Miku khâgneuse (she will end up in khûbe)

seen from Italy

seen from Italy
seen from China
seen from Australia
seen from Russia
seen from United States

seen from India
seen from United States
seen from China
seen from China

seen from United States
seen from Türkiye
seen from United States

seen from Egypt

seen from Australia

seen from Russia
seen from Taiwan
seen from China
seen from United Kingdom
seen from United Kingdom
Miku khâgneuse (she will end up in khûbe)
''philosophers are the main cause of summer depression among young adult'' factoid is actually just statistical error. Canguilhem Georg, who was a certified genius and certainly a fairly great guy no offense to him, is an outlier adn should not have been counted
Voyage au bout de la khagne
J'ai passé mes concours en 2014. Deux ans de travail et de larmes pour avoir 6 en latin et me planter dans la seule matière où j'espérais avoir la moyenne (même avec de très beaux schémas sur les mondes du froid). J'ai intégré une "grande" école de commerce (dernière dans les classements, ma place de prédilection !). Un grand saut dans l'inconnu : déménagement à Paris seule, loin de ma routine studieuse de khâgneuse, fini les journées à potasser !
Trois années à faire tout sauf du commerce et du management. J'ai rattrapé les soirées manquées mais les cours étaient décevants. La mordue de travail et d'études qui sommeille en moi n'était pas rassasiée. J'ai réussi à renouer avec les sujets qui me tiennent à cœur en intégrant en parallèle une fac pour étudier l'histoire contemporaine et enfin me rendre compte de ce que ces années m'ont apporté. Là où mes camarades peinaient à retenir nos listes de dates je mémorisais sans problème le jour de promulgation des lois et l'expansion des égout à Paris en 1832, en quelques minutes mes plans de dissertation étaient établis et mes introductions rédigées. J'étais dans ma zone de confort.
Tout ça pour ça ?
La prépa a été très difficile pour moi, ce tumblr ne reflète pas ma détresse psychologique, mes kilos en moins et les remarques pernicieuse des profs.
Après la fac, un Erasmus au Danemark, un master spécialisé dans la gestion de projet culturel, un stage avec des archéologues à parler de cailloux et de morceau d'os, un autre pour coordonner un événement culturel européen à relire des dossiers de presse et des programmes. J'ai construit petit à petit mon projet professionnel en retrouvant ce qui me passionne, j'ai même doucement recommencé à lire par plaisir.
J'ai terminé mes études en 2017 pour finalement ne jamais faire Science Po, ne jamais parler au gars de la prépa éco, ni maîtriser le latin et la compta. Mais quelle aventure ! L'entrée dans le monde du travail n'a pas été facile non plus, travailler en start-up, dans des institutions, du harcèlement parfois, des centaines de candidatures envoyées.
"Vous êtes bonnes à finir potiche", ma prof de philo spécialiste d'Hannah Arendt en première année.
Il y a quelque mois j'étais de retour dans ma ville de prépa, à quelques mètres du lycée pour coordonner un événement dédié à valoriser la création contemporaine émergente et les nouvelles écritures. Quel fantastique pied de nez !
Bon courage à vous les khâgneux·euses, vous êtes brillant·es et passionné·es.
bon le confinement c'est bien beau manu mais tu te souviens que dans ton pays y'a des classes prépas? est-ce que c'est trop demander de savoir si on continue en présentiel ou si on fait cours à distance
holà je profite de ton retour pour poser quelques questions sur la préparation en histoire... je suis en khâgne, on est début novembre et je me sens déjà larguée...ya tellement d'info qui fusent d'un cours à l'autre, j'arrive pas du tout à tout intégrer + les info qu'il faut chercher à côté...C'est une matière hyper pénible à travailler pour moi de base (les grands paragraphes plein de dates ça n'a jamais été mon truc) mais là ça s'annonce catastrophique !! des conseils ?
Salut ! C’est vrai que l’histoire en prépa c’est une des matières les plus lourdes, surtout si c’est pas ton délire au départ, et je crois qu’il faut juste se résigner au fait que cette seule matière va te prendre une énorme partie de ton temps de travail.
Sinon, pour être le plus efficace possible, je crois que ce qui a le mieux marché pour moi c’est la méthode de la ‘grosse fiche’, c’est-à-dire que j’avais une fiche centralisée dans laquelle je commençais par ficher mon cours, puis où je rajoutais toutes les nouvelles informations que je trouvais dans des bouquins ou des articles en dehors du cours, comme ça quand je révisais avant le concours blanc ou avant le concours, je révisais dans cette fiche là et j’étais sûre de pas relire quinze fois les mêmes choses.
Pour t’aider, un post sur les fiches d’histoire en général (ce qu’il est possible de faire, comment répartir, etc), un post sur cette idée de la ‘grosse fiche’ dont je te parlais, et un post sur le problème de la lenteur quand on fiche des trucs, en particulier en histoire.
D’après ton message, je suis pas sûre mais j’ai l’impression qu’une partie de ton problème c’est que tu n’arrives pas à tirer du cours les infos nécessaires / intéressantes parce qu’il y en a trop ? Est-ce que ça veut dire que ton prof fait des cours trop denses en information brute et pas assez explicatifs sur les notions centrales et les relations qu’elles entretiennent ? Est-ce que tu n’arrives pas à comprendre la structure du cours à l’échelle de l’année ? Je crois qu’il faut en priorité régler ces questions là pour savoir dans quelle mesure tu peux compter sur le cours du prof, parce que normalement son job c’est de diviser et de hiérarchiser les éléments du programme, et donc les chapitres du cours du prof te donnent des indications sur ce qui est important dans les grandes lignes vs ce qui tient du détail.
Par exemple, si j’ai bien compris cette année vous avez au programme ‘L’Afrique et la France 1830-1962’ ce qui est à peu près ce qu’on avait l’année où j’ai intégré, et on peut voir que déjà les deux guerres mondiales sont des gros morceaux dans la relation coloniale, que la guerre d’Algérie est un gros morceaux puisque sa fin clôt le programme, qu’il va falloir connaître la chronologie de la conquête de l’Algérie, puis la chronologie des prises d’indépendances au 20e siècle, enfin tu vois c’est grâce à l’organisation du cours que tu vois ce que sont les choses principales du programme, et c’est à partir de là que tu vas pouvoir rentrer dans le détail plus tard. Si t’as l’impression que le cours est pas assez bien structuré pour que tu puisses compter dessus à ce niveau là, peut-être commence par bien lire et bien ficher un manuel général sur le thème du programme ?
J’espère que ça t’aide, hésite pas !
Ton tag "#I never thought I would ever say this but... I totally miss my cpge times" m'a fait rire parce que je l'ai lu à peine 10mn après m'être fait la réflexion que parfois quand le monde part en cacahuète j'en éprouve de la nostalgie pour mes années de prépa, un temps plus simple et harmonieux où rien ne comptait à part tenter d'avoir un classement pas trop avilissant au prochain DS et où je ne lisals les actus que pour avoir quelque chose à raconter en khôlle d'anglais.
mais… c’est fou le nombre d’anciens préparationnaires sur tumblr ! y a une étude sociologique à faire là dessus, pas de doute. on devrait créer un groupe des khâgneux anonymes
et oui, bien sûr, je te rejoins. grosse nostalgie pour ces années d’insouciance où je réfléchissais longuement sur rousseau et ses penchants sado-masochistes, sur cette fameuse carte de Castres et si elle montrait ou non que la ville a une tradition agro-alimentaire, sur les paysans de l’an Mil et sur le taux de prévalence du sida au Botswana…
bon en vrai tout ça me manque parce que j’étais bien plus affutée intellectuellement à l’époque, et que j’entre dans le monde du travail. ça interroge forcément sur… les choix qu’on a pu faire pour en arriver là mdr. mais je suis sortie des lettres justement parce que ça m’éloignait trop de la vie “de tous les jours”. Marrant qu’en période instable, on ait envie de s’y replonger.
et les khôlles d’anglais : de grands moments d’angoisse… enfin les khôlles en général, on va pas se mentir
Salut on se retrouve pour un nouveau billet après une si longue durée d’absence.
J'étais sacrément préoccupée par diverses choses de la vie à gérer puis je suis partie en vacances en Bretagne.
Cette année de prépa ne fut pas facile du tout (merci les nombreuses galères) pour moi mais je suis allée jusqu'au bout de celle ci malgré les nombreuses galères et découragements. C'est en partie pour ça que je m'en félicite car je n'ai rien lâché. Il est vrai que je ne passe pas en spé mais ce n'était pas une année vaine pour autant. La prépa m'a permis d'acquérir encore plus d'autonomie, d'efficacité et de méthodes de travail.
J'ai validé mon année de L1 mais ce n'est pas pour autant que je vais en L2. Il faut savoir que je m'étais également inscrite sur Parcoursup si je venais à me réorienter au vue des galères traversées cette année et ceux dès le mois de septembre (j'avais trop peur pour la suite des péripéties mdrr).
En tout cas, en plus des acquis et découvertes de ma sup , j'ai rencontré tout au long de cette année de super personnes ! #qotd Satisfait de ton année ? Que feras-tu à la rentrée? #aotd malgré les difficultés tout ce sera un oui! La réorientation sera le sujet du post à venir comme ça tu en sauras un peu plus sur ce que je ferai à la rentrée.
La prépa
Après avoir passé 2 ans en prépa scientifique (MPSI/MP*), je me suis dit qu’un petit post sur mon expérience pourrait aider un ou deux futurs taupins (ou autre préparationnaire) ;) Je vais essayer de retranscrire au mieux mon expérience, mais elle ne sera bien sure pas objective, et chacun a un ressenti très différent de la prépa.
** Disclaimer : j’ai été en MP* en galérant pas mal toute l’année, ce qui fait que je suis une des personnes qui a le plus travaillé dans ma classe cette année, en ne voyant les résultats qu’aux concours, donc je ne suis pas la personne qui a le mieux vécu sa prépa, c’est plutôt important de le préciser ^^