Qu'elle est longue la route du retour, la longue route ! Celle des armĂ©es battues, la route du soir, qui ne mĂšne Ă rien, dans la poussiĂšre vaine !... Il faut aller, cependant, il faut marcher, tant que bat ce pauvre vieux cĆur â pour rien, pour user la vie â parce qu'il n'y a pas de repos tant que dure le jour, tant que l'astre cruel nous regarde, de son Ćil unique, au-dessus de l'horizon. Tant que bat le pauvre vieux cĆur.
Sous le soleil de Satan â Georges Bernanos










