Nouveau sujet... Bon courage !
Si la politique de l'espace est possible, est ce parce que l'espace est politique ? Vous avez 4h. #VDP #philo
— Marion (@Mamiiion) 7 Février 2014

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Nouveau sujet... Bon courage !
Si la politique de l'espace est possible, est ce parce que l'espace est politique ? Vous avez 4h. #VDP #philo
— Marion (@Mamiiion) 7 Février 2014
La Magie du Cosmos : "Qu'est-ce que l'Espace ?"
L'espace sépare aussi bien deux galaxies que deux atomes.
Auteur du livre «La Magie du cosmos», sorti en 2004, le physicien Brian Greene révèle qu'il s'agit d'un tissu dynamique qui peut s'étirer, se tordre, se déformer, onduler sous les effets de la pesanteur.
Plus étrange encore : la découverte récente d'un mystérieux ingrédient qui constituerait 70% de l'univers et que les physiciens appellent «énergie sombre». Même s'ils admettent son existence, ils ignorent encore ce que c'est.
L'examen de l'espace à des échelles infiniment petites ne fait que rendre le mystère encore plus profond.
L'Espace Galiléen
Voici un cours trouvé sur Philocours concernant une notion que vous allez devoir bien travailler : l'espace galiléen, issue de la révolution scientifique du XVIIème siècle, lancée par Galilée lui-même.
Je vous ai sélectionné les éléments les plus importants et ai volontairement évincé les questions des géométries.
" L’ESPACE GALILÉEN
1) La révolution galiléenne
Lors de la révolution scientifique du XVIIe siècle, Galilée invente une nouvelle manière de décrire les phénomènes naturels : c’est ce qu’on a appelé la physique mathématique. [...]
Avant lui, il n’y avait pas vraiment de distinction entre la description des phénomènes naturels tels qu’ils se passent réellement, et la façon dont ils sont vécus dans la vie quotidienne. La physique n’était rien d’autre que la systématisation des données du sens commun. Ainsi ne pouvait-on penser ni même croire que la terre tournait, étant donné que si elle tournait, on devrait nécessairement en ressentir les effets .
La science ne recourrait pas aux mathématiques, parce qu’elles étaient rigoureusement inaptes à comprendre la réalité, qui est essentiellement qualitative.
Je voudrais montrer brièvement comment, depuis Galilée, nous avons pensé l’espace, en totale opposition avec la conception de l’espace que l’on trouvait chez Aristote.
2) L’espace aristotélicien
L’espace aristotélicien est essentiellement qualitatif et concret.
Il est en effet associé au cosmos fini et parfait, en conséquence de quoi il est un espace hiérarchisé, qui comporte des directions a priori (droite, gauche, bas, haut), ainsi que deux grands domaines de l’être ayant une valeur différente.
Quand on traite un problème particulier de physique, il est toujours nécessaire de tenir compte de l’ordre du monde, de considérer la région de l’être (la place "naturelle ") à laquelle un corps donné appartient par sa nature même ;
d’autre part, il est impossible d’essayer de soumettre ces différents domaines aux mêmes lois (notamment aux mêmes lois du mouvement).
Ainsi Aristote soutient-il, dans son Traité Du ciel, que les corps terrestres se meuvent en ligne droite, les corps célestes en cercles ; et que les corps lourds descendent tandis que les corps légers montent. Ces mouvements sont pour eux naturels.
En revanche, il n’est pas "naturel " pour un corps lourd de monter, pour un corps léger, de descendre : ce n’est que par "violence " que nous pouvons leur faire effectuer ces mouvements.
3) L’espace galiléo-newtonien
Galilée, qui abandonne la connaissance du monde fondée sur l’expérience, la perception des sens, et l’imagination, pour la remplacer par la pensée pure, abandonne la conception d’un monde fini et fermé pour le remplacer par celle d’un univers infini et ouvert ; ceci implique l’abandon de la notion de lieux naturels et de celle de mouvements naturels opposés aux mouvements violents.
L’espace n’est plus qualitatif. L’espace réel est, dans la physique moderne, mathématique, c’est-à-dire qu’il n’est pas immédiatement perceptible, il se cache au-delà des apparences .
Il est identifié à celui de la géométrie (euclidienne) dont il emprunte toutes les propriétés .
Ces propriétés de l’espace géométrique sont les suivantes : il est continu, infini, tridimensionnel, homogène (c’est-à-dire que tous ses points sont identiques entre eux), isotrope (c’est-à-dire que toutes les droites qui passent par un même point sont identiques entre elles).
C’est donc un espace "neutre ", un cadre réel, absolu, qui existe indépendamment des objets qui s’y trouvent ou des événements qui s’y passent ; on aura reconnu l’espace absolu de Newton, qui nous dit, dans Les principes mathématiques de la philosophie naturelle, que "l'espace absolu par nature sans relation à rien d’extérieur demeure toujours le même ".
Il n’est nullement lié aux propriétés des corps, etc.
La question que je me poserai ensuite sera celle de savoir si l’espace est réellement géométrique, est réellement ce cadre neutre et absolu auquel nous ne pouvons avoir accès que par l’intellect."
Retrouvez le cours intégral
Les Twittos s'y mettent ! Et vous ?
"Du monde clos à l'univers infini", Alexandre KOYRE.
" Cet ouvrage d'histoire des idées et de philosophie des sciences rassemble plusieurs études dont le point commun est d'analyser les conséquences majeures de la découverte scientifique de l'infini.
Ainsi, Alexandre Koyré montre comment la révolution galiléenne ou la découverte du calcul infinitésimal par Leibniz et Newton ont profondément modifié la conscience qu'a l'homme de lui-même et de sa place dans l'univers. La représentation d'un cosmos dépourvu d'un centre à partir duquel tout s'organise constitue ainsi une révolution spirituelle autant que scientifique. Dès lors que les astres ne naviguent plus splendidement au-dessus de nos têtes, mais qu'au mouvement général de l'univers nous avons conscience de participer, portés par une planète parmi d'autres, nous semblons désormais contraints à une forme de relativisme imprégnée d'angoisse.
Biographie de l'auteur
Né à Taganrog (Russie) le 28 août 1882, Alexandre Koyré réside de 1908 à 1911 à Göttingen, où il suit les cours de Husserl et de Hilbert, puis à Paris, où il s'attache aux enseignements de Bergson, Picavet, Brunschvicg. Après la guerre de 1914,il est diplômé de l'École des hautes études, puis, en 1929, il soutient sa thèse d'État sur la philosophie de Jacob Böhme. Sa carrière, ponctuée de nombreuses missions à l'étranger, se poursuivra aux Hautes Études. Il s'oriente vers la philosophie des sciences. En 1956, il est nommé membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton. Il meurt le 28 avril 1964."
2ème partie de la dernière conférence de l'ISC Paris sur le thème de l'Espace :
2. L’unification politique de l’espace : enjeux et problèmes Par André LANG, agrégé de philosophie, professeur en classes préparatoires économiques et commerciales.
Suite et fin de la série de conférences à l'ISC Paris, sur le thème de l'Espace.
Au programme de cette demi-journée du 12 octobre, visualisez la première intervention :
"Il y a les vivants, il y a les morts, et il y a ceux qui vont sur les mers…
Par Claude OBADIA, agrégé de philosophie, professeur en classes préparatoires économiques et commerciales. Dernier ouvrage paru : Les lumières en berne ? , éditions L’Harmattan."
Bonjour à tous, chers prépas !
Le Magazine "Espace Prépas" et Audencia Nantes se sont associés pour éditer un recueil de textes sur le thème de l'Espace ! (Vous savez, LE thème de l'année !)
Je vous conseille vivement d'aller découvrir "A la conquête de l'Espace" qui propose une approche originale du thème !
Bon courage et à bientôt !!
Dernière partie de la 2nde conférence de l'ISC Paris sur le thème de l'Espace !
L’espace : un rien par quoi tout a lieu Par Frédéric LAUPIES, agrégé de philosophie, professeur en classes préparatoires économiques et commerciales.