire en son temps le très nihiliste «plus près de toi seigneur, plus près de toi… »