Ah j’oublie… Il s’agit d’un haut fonctionnaire de l’État, le président d’un Conseil Electoral Permanent, Provisoire ou Présidentiel Mort-né, celui qui était ministre de la justice lors de l’arrestation du député de Delmas, une affaire qui l’avait coûté son poste, puis reprendre la route du palais national pour devenir Secrétaire Général, ensuite atterrir au CEP mort-né, et avec cette affaire de viol dont il serait impliqué, on ne sait pas quelle nouvelle route qu’il va emprunter ou du moins s’il va être un « I Don’t Care » comme d’habitude, comme dit la chanson de son employeur. Personnellement, Je ne vois pas pourquoi tout ce vacarme dans un pays ou on viole tout, on n’épargne même pas la pauvre chèvre. Ici Haïti, on viole fille, femme, garçon, homme, chèvre et quand on est seul dans le noir, on utilise la main pour apaiser notre soif de viol. Quant à la constitution, n’en parlons pas, chaque mot prononcé, chaque action posée est un viol. Et qui pis est, on accuse l’un l’autre dans ce tour de Babel à l’haïtienne, et pourtant, nous sommes tous des violeurs passant par le petit marchand occupant le trottoir, m’obligeant à prendre l’autre voie et risqué ma vie avec ces meneurs de véhicules sans klaxonne et parfois même sans frein sous l’œil du malheureux policier pensant à sa fille que le directeur de l’Ecole-Borlettes va renvoyer à cause du non paiement de l’écolage, pendant que Monsieur l’autorité vient de bruler le feu rouge au moment où je m’apprêtais à traverser la rue pour l’autre voie. Voyez-vous les scènes de violation s’enchainant les unes après les autres ? Et moi qui suis la victime de tous ces viols, vais finalement dire merde à un pauvre con qui me barre la route, au moment de faire le pas qui sauve, pour éviter d’être écrasé par l’officiel. Retenu mon souffle, et ce n’est qu’à ce moment là que je me suis rendu compte qu’il s’agissait du président de mon pays brulant le feu rouge et qui a failli me tuer, parce que moi je respectais le code de la route, disant quand il y a feu rouge, c’est mon tour de traverser entant que piéton. Voilà là où nous sommes et pourtant il n’y aucun vacarme dans la ville, juste on se plaint à voix basse et la vie continue comme si rien n’était. Pourtant il s’agit bien des viols au quotidien, des viols encore des viols, tout comme le supposé viol de la Jeune secrétaire et amante du président du CEP Mort-né, qui à son tour l’accuse d’espionnage. Et à côté de ce supposé viol, il y a plein d’autres viols dans tous les recoins du pays. Des viols dans le houmfort avec les hougans profitant de la naïveté de leurs patients, tout comme le pasteur qui sans gêne, invite la petite sœur fidèle à l’hôtel infidèle du sexe, ou encore du prêtre qui ne protège pas ses enfants de cœur en les abusant sexuellement, et dans le milieu du travail ou du pouvoir, c’est carrément du trafic sexuel, et le monsieur tout le monde du ghetto observant tout cela, se verse dans cette pratique impunie en Haïti qui est le viol. Alors pourquoi tout ce vacarme Mesdames et Messieurs ? Pour chasser le stress de la politique « m’as-tu vu » du chef en rigolant du supposé viol du Monsieur enviable ou c’est l’audace d’une extrême hypocrisie ? Si nous violons la constitution qui devrait être la protectrice de nous tous si nous respectons à même ce qui est écrit… alors, à quoi s’attendririons-nous ? Pour une fois soyons honnêtes, cessez ce vacarme inutile qui ne rime à rien, et nous tous, nous savons que la justice ne sera pas rendue même si cette affaire de viol s’est révélée vraie. Ricardo Vintris.