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Quand tu te retrouves inscrite, avec le “camarade” qui t'a baisée alors que t'étais inconsciente (deux fois), dans l'atelier “prise en charge syndicale des violences sexuelles” dans une formation que co-organisent nos deux syndicats.
Elle m'appartenait. J'étais une armée conquérante, j'étais un violeur, j'étais son maître, j'étais la mort.
Charles Bukowski
Sortir du silence
TW : Viol conjugal/Relation toxique/Sexisme
J'ose enfin me lancer… attention c'est un témoignage délicat, et c'est la deuxième fois que j'en parle seulement en dehors de ma thérapeute...
Quand j'étais au lycée, je suis sortie avec un homme de presque 10 ans mon ainé. Par le passé, quand ils étaient très jeunes, sa petite sœur l'avait accusée de viol incestueux et personne ne l'avait prise au sérieux, ou du moins, dans le doute, on a rien fait d'autre contre cet homme que de lui demander de se prendre son propre appartement pour ne plus être sous le même toit que sa sœur. C'est lui qui m'a raconté ça, les larmes aux yeux, victimes de l'instabilité de sa sœur qu'il était. Et c'est vrai qu'elle était un peu dépressive, un peu à la dérive… alors je l'ai cru lui. Je croyais l'aimer après tout, comment aurait-il pu faire ça ?
Mais voilà… un soir il a eu envie de faire l'amour… et moi pas. Je lui ai dit non, mais il a insisté encore et encore, me faisant culpabiliser… j'ai cédé, et il a commencé à me violer… Il ne s'est arrêté que quand il s'est rendu compte que j'étais en train de pleurer en silence… sa réaction ? La colère. J'étais fautive et capricieuse.
Je n'ai compris que c'était un viol conjugal que des années plus tard en thérapie.
J'étais trop jeune, mais ça m'aura apprit à voir les "red flag", sa sœur que je n'ai pas prise au sérieux… son ex à qui il a fait du revange porn (d'ailleurs le juge lui a juste dit que c'était pas très bien et il s'en ai tiré sans rien)… moi qui n'étais qu'une gamine… ses colères, sa maniaquerie, sa manière de m'isoler et de faire en sorte que je ne vive qu'à travers lui, ses ami-e-s, sa passion…
Mais voilà, j'étais une fille, sa sœur aussi. On ne nous a pas protégées, on ne nous a pas prise au sérieux…
Aujourd'hui c'est un secret, ce viol conjugal, que je garde farouchement, surtout auprès de ma famille… ils ne comprendraient pas et ne prendraient pas ma défense. Après tout ils ont laissé la gamine que j'étais sortir avec un beauf d'une trentaine d'années !
C'est ça aussi le sexisme ordinaire… ne pas croire les femmes qui sont victimes, ne pas prendre au sérieux les choses graves… trouver normal qu'un homme viol sa petite amie parce qu'après tout, il y a le devoir conjugal…
Voilà… c'est un bout de mon histoire…
J'ai proposé ce témoignage au comte Instagram "Sexisme Ordinaire STOP" anonymement... pour moi c'est une grande étape. Je guette la publication mais ça ne se fera pas tout de suite...
Ayanna, septembre 2022
Barbry, atroce collaborationniste, tu connais beaucoup de ces faits. Pour les autres, "t'avais piscine". T'as tout le temps piscine, comme tous tes semblables. Ca fait dix ans, peut-être plus, que tu masques la vérité à ton public d'environ 10 000 personnes, et que tu attaques ceux qui disent les faits en les traitant de nazis. 10, parfois 20 fois par jour. Tu es le STRICT EQUIVALENT D'UN ISLAMISTE. Tu fais pire, on le sait. Crevure. BP.